Extraits à venir sur Eclairages
Parmi les films dont nous mettrons des séquences en ligne prochainement :
L'éternel retour, de Cocteau et Delannoy
Les mondes futurs, sur un scénario de HG Wells
Coeurs en lutte, de Fritz Lang
Le village du péché, d'Iwan Prawow et Olga Preobrashenskaja
Othello, d'Orson Welles
Le chevalier à la rose, de Robert Wiene
The dragon painter, avec Sessue Hayakawa
Des Nouveaux Messieurs à La règle du jeu
Eclairages vous propose une sélection de séances, avec aussi Le golem; Docteur Jekyll et mister Hyde; Crainquebille; Metropolis; et Trois mésaventures d'Harold Lloyd en ciné-concerts; un cycle Marlene Dietrich; Ma soeur, mon amour; ou encore, un festival de films noirs.
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Eclairages, bibliothèque en ligne
Eclairages possède certainement l'une des collections les plus intéressantes pour ce qui concerne le cinéma (1). Certains de nos documents ont près d'un siècle (2). Le plus souvent en bon état, ils peuvent parfois, cependant, être relativement usés. Il est d'autant plus urgent de les préserver, tout du moins d'en garder une trace. Aussi avons-nous décidé de les numériser intégralement. Ils seront publiés progressivement (3).
(1) ce thème n'étant qu'une partie infime de notre caverne d'Ali Baba, laquelle comprend aussi toutes sortes de revues et livres anciens ne portant pas sur le septième art, de même que des tableaux, dessins et gravures.
(2) Au jour où nous écrivons, le plus vieux date de 1912. Nous possédons également des films sur leurs supports d'origine et étudions la possibilité de les mettre en ligne.
(3) Nous n'accepterons pas que l'on nous vole notre travail : toute personne a le droit de citer les articles publiés sur Eclairages, avec le nom de son créateur. Par contre, les gens qui copieront nos études ou reproduiront nos documents seront traînés en correctionnelle.
Faut-il "accompagner" les films muets en musique ?
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120e filmographie : Art Theater Guild of Japan (ATG)
L'Art Theater Guild of Japan (ATG) voit le jour en 1961. Elle distribue d'abord des films européens. Puis, elle produit des films japonais. Sa dernière production serait Histoire singulière à l'est du fleuve, en 1992.
On trouvera ci-dessous la liste des films projetés à la Maison de la culture du Japon à Paris en 2011. Pour ceux que nous avons vus, nous fournissons un résumé de notre propre cru. Pour les autres, nous ne donnons aucun résumé. Parfois, cependant, nous reproduisons le récapitulatif établi par la Maison de la culture du Japon à Paris.
1962
人間 (L'Homme - Ningen) de Kaneto Shindô
おとし穴 (Le traquenard - Otoshiana) de Hiroshi Teshigahara
1963
鎖陰 (Sa-in - Closed vagina) de Masao Adachi
Moyen métrage.
彼女と彼 (Kanojo to kare - Elle et lui) de Susumu Hani
1965
憂国 (Yûkoku - Patriotisme – Rites d’amour et de mort) de Yukio Mishima
Court métrage.
ユンボギの日記 (Yunbogi no nikki - Le Journal de Yunbogi) de Nagisa Ôshima
Court-métrage.
1966
とべない沈黙 (Tobenai chinmoku - Le silence sans ailes) de Kazuo Kuroki
1967
人間蒸発 (Ningen jôhatsu - L’Évaporation d’un homme) de Shôhei Imamura
河 あの裏切りが重く(Kawa ano uragiri ga omoku - La rivière : poème de colère) de Kôta Mori
1968
絞死刑 (kôshikei - La Pendaison) de Nagisa Ôshima
Résumé Maison de la culture du Japon à Paris : un homme qui a survécu à sa pendaison doit être à nouveau exécuté.
肉弾 (Nikudan - La Bombe humaine) de Kihachi Okamoto
初恋・地獄篇 (Hatsukoi jigokuhen - L’Enfer du premier amour) de Susumu Hani
宵闇せまれば (Yoiyami semareba - À la tombée de la nuit) d’Akio Jissôji
Moyen métrage.
1969
心中天網島 (Shinjû ten no amijima - Double suicide à Amijima) de Masahiro Shinoda
Avec :
Shima Iwashita incarne à la fois Osan et Hokaru
Kichiemon Nakamura est Jihei
Hôsei Komatsu est Tahei
Yûsuke Takita est Mogaemon
Kamatari Fujiwara
Jihei est un marchand marié avec Osan. Ils ont deux très jeunes enfants, Un garçon, Kantaro, et une fille.
Jihei a pour maîtresse Hokaru, geisha qu'il s'est mis en tête de racheter.
Mais le frère de Jihei, Mogaemon, fait échec à ce projet.
Hokaru est rachetée par un certain Tahei. Jihei promet de renoncer à elle.
Le père d'Osan ne se contente pas de cette promesse : il exige un divorce. Osan refuse. Il la force à quitter son époux.
Finalement, Jihei et Hokaru se retrouvent. Jihei tue Hokaru avec son épée puis se pend.
Le film s'inspire du bunraku : théâtre de marionnettes dans lequel les manipulateurs sont présents sur le plateau et donc visibles par le spectateur. Ici, parfois, apparaissent, à côté des acteurs, des individus encagoulés qui semblent manipuler les protagonistes.
Source : copie projetée à la Maison de la culture du Japon à Paris le 28 juin 2011.
Noir et blanc. A peu près 1h45.
薔薇の葬列 (Bara no sôretsu - Les Funérailles des roses) de Toshio Matsumoto
新宿泥棒日記 (Shinjuku dorobô nikki - Le journal d’un voleur de Shinjuku) de Nagisa Ôshima
1970
日本の悪霊 (Nihon no akuryô - Les Esprits maléfiques du Japon) de Kazuo Kuroki
Résumé Maison de la culture du Japon à Paris : Un yakuza et un policier aux traits similaires échangent leur statut. Tous deux vont prendre goût à leur nouvelle vie.
煉獄エロイカ (Rengoku eroika - Purgatoire Eroïca) de Kijû Yoshida
Un film incompréhensible. Bien sûr, on retrouve les thèmes chers à Yoshida : complot, manipulation, trahisons etc. Mais, quant à préciser ce qui se passe exactement … On voit le personnage principal, un chercheur, être exclu du groupe qui complote; à un moment, il est même pendu; mais, plus tard, on le revoit vivant, et nommé chef du groupe. Voici qu'on le découvre vieilli, les cheveux blancs, puis, dans les scènes ultérieures, il est à nouveau jeune. Et tout est de la sorte. On se demande d'ailleurs qui est le traître - si tant est qu'il y en ait un -, qui manoeuvre dans tel ou tel sens : et c'est sans doute l'un des effets recherchés : dans ce monde de complots et de manipulations, on ne sait plus du tout qui est quoi, quel jeu jouent vraiment les protagonistes, quels sont leurs objectifs, ce qu'ils cachent, qui les actionne.
Il ne semble même pas que le peu de clarté de l'action relève d'une question de chronologie, ou que les scènes soient, pour certaines du moins, rêvées. On dirait que toutes ces séquences sont symboliques, et qu'il ne faut chercher aucune chronologie.
Source : copie projetée à la Maison de la culture du Japon à Paris le 12 juillet 2011.
無常 (Mujô - La Vie éphémère) d’Akio Jissôji
東京戦争戦後秘話 (Tôkyô sensô sengo hiwa - Il est mort après la guerre) de Nagisa Ôshima
Résumé Maison de la culture du Japon à Paris : Dans le club de cinéma d’une université, à l’époque des mouvements révolutionnaires. Un jour, un étudiant se suicide, laissant derrière lui en guise de testament les images qu’il a tournées.
エロス+虐殺 (Erosu purasu gyakusatsu - Eros + Massacre) de Kijû Yoshida
La vie d'un contestataire japonais des années 1920, entre théories politiques et relations amoureuses.
Pour différentes raisons, nous ne sommes pas resté jusqu'au bout.
Source : copie projetée à la Maison de la culture du Japon à Paris le 21 juin 2011.
1971
修羅 (Shura – Pandemonium) de Toshio Matsumoto
Noir et blanc. A peu près deux heures.
Katsuo Nakamura est le samouraï Gengobe, qui ne fait qu'un avec Seoman
Yasuko Sanjo est Koman, geisha qui trompe Gengobe
Juro Kara est le mari de Koman, Sangoro, que son père surnomme également Sentaro
Masao Imafuku est Hachiemon, sorte de serviteur de Gengobe
Le samouraï Gengobe est l'amant de Koman. Il ignore qu'elle est mariée avec Sangoro, avec qui elle a eu un bébé.
Sangoro et Koman organisent une mise en scène afin de soutirer cent riyos à Gengobe : ils lui font croire que cet argent doit lui permettre de racheter les dettes de Koman et de l'épouser. En réalité, ces cent riyos doivent servir à Sangoro : il veut les remettre à son père, qui l'avait renié, afin qu'ils se réconcilient. Son père lui-même veut donner cette somme à un certain Seoman, que Sangoro ne connaît pas et n'a jamais vu, afin que ledit Seoman finance une vendetta contre un autre clan.
Gengobe ayant fini par comprendre qu'on l'a trompé, il ne songe plus qu'à se venger. Il massacre les complices de Sangoro et de Koman, qui, eux, parviennent à s'échapper.
Gengobe est accusé de meurtre et recherché. Son serviteur, Hachiemon, se sacrifie : il s'accuse et se fait condamner à la place de son maître.
Gengobe retrouve Koman : il la tue, ainsi que son bébé.
Et voici que survient un coup de théâtre ... Gengobe ne fait qu'un avec Seoman. On l'a donc circonvenu pour lui voler cent riyos qui devaient, en fin de compte, lui revenir.
Il apprend à Sangoro qu'il a tué sa femme et son fils. Sangoro se fait une sorte de hara-kiri, Gengobe l'achève.
Source : copie projetée à la Maison de la culture du Japon à Paris le 11 juin 2011.
儀式 (Gishiki - La Cérémonie) de Nagisa Ôshima
Couleur.
Kenzô Kawarasaki est Masuo adulte, personnage principal, celui qui se marie avec un fantôme
Ryuichi Tsubaki est Masuo enfant
Atsuko Kaku est Ritsuko, qu'aime Masuo
Yumi Narushima est Ritsuko enfant
Atsuo Nakamura est Terumichi adulte, qui épouse Ritsuko
Yoshiaki Ota est Terumichi adolescent
Masuo et Ritsuko se rendent sur une île où vivait Terumichi, mari de Ritsuko, qui se serait suicidé.
Ils se souviennent ...
Nous est alors vaguement retracée l'histoire de leur famille, le clan Sakurada, entre 1947 et 1961.
Masuo aimait Ritsuko, mais elle s'est mariée avec Terumichi.
Masuo, lui, a dû célébrer son mariage sans sa promise, qui s'est enfuie le jour de la noce, laquelle s'est donc cependant déroulée comme si la mariée était présente ...
Nous voici revenus au présent.
Masuo et Ritsuko découvrent le corps de Terumichi. Ritsuko se suicide.
Source : copie projetée à la Maison de la culture du Japon à Paris le 14 juin 2011.
書を捨てよ町へ出よう(Sho o suteyo machi e deyô - Jetons les livres, sortons dans la rue) de Shûji Terayama
曼陀羅 (Mandara - Mandala) d’Akio Jissôji
Résumé Maison de la culture du Japon à Paris : Deux couples qui passent leurs vacances dans un château s’initient à l’échangisme. Sans qu’ils le sachent, ils sont filmés par le propriétaire des lieux, un étrange homme qui cherche à fonder une communauté régie par des règles très simples : le sexe libre et l’agriculture.
あらかじめ失われた恋人たちよ (Arakajime ushinawareta koibito tachi yo - Les Amoureux perdus) de Kunio Shimizu
1972
天使の恍惚 (Tenshi no kôkotsu - L’extase des anges) de Kôji Wakamatsu
午前中の時間割り(Gozenchû no jikanwari - L’Emploi du temps d’une matinée) de Susumu Hani
Une jeune femme et un jeune homme se remémorent les moments qu'ils ont passés avec une camarade dont ils viennent d'apprendre la mort. On nous montre notamment des vidéos d'amateurs dans lesquelles figure la disparue.
Nous ne sommes resté que 15 minutes à peu près.
Source : copie projetée à la Maison de la culture du Japon à Paris en juillet 2011.
Couleur (pendant les 15 minutes que nous avons vues, les couleurs consistaient surtout en sortes de teintes, un peu comme à l'époque du cinéma muet).
1973
戒厳令 (Kaigenrei – Coup d'Etat) de Kijû Yoshida
Noir et blanc. A peu près deux heures.
Maître Kita a écrit un ouvrage qui inspire des militaires décidés à opérer un coup d'Etat.
D'abord sur la réserve, Kita semble un moment se mêler à l'affaire, tout en craignant visiblement pour lui-même.
Un militaire qui devait participer au complot, dénonce Kita comme l'organisateur de ce dernier.
Kita est arrêté. Lui qui croyait avoir relativement prise sur les événements, apprend, juste avant son exécution, qu'en réalité, il a été joué par les autorités, depuis le début.
Source : copie projetée à la Maison de la culture du Japon à Paris le 15 juin 2011.
津軽じょんがら節 (Tsugaru jongara bushi - La ballade de Tsugaru) de Kôichi Saitô
1974
田園に死す (Den.en ni shisu - Cache-cache pastoral) de Shûji Terayama
あさき夢みし (Asaki yumemishi - La Vie d’une courtisane) d’Akio Jissôji
Couleur.
L'action se situe à la fin du 13e siècle.
Un prince s'intéresse plus à la poésie et à la musique qu'aux conflits qui déchirent le pays, alors que les Mongols tentent d'envahir le Japon.
Le personnage principal est une courtisane que le Prince n'hésite pas à prêter à ceux qui la désirent.
Elle a eu un enfant du frère du Prince : on le lui enlève.
Puis, elle connaît une histoire d'amour avec un moine bouddhiste.
Elle a un deuxième bébé, qu'on lui enlève aussi.
Elle se fait nonne et voyage dans le pays, d'abord en compagnie d'une autre nonne, puis seule.
Des années après, elle a des nouvelles de l'un de ses enfants : une fille, qui serait devenue une poétesse connue.
Source : copie projetée à la Maison de la culture du Japon à Paris le 22 juillet 2011.
竜馬暗殺 (Ryôma ansatsu - L’Assassinat de Ryôma) de Kazuo Kuroki
Ryôma est chargé d'accomplir un attentat contre un noble. Le tout est traité en forme de comédie, voire de farce.
Nous ne sommes pas resté jusqu'au bout.
Source : copie projetée à la Maison de la culture du Japon à Paris le 19 juillet 2011.
1975
祭りの準備 (Matsuri no junbi - Les Préparatifs de la fête) de Kazuo Kuroki
Jun Eto est Tateo
L'action se situe dans un village du Japon, en bord de mer, dans la seconde moitié du 20e siècle.
Tateo, vingt ans, vit avec sa mère. Le père vit dans une autre maison, avec l'une de ses maîtresses.
Tateo écrit des scénarios de cinéma. La jeune Ryoko semble l'encourager dans cette voie.
Tateo risque cependant d'être entraîné dans la mauvaise voie par un certain Toshi, toujours ivre, et qui finira par commettre un meurtre.
Le grand-père de Tateo se met en ménage avec une certaine Tamami, jeune femme totalement simplette avec laquelle bon nombre de villageois ont couché, et qui finit par tomber enceinte.
Mais, après l'accouchement, Tamami recouvre la raison. Elle refuse alors de vivre plus longtemps avec le vieux. Ne pouvant supporter d'être privé du bébé qu'il considère être le sien, le grand-père se pend.
Tateo voulait depuis longtemps quitter le village et tenter sa chance à Tokyo. Il part, un beau jour, sans prévenir personne.
Source : copie projetée à la Maison de la culture du Japon à Paris en juillet 2011.
1976
青春の殺人者 (Seishun no satsujinsha - Le Meurtrier de la jeunesse) de Kazuhiko Hasegawa
1977
黒木太郎の愛と冒険 (Kuroki tarô no ai to bôken - Les Aventures de Tarô Kuroki) d’Azuma Morisaki
1978
ケイコ (Keiko) de
Claude Gagnon
サード (Sâdo - Un joueur de base-ball nommé Third) de Yôichi Higashi
1980
ヒポクラテスたち (Hipokuratesu tachi - Les disciples d’Hippocrate) de Kazuyuki Ômori
Résumé Maison de la culture du Japon à Paris : Dans un CHU de Kyôto, dans les années 1970. Parvenu en dernière année de médecine, Ogino fait ses premières expériences cliniques. Il est en proie au doute devant la réalité de son futur métier. C’est alors que son amie lui apprend qu’elle vient d’avorter.
1981
遠雷 (Enrai - Orage lointain) de Kichitarô Negishi
ガキ帝国 (Gaki teikoku - L’Empire des punks) de Kazuyuki Izutsu
1982
刺青]あり (Tatoo ari - Le Tatoué) de Banmei Takahashi
転校生 (Tenkôsei - La Nouvelle de la classe) de Nobuhiko Ôbayashi
怪異談・生きてゐる小平次 (Kaidan ikiteiru koheiji - Koheiji est vivant) de Nobuo Nakagawa
Junko Miyashita est Ochika
Shôji Ishibashi est Takuro, son mari
Fumihiko Fujima est Koheiji
Couleur.
Ochika, Takuro et Koheji sont trois acteurs de kabuki.
Ochika est mariée avec Takuro, qui n'hésite pas à la battre, au besoin. Koheji voudrait qu'Ochika quitte Takuro pour devenir son épouse. Il en vient même à envisager de tuer Takuro. Un jour, alors qu'il pêche avec Takuro, il demande à celui-ci de lui laisser Ochika. Takuro le bat, le balance dans l'eau et le frappe avec une rame. Koheiji ne reparaît pas à la surface et Takuro le laisse pour mort.
Takuro commence alors à faire des cauchemars : Koheiji le hante. Il croit même que Koheiji serait là, la nuit, à guetter.
De fait, un beau jour, Koheiji reparaît.
Les trois personnages reprennent leur vie. Mais Koheiji insiste pour que Takuro lui cède Ochika. Une nouvelle bagarre survient : une fois de plus, Takuro laisse Koheiji pour mort.
Un jour, lui et Ochika croisent un personnage mystérieux, tout couvert de bandelettes, qui leur dit qu'il les délivrera des esprits. Ils se demandent si ce ne serait pas Koheiji.
Plus tard, alors que Takuro, une fois de plus, bat Ochika, tentant même de la tuer, le mystérieux personnage intervient et sauve Ochika. Puis, il enlève ses bandelettes : c'est Koheiji. Il explique que Takuro, par deux fois, a échoué à le tuer, qu'il a voulu lui faire peur afin qu'il perde la raison, qu'il veut Ochika, que l'un d'eux doit mourir pour que cette histoire finisse. Lui et Takuro se battent. Ils se tuent mutuellement. Ochika se retrouve seule.
Source : copie projetée à la Maison de la culture du Japon à Paris le 6 juillet 2011.
1983
家族ゲーム (Kazoku gêmu - Jeu de famille) de Yoshimitsu Morita
1984
廃市 (Haishi - La Ville morte) de Nobuhiko Ôbayashi
人魚伝説 (Ningyo densetsu - La Légende de la sirène) de Toshiharu Ikeda
1992
濹東綺譚 (Bokutô kidan - Histoire singulière à l’est du fleuve) de Kaneto Shindô
Histoire déjà portée à l'écran par Shiro Toyoda
Résumé Maison de la culture du Japon à Paris : Un écrivain tombe amoureux d’une prostituée. Tous deux se promettent le mariage, cependant ils se perdent de vue pendant les bombardements de Tôkyô. Adapté du roman de Kafû Nagai, le film met l’accent sur l’aspect autobiographique du récit. C’est aussi la dernière production ATG.
Pour en savoir plus sur ATG, consultez les informations publiées par la Maison de la culture du Japon à Paris, en cliquant ICI
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Eclairages est, à notre connaissance, le seul support à répertorier un aussi grand nombre de sites consacrés au septième art, qui plus est classés par thèmes, continents, pays, ordre alphabétique.
Paysages du cinéma nippon à Paris
Pour son quinzième anniversaire, la Maison de la culture du Japon propose pas moins de 150 films à découvrir ou à revoir, du 2 mai au 22 décembre 2012. Une innovation : un passe accès illimité.
Parmi les réalisateurs au programme, Mizoguchi, Shimazu, Naruse, Ozu, Shindo, Toyoda, Gosho, Shimizu, ou encore Inagaki.
Hitchcock à Toulouse
En principe, vers juin 2012, la cinémathèque de la Ville Rose devrait rendre hommage au cinéaste qui nous a laissé notamment Psycho (notre extrait), Vertigo, L'ombre d'un doute, Rebecca, Les oiseaux, Le crime était presque parfait, La maison du docteur Edwardes, Une femme disparaît, Soupçons, Les 39 Marches, Fenêtre sur cour, Jeune et innocent, Les enchaînés et tant d'autres beaux films encore.
Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu
Un journaliste qui, dans un "grand" support de presse, prétend analyser l'oeuvre d'Ozu, alors qu'un élément prouve, de façon incontestable, qu'il n'a pas vu le film dont il parle ? Eh oui ! Malheureusement, c'est possible ! Démonstration, avec preuve à l'appui.
Afin que personne ne crie à la citation tronquée et pour que le lecteur puisse juger sur pièce, nous reproduisons intégralement, en annexe, un article daté du 21/7/2005 et inséré dans la rubrique Culture et spectacles du Figaro, sous le titre Ozu, la compassion contre le moralisme.
L'auteur, un certain Bertrand Dicale, écrit avec emphase : "Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis".
Un journaliste au-dessus de tout soupçon
A lire ce paragraphe, les âmes candides ne peuvent douter que notre éminent spécialiste ait vu les oeuvres d'Ozu, singulièrement celles qu'il cite. Le contraire serait totalement incompatible avec son article.
Et puis, tout de même, ce monsieur est titulaire de la carte de presse !
Il a également publié au moins un livre; pas sur le cinéma, certes, mais sur madame Juliette Gréco. Car il serait l'un des meilleurs connaisseurs de la chanson française, si l'on se fie à sa réputation officielle. C'est donc, en principe, un esprit brillant, qui peut s'appliquer à différents domaines. Pensez ! Spécialiste et d'Ozu et de Juliette Gréco et de la chanson variété.
Avec cela, critique exigeant, selon ce que clame le site internet de la SACEM (société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique).
Enfin, pour ne rien gâcher, il serait rédacteur en chef adjoint des pages spectacles du Figaro, l'un des plus grands journaux dont puisse s'enorgueillir l'inattaquable grande presse française, dont l'unique souci est de suer sang et eau pour remplir son sacro-saint devoir d'information, en toute indépendance et en toute honnêteté.
Comment un tel homme, investi d'une telle mission, pourrait-il n'être qu'un charlatan, un bonimenteur de foire entortillant le badaud à coups de grandes phrases pompeuses, un tartufe qui, la main sur le coeur, prend allègrement pour des imbéciles les innocents qui ont l'honneur de lui prêter l'oreille ?
L'impossible imposture
Bien sûr qu'il connaît les films d'Ozu, et tous ! La preuve : il accumule les adverbes de temps tels que toujours, parfois. N'écrit-il pas : Le cinéaste semble toujours dubitatif ? Et ne mentionne-t-il pas alors trois oeuvres qui corroborent ce toujours ? C'est donc qu'il les a vues, ces trois oeuvres ! Et que les trois confirment le toujours. La formulation même : Que l'héroïne ... que le jeune professeur ... que le héros adultère ..., Ozu conserve une distance etc, cette formulation implique nécessairement que pas un de ces films n'infirme la règle; règle que notre subtil exégète ne peut avoir dégagée qu'après avoir visionné les films eux-mêmes, et particulièrement ces trois-là, puisqu'il les a retenus comme emblématiques.
Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance etc : encore une fois, comment pourrait-il conclure cela, comment oserait-il user de ce toujours, à partir des trois opus qu'il a choisi de citer, s'il ne les connaissait pas ? De telles phrases impliquent nécessairement que monsieur Dicale soit familiarisé avec les oeuvres qu'il évoque. S'il ne l'était pas, non seulement ces phrases n'auraient aucune valeur; mais elles relèveraient de l'imposture pure et simple.
La preuve du délit
Malheureusement pour monsieur Bertrand Dicale, l'héroïne d'Une femme de Tokyo ne se prostitue pas pour payer les études de son fiancé; elle finance les études de son frère. Et aucune des personnes qui ont vu cette bande, ne peut s'y méprendre : car, que les deux personnages soient frère et soeur, est répété maintes fois au cours du film; et toute l'histoire met clairement en scène cette parenté; laquelle, à aucun moment, ne peut être confondue avec une relation fiancée/fiancé. Donc, qui a vu le film, sait obligatoirement que le garçon est le frère; cela ne peut pas échapper au spectateur, qui ne peut pas non plus l'oublier.
Par contre, l'énorme erreur de monsieur Dicale s'élucide si l'on songe qu'elle figure dans les documents promotionnels qui accompagnent la sortie de l'oeuvre. Ainsi, par exemple, à l'entrée du Champo - salle qui programme Ozu - une feuille mise à disposition du public, annonce ceci : "Une jeune femme se prostitue pour payer les études de son fiancé". C'est presque exactement la phrase que l'on peut lire dans l'article de monsieur Dicale, où jeune femme est juste remplacé par héroïne ... Ce que c'est qu'un critique exigeant ...
Pas de veine, tout de même, ce monsieur Dicale. Il a trouvé le moyen d'étayer sa démonstration précisément avec le film qu'il ne fallait pas * ! On serait tenté d'accuser la maladresse, s'il ne fallait plutôt invoquer la malchance : car, pour être maladroit, il eût fallu que monsieur Dicale sût que les prospectus se trompaient dans leur résumé d' Une femme de Tokyo; et, pour le savoir, il eût fallu voir le film.
Au surplus, il n'est même pas certain que l'héroïne se prostitue, comme l'affirment les documents promotionnels et, à leur suite, monsieur Dicale. Certes, la demoiselle travaille dans un bar; certes, à un moment, elle monte dans une voiture avec un client du bar; mais, cela signifie-t-il vraiment qu'elle vende son corps ? On pourrait d'autant plus en douter que, selon les intertitres français, elle reproche à son frère de prendre trop au tragique le métier qu'elle exerce. Pourrait-elle considérer qu'un frère prenne trop au tragique la prostitution de sa soeur ? C'est peu vraisemblable. Le reproche qu'elle adresse à son frère, s'expliquerait mieux si elle n'était que vaguement hôtesse sans aller jusqu'à la prostitution.
Mais, ce sont là questions de détail que seul peut se poser un maniaque comme nous, qui poussons l'obsession jusqu'à aller voir les films avant d'en parler, et jusqu'à tenter de les comprendre. Un grand critique de la grande presse ne descend pas à de telles futilités : quand on a la science infuse, on connaît à fond son cinéaste, avec une certitude infaillible et comme innée qui dispense d'en fréquenter les oeuvres ...
* PS ajouté le 2/9/2008 : inutile de le préciser : rien ne prouve que monsieur Dicale connaisse davantage les autres films d'Ozu dont il parle.
Notre édito a été mis en ligne en 2005 à l'occasion d'un cycle Ozu au cinéma Le Champo, à Paris. Nous ignorons si le grand critique nommé Dicale est toujours au Figaro.
L'article de monsieur Dicale dans Le Figaro
Ozu, la compassion contre le moralisme
Bertrand Dicale
[21 juillet 2005]
Le Japon ? Il n'y a pas que ça dans les films d'Ozu. Avec ses intérieurs de bambou et de papier huilé, ses repas aux rites discrets mais inflexibles, ses gestes si facilement énigmatiques, on pourrait les regarder comme des documents bruts, comme une plongée objective dans une réalité sociale et culturelle. D'ailleurs, les personnages ne semblent parfois animés que par un surmoi impérieux, par des conventions et des sacrifices qui font s'effacer tout ce que nous appelons, dans notre Europe, le coeur et même l'âme.
Mais il y a autre chose que le Japon, sa morale et ses normes, même dans Il était un père, film des années 40 inédit en France et présenté pour la première fois cet été, autre chose encore dans chacun des 14 longs-métrages classiques de la rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui. Cet autre chose, c'est l'intimité, la familiarité de Yasujiro Ozu avec le drame. Sa génération de Japonais a connu des cataclysmes historiques (sa carrière sera interrompue par plusieurs années à l'armée, jusqu'en 1941, alors que son pays plonge dans une guerre suicidaire), mais ils apparaissent à peine dans ses films.
Ce qui l'intéresse, ce sont les plus intimes, les plus douces, les mieux intentionnées des injustices – celles de la famille, celles de la vertu. Il n'est qu'à observer le regard tendre mais un peu sec de son acteur fétiche, Chishu Ryu, lorsque, dans Il était un père, il refuse avec la plus vive énergie que son fils quitte son poste de professeur dans une petite ville de province pour venir vivre avec lui à Tokyo. Veuf, il est séparé de son fils unique depuis les années de collège de celui-ci, mais peu importe : chacun doit accomplir son devoir, à sa place et dans sa position, malgré l'amour, malgré le manque, malgré l'élan toujours sensible de la liberté. Il est écrit que ce père et ce fils doivent vivre loin de l'autre, avec seulement des souvenirs et des attentions lointaines, et il n'est pas question qu'ils échappent, l'un comme l'autre, à ce devoir-là.
Ce regard de Chishu Ryu dans cette scène d'Il était un père, droit mais sans colère, on le retrouve dans les remontrances finalement indulgentes du vieux père à ses très jeunes enfants dans Bonjour (1959), dans les réflexions du conservateur un peu perdu devant la jeunesse dans Eté précoce (1951)... Une colère éternellement d'un autre temps, mélange d'étonnement et de rigueur, de bienveillance et de moralisme. Les exégètes voient en Chishu Ryu plus qu'un porte-parole d'Ozu dans ses films : il est une manière de porte-âme, un double sans masque. Et c'est lui qui, à l'écran, apparaît à la fois comme un gardien de l'ordre et un coeur doux, comme un pater familias roide dans ses certitudes et un homme toujours un peu perdu devant la vie. Alcoolique infiniment digne dans Le Goût du saké (1962), homme mûr perdu dans les liens emmêlés de sa vie dans Crépuscule à Tokyo (1957), Chishu Ryu ressemble à Yasujiro Ozu, le fils jamais marié qui sera anéanti par la mort de sa mère.
La rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui traverse l'oeuvre d'Ozu à travers le prisme des conflits intérieurs, des cas de conscience, des hésitations morales. Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis. Beaucoup plus loin que le Japon, il montre l'humain.
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