Hédy Sellami présente
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Extraits à venir sur Eclairages

Extraits à venir sur Eclairages
Parmi les films dont nous mettrons des séquences en ligne prochainement :

Miss Mend, de Barnet et Ozep

Les mondes futurs, sur un scénario de HG Wells

Coeurs en lutte, de Fritz Lang

Le village du péché, d'Iwan Prawow et Olga Preobrashenskaja

Othello, d'Orson Welles

Le chevalier à la rose, de Robert Wiene

The dragon painter, avec Sessue Hayakawa






De La belle équipe à L'assassin habite au 21

De La belle équipe à L'assassin habite au 21


Eclairages vous propose une sélection de séances, avec aussi René Clair; Danse et cinéma; Rêves de chaque nuit; La divine; et The lodger en ciné-concerts; des classiques français avec Louis Jouvet; L'ange bleu; Le bossu; Mankiewicz; Max Ophüls; Fritz Lang; John Huston; Julien Duvivier; Jean Rouch; Ex-lady; Danielle Darrieux; un cycle Scénaristes et dialoguistes; ou encore Clouzot.

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Pour la diffusion de films muets à la télévision publique


Quoi qu'en disent certains, la connaissance et la publication des films muets restent faibles, fragmentaires.

C'est particulièrement le cas des films français.

Voici qui est tout de même stupéfiant : on ne peut trouver en DVD qu'une infime minorité des oeuvres les plus marquantes signées par les cinéastes les plus célèbres : Gance, Dulac, L'Herbier, Antoine, Epstein (1) ...

Il faut parfois chercher chez des éditeurs étrangers pour dénicher une oeuvre !

Et ne parlons pas des réalisateurs davantage négligés encore : les Roussel, les Kemm, les Lion, les Hervil, les Poirier ...

N'est-il pas pour le moins étrange que ces cinégraphistes soient littéralement interdits d'antenne dans leur propre pays ?

Pour ne citer que ce seul exemple, combien de films signés Baroncelli la télévision française a-t-elle diffusés depuis qu'elle existe ?

Il ne serait pas scandaleux qu'une chaîne publique projette, ne serait-ce qu'une fois par mois, un film français muet.

Cela n'apparaîtrait tout de même pas disproportionné par rapport au nombre de gens intéressés, certes faible.

France 5 diffusant déjà des documentaires, France 3 le Cinéma de minuit, France 2 (irrégulièrement et très tard) le Ciné-club, France 4 pourrait être tenue de respecter ce minimum que l'on serait en droit d'attendre du service public.


(Notre illustration : Monte-Cristo (1929) de Fescourt : le crime dans l'auberge).




(1) ajouté le 29 mai 2014 : Epstein fait maintenant l'objet d'une édition en dvd.


Grands journalistes ou grands ignares ?

Grands journalistes ou grands ignares ?


Madame La Très Grande Journaliste Anne Sinclair, Directrice Editoriale du Bluffington Post, commence l'un de Ses éditos par : "L'homme qui en savait trop est un mauvais film d'Alfred Hitchcock".

Que Sa Majesté permette à mon humble personne d'apporter quelques précisions. J'espère que Son Altesse La Dominante n'en voudra pas trop au dominé que je suis ...

Il existe deux versions de The man who knew too much, l'une réalisée vers 1934, l'autre réalisée vers 1956.

Sainte Anne l'ignorant, Elle n'a pas précisé à quelle version Elle se réfère.

L'opus de 1934 n'est pas si mauvais.

Certes, celui de 1956 n'est pas le meilleur Hitchcock, loin s'en faut ...

Mais, si j'osais prétendre apprendre quoi que ce soit à Sa Sainteté, je Lui signalerais que cette version de 1956 comporte l'une des scènes les plus formidables qu'ait signées le maître : le fameux concert au cours duquel le meurtre doit être commis (notre extrait).

Qu'importe, après tout ! Que cela n'empêche pas Sa Royauté d'expédier le film comme Elle le fait ...

Je m'excuse d'avoir été si outrecuidant envers Ma Supérieure.

D'autant qu'Elle n'est pas la seule vedette du journalisme à étaler Son ignorance avec une telle insouciance.

Un jour, à la radio, j'entendais Le Pape Jean-François Kahn. Il lâcha quelque chose du genre : "Le film Little Cesar, avec ce gangster joué par James Cagney".

Il aurait dû mieux préparer Son topo, ou mieux choisir Ses nègres. Little Cesar a pour acteur principal ... Edward G. Robinson, et non James Cagney.

J'espère que Son Excellence ne m'en voudra pas d'avoir osé relever Son erreur. Où va-t-on si les serviteurs tels que moi, ceux que Monsieur Kahn appellerait les boniches, se mettent à jouer les professeurs ?





277e filmographie

277e filmographie

Deux partitions pour une grève



Стачка (La grève, 1925) d'Eisenstein, peut être visionné en deux copies, avec deux musiques différentes.

L'une (ci-dessus) a été composée récemment par Pierre Jodlowski pour la cinémathèque de Toulouse. L'autre (ci-dessous) est constituée de morceaux signés Chostakovitch pour une restauration soviétique de 1969.

C'est l'occasion de constater à quel point l'accompagnement sonore d'un film muet en modifie la perception.






Fritz Lang (1890/1976)

1890-1976

Fritz Lang, réalisateur allemand d'origine autrichienne, naît à Vienne, en Autriche, le 5/12/1890.
En 1933, il quitte l'Allemagne, où il était installé et avait commencé sa carrière. La version que Lang a donnée des conditions de ce départ, est maintenant contestée. Ainsi, il a raconté avoir fui l'Allemagne précipitamment, presque sans rien, pour gagner directement la France, puis, plus tard, les Etats-Unis. Or, selon certaines sources, son passeport démontrerait un bref passage en Allemagne au cours de son exil français.
Toujours est-il qu'après un film en France, il fait carrière aux USA, avant trois dernières oeuvres qui sont comme un retour aux origines.
Fritz Lang meurt le 2/8/1976 aux Etats-Unis.

Cette filmographie a été enrichie :
- le 21 janvier 2011 avec le résumé et deux extraits de Règlement de comptes
- le 20 août 2010 avec deux extraits des Espions, plus le résumé et le générique
- le 18 juin 2010 avec un extrait des Nibelungen
- le 18 avril 2010, avec un extrait de La femme sur la lune
- le 14 décembre 2009 avec le résumé et deux extraits des Bourreaux meurent aussi.
- le 25 septembre 2009 avec un extrait de M le maudit.
- le 26 août 2009 avec la fiche technique et un extrait de Metropolis.
- le 13 octobre 2007 avec le générique de la version française du film Les bourreaux meurent aussi.
- le 30 juin 2007, avec les génériques de début et de fin de Scarlett street (La rue rouge).
- le 8 janvier 2007, avec, notamment, un résumé détaillé du film Les trois lumières (que nous avons ensuite temporairement retiré).
- le 23 décembre 2006, avec un résumé de La peste à Florence (que nous avons ensuite temporairement retiré), dont Lang a écrit le scénario.

Cette filmographie sera à nouveau enrichie ultérieurement.

Quand des noms apparaissent en bleu, ce sont des liens sur lesquels vous pouvez cliquer.

Le 31 octobre 2008, nous avons temporairement retiré les génériques de Liliom et de House by the river.








Les débuts en Allemagne

Fritz Lang
1919



Die pest in Florenz (La peste à Florence), d'Otto Rippert

Film que Lang n'a pas réalisé mais dont il a écrit le scénario.







Halbblut (Le métis)




Der Herr der liebe (Le maître de l'amour)




Fritz Lang (1890/1976)
Die spinnen (Les araignées)

première partie : Der goldene see (Le lac d'or).
Avec Lil Dagover





Harakiri (Madame Butterfly) Avec Lil Dagover




1920


Die spinnen (Les araignées)
2e partie : Das brillantenschiff (Le cargo d'esclaves).
Image : Karl Freund






Das wandernde bild
Scénario : Fritz Lang et Thea von Harbou




1921



Vier um die frau (ou Kampfende herzen)
Scénario : Fritz Lang et Thea von Harbou





Der müde tod (Les trois lumières)

Scénario : Fritz Lang et Thea von Harbou
Image : Erich Nitzschmann et Fritz Arno Wagner
Ecrit et mis en scène par Fritz Lang










les cartes sur lesquelles s'ouvre le film Docteur Mabuse, der spieler
1922



Dr Mabuse :
1ere partie : Dr Mabuse, der spieler - ein bild der zeit (Docteur Mabuse, le joueur)
2e partie : Inferno - Menschen der zeit

UCO-Film der Decla-Bioscop.
Scénario : Thea von Harbou, d'après un roman de Norbert Jacques

Avec :

Rudolf Klein-Rogge : le docteur Mabuse
Bernhard Goetzke : le policier Wenk
Aud Egede Nissen : Cara Carozza
Gertrude Welcker : la comtesse Told
Alfred Abel : le comte Told

Tout Docteur Mabuse, der spieler est dominé par la notion de jeu.
Le film s'ouvre sur ce qui ressemble à une partie de cartes bien particulière : chacune de ces cartes est la photo d'un personnage différent. Autant de déguisements entre lesquels le docteur Mabuse peut choisir. Celui-ci est à la tête d'un réseau criminel. Et, comme il le dit lui-même, il joue avec les humains et les destins. Il joue aussi en Bourse, organisant une escroquerie qui va lui rapporter beaucoup. Il utilise la passion des autres pour les jeux, d'argent singulièrement. Quand ils n'ont pas ce vice, il use de ses pouvoirs hypnotiques pour le leur inculquer comme malgré eux.
Mabuse apparaîtrait comme une volonté de puissance. A moins qu'il ne s'agisse d'une pseudo-puissance.
En tout cas, il semble que personne ne puisse lui résister.
Cependant, une autre volonté va s'opposer à la sienne : celle de l'inspecteur Wenk. A certains égards, tout Mabuse pourrait se lire comme l'affrontement entre ces deux volontés.




Fritz Lang (1890/1976)
1924



Die Nibelungen (Les Nibelungen)

1ere partie : Siegfrieds tod (La mort de Siegfried)
2e partie : Kriemhilds rache (La vengeance de Kriemhild)


Pour notre étude concernant les rapports de ce film avec M, cliquez ICI




Pour un extrait des Nibelungen, cliquez ICI




Metropolis
1926-1927



Metropolis



Pour la fiche technique et un extrait de Metropolis, cliquez ICI








L'acteur Rudolf Klein-Rogge est le chef des espions
1927



Spione (Les espions)



Pour un premier extrait des Espions, cliquez ICI

Pour la fin des Espions, cliquez ICI



1929



Frau im mond (La femme sur la lune)

UFA
Scénario : Thea von Harbou
Photographie : Curt Courant, Oskar Fischinger, Otto Kantureck, Konstantin Tschetwerikoff
Chef opérateur : Eduard Kubat
Conseiller artistique : Professeur Dr. Gustave Wolff, Karlsruhe; et Joseph Danilowatz, Vienne
Conseiller scientifique : Professeur Hermann Oberth, Mediasch

Avec :
Klaus Pohl : le professeur Georg Manfeldt
Willy Fritsch : Wolf Helius, qui aime Friede
Gustav v. Wangenheim : l'ingénieur Hans Windegger, ami de Hélius et fiancé à Friede
Gerda Maurus : Friede
Gusrl Stark-Ostettenbaur : Gustav
Fritz Rasp : l'homme qui se fait appeler Walter Turner

Un homme fait le pari d'aller sur la Lune. Son expédition intéresse une organisation qui veut faire main basse sur l'or que recèlerait la planète. De plus, l'homme doit emmener avec lui son meilleur ami et la fiancée de celui-ci. Or, il aime cette femme, sans le lui avouer et sans vouloir la prendre à son camarade.

Il ne s'agit pas tant d'une oeuvre de science-fiction que d'un film d'amour.
cliquez ICI voir notre étude à ce sujet




Pour un extrait de La femme sur la lune, cliquez ICI



Peter Lorre dans M le maudit
1931


M (ou : M, ein stadt sucht ein morder (M le maudit)


NERO-FILM
Zeigt
M
Ein Fritz Lang Film (Un film de Fritz Lang)

Scénario : Fritz Lang et Thea von Harbou.
Image : Fritz Arno Wagner.

Avec :
Peter Lorre : M le Maudit

Un assassin d'enfants est traqué par la police et la pègre.
Premier opus parlant de Lang, traditionnellement présenté comme son plus grand film.

Pour notre étude concernant les rapports de cette oeuvre avec Les Nibelungen, cliquez ICI


Pour un extrait de M le maudit, cliquez ICI







1932-1933


Das testament des dr Mabuse (Le testament du docteur Mabuse)
Scénario : Thea von Harbou.
Image : Fritz Arno Wagner.

Avec :
Rudolf Klein-Rogge : le docteur Mabuse

Son seul film français

1934


Liliom


Liliom est un mauvais garçon






La période américaine

1936


Fury (Furie)

Avec :
Spencer Tracy : Joe Wilson, l'innocent lynché dans sa prison
Sylvia Sidney : Katherine Grant, la fiancée de Joe Wilson
Bruce Cabot : Kirby Dawson

Un homme injustement accusé de meurtre et victime d'un lynchage dont il réchappe de peu, se fait passer pour mort et ne vit plus que pour se venger.




1937



You only live once (J'ai le droit de vivre)

Avec Sylvia Sidney et Henry Fonda.





1938



You and me (Casier judiciaire)

Avec Sylvia Sidney et George Raft.



Deux westerns


1940

The return of Frank James (Le retour de Frank James)

Avec Henry Fonda et Gene Tierney



1941


Western Union (Les pionniers de la Western Union)

Avec Randolph Scott.



Deux films anti-hitlériens : Chasse à l'homme et Les bourreaux meurent aussi

Roddy Mac Dowall et Walter Pidgeon dans Man hunt
1941


Man Hunt (Chasse à l'homme)

20th Century Fox
Man Hunt by Geoffrey Household
Directeur de la photographie : Arthur Miller
Art direction : Richard Day, Wiard B. Ihnen
Set decorations : Thomas Little
Son : Eugene Grossmann, Roger Herman
Musique : Alfred Newman
Scénario : Dudley Nichols

Avec :
Walter Pidgeon : capitaine Thorndike
Joan Bennett : Jerry
George Sanders : Quive-Smith
Roddy Mac Dowall : Vaner, le petit mousse qui aide Thorndike sur le bateau

Un homme, qui a eu l'occasion de tuer Hitler mais n'en a pas profité, se retrouve pourchassé par les nazis sur le territoire anglais.





1943



Hangmen also die (Les bourreaux meurent aussi)


Pour le générique, le résumé et deux extraits de la version française, cliquez
ICI


Pour un document d'époque sur Hangmen also die, cliquez ICI





b[1944



The ministry of fear (Espions sur la Tamise)
D'après un roman de Graham Greene.

Avec Ray Milland.



L'acteur Edward G. Robinson dans La femme au portrait
bThe woman in the window (La femme au portrait)

An independent releasing corp. Production
International pictures inc.
The woman in the window, une production Nunnally Johnson
Produit et écrit pour l'écran par Nunnally Johnson, à partir d'un roman de J. H. Wallis
Directeur de la photographie : Milton Krasner
Musical score : Arthur Lange
Avec :
[Edward G. Robinson
: le professeur
Joan Bennett : la femme au portrait
Dan Duryea : le maître chanteur
Raymond Massey : le procureur qui enquête sur le meurtre

Un bon vieux professeur rencontre en chair et en os la femme représentée par un portrait qui l'avait intrigué. Cette inconnue l'entraîne involontairement dans une aventure qui ira jusqu'au meurtre.

Comme nous le soulignons dans notre étude sur La maison du docteur Edwardes, telle séquence de l'oeuvre d'Alfred Hitchcock présente des analogies avec telle autre de La femme au portrait. Pour ces analogies, cliquez]b
ICI




1945


Scarlett street (La rue rouge)

A Universal Picture (Un film Universal)
Walter Wanger Presents (Walter Wanger présente)
A Fritz Lang Production (Une production Fritz Lang)
Edward G. Robinson
Joan Bennett
in
Scarlett street (Edward G. Robinson et Joan Bennett dans La rue rouge)
Copyright (?) By Universal Pictures Company, Inc
A Diana Production Based upon the novel and play "La chienne" by Georges de La Fouchardière in collaboration with Mouezy-Bon (Une production Diana tirée du roman et de la pièce "La chienne" de Georges de La Fouchardière en collaboration avec Mouezy-Bon)
With (Avec)
Dan DURYEA
Margaret Lindsay
Rosalind Ivan
Jess Barker
Charles Kemper
Anita Bolster
Samuel S. Hinds
Vladimir Sokoloff
Arthur Loft
Russell Hicks
Screen Play by Dudley Nichols (Scénario : Dudley Nichols)
Director of photography (Directeur de la photographie) : Milton Krasner, A.S.C. (ASC est le signe de la corporation américaine des directeurs de la photographie. Sa mention signifie que Krasner en était membre)
Film Editor (Montage) : Arthur Hilton
Musical Score (Musique) : H. J. Salter
Art direction : Alexander Golitzen
Director of sound (Ingénieur du son) : Bernard B. Brown
Technician : Glenn E. Anderson
Set decorations (Décors) : Russell A. Gausman, Carl Lawrence
Costumes by (Costumes) Travis Banton
Make-up Director (Maquillage) : Jack P. Pierce
Hair Stylist (Coiffures) : Carmen Dirigo
Assistant Director (Assistant réalisateur) : Melville Shyer
Special photography by John P. Fulton
Produced and Directed by Fritz Lang (Produit et réalisé par Fritz Lang)

Après le film, apparaît "The end
A Universal Release" (FIN. Une (production ou distribution ?) Universal)

D'après le roman La chienne, que le réalisateur français Jean Renoir avait déjà utilisé pour son propre film La chienne, de 1931, avec Michel Simon dans le rôle de l'artiste. L'histoire d'un peintre qui s'entiche d'une garce; laquelle se moque de lui et exploite son talent; jusqu'à ce qu'il la tue.

Edward G. Robinson est le peintre Christopher Cross
Joan Bennett est Kitty March
Dan Duryea est Johnny Prince
Vladimir Sokoloff est Pop LeJon





1946



Cloak and dagger (Cape et poignard)
Avec Gary Cooper.

Histoire d'espionnage pendant la Seconde guerre mondiale.




1948


Secret beyond the door (Le secret derrière la porte)

Avec Joan Bennett et Michael Redgrave.

Pour notre étude sur ce film, cliquez
ICI






1950


House by the river (1950)




American guerilla in the Philippines (Guérillas)

Avec Tyrone Power et Micheline Presles.





1952



Rancho Notorious (L'ange des maudits)

Avec Marlene Dietrich
Western.

Un homme cherche à retrouver les malfrats qui ont tué son épouse. Il s'introduit dans une bande de hors-la-loi. Ceux-ci travaillent pour une femme dont notre personnage tombe amoureux. Hélas, il va connaître une douloureuse répétition de l'histoire ...




Clash by night (Le démon s'éveille la nuit)

Avec Barbara Stanwyck et Robert Ryan.






1953



The blue gardenia (La femme au gardenia)
Avec :
Anne Baxter : Norah Larkin
Richard Conte : le journaliste Casey Mayo
Ann Sothern : Crystal Carpenter
Raymond Burr : Harry Prebble, l'homme qui tente de violenter Norah et que celle-ci pense avoir tué

La chanson Blue gardenia est chantée par Nat King Cole.

Une standardiste reçoit une lettre de rupture de son fiancé, parti à la guerre de Corée. La jeune femme boit trop. Elle se rend dans un club, Le gardénia bleu, où elle passe la soirée avec un dessinateur. Ce dernier l'emmène chez lui. Il la fait encore boire et tente d'abuser d'elle. Elle résiste, saisit un tisonnier et l'assomme avec. Le lendemain, elle apprend qu'il a été retrouvé mort. Cependant, un journaliste publie un article annonçant qu'il aidera la mystérieuse meurtrière si elle lui réserve l'exclusivité de son histoire.
L'un des plus mauvais films de Lang.





The big heat (Règlement de comptes)



Pour le début de Règlement de comptes, cliquez ICI

Pour la fin de Règlement de comptes, cliquez ICI






1954


Human desire (Désirs humains)

Columbia
Scénario : Alfred Hayes, d'après le roman d'Emile Zola
Directeur de la photographie : Burnett Guffey
Assistant metteur en scène : Milton Feldman
Musique : Daniele Amfitheatrof

Avec :
Glenn Ford : le conducteur de train
Gloria Grahame : la femme qui veut se débarrasser de son mari

Inspiré du roman La bête humaine, d'Emile Zola; dont Jean Renoir s'était déjà inspiré pour son propre film La bête humaine, de 1938, avec Jean Gabin et Simone Simon.





1955


Moonfleet (Les contrebandiers de Moonfleet)

Photographié en Eastman Color
Directeur de la photographie : Robert Planck
Consultant couleur : Alvord Eiseman
Art directors : Cedric Gibbons et Hans Peters
Costumes dessinés par Walter Plunkett
Set decorations : Edwin B. Willis et Richard Pefferie
Assistant réalisateur : Sid Sidman
Recording supervisor : Wesley C. Miller
La musique de flamenco est composée et jouée par Vicente Gomez
Montage : Albert Akst
Producteur associé : Jud Kinberg
Produit par John Houseman
Avec Stewart Granger.

Un enfant est placé sous la protection d'un homme qui fait partie d'une bande de brigands.





1956



While the city sleeps (La cinquième victime)
Avec Dana Andrews, George Sanders et Rhonda Fleming.

Une série de meurtres met la presse en alerte.



L'acteur Dana Andrews et l'actrice Joan Fontaine dans L'invraisemblable vérité
Beyond a reasonable doubt (L'invraisemblable vérité)

Avec Dana Andrews et Joan Fontaine

Un homme fait croire qu'il est le meurtrier recherché par la police.










Retour en Allemagne

Deux sujets indiens



1959



Der tiger von Eschnapur (Le tigre du Bengale)

Das indische grabmal (Le tombeau hindou)

Avec Debra Paget.

Mabuse clôt le cycle d'une vie

1960


Die tausend Augen des Dr Mabuse (Le diabolique docteur Mabuse)


Bibliographie :
Fritz Lang, de Lotte Eisner : un livre extrêmement décevant, surtout pour ce qui concerne les films américains. Et une absence d'esprit critique dommageable






Hédy Sellami, eclairages.com.fr

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Eclairages est, à notre connaissance, le seul support à répertorier un aussi grand nombre de sites consacrés au septième art, qui plus est classés par thèmes, continents, pays, ordre alphabétique.













La banque Nemo, un film d'une brûlante actualité



Réalisé vers 1934, l'opus de Marguerite Viel retrace l'ascension sociale d'un arriviste qui ne recule devant aucune manoeuvre pour parvenir au sommet.

Ce n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais il est au moins une scène qu'il faut voir, aujourd'hui en 2013, tant elle paraît d'actualité : le conseil des ministres (notre extrait). A l'époque, cette scène, qui montre ces messieurs sous leur jour véritable, aurait d'ailleurs été censurée, coupée.

Certains prétendront que nous sommes dans la caricature : au contraire, il nous paraît que nous sommes encore au-dessous de la réalité, de notre réalité.

Toute ressemblance avec des personnages et des faits existant aujourd'hui constitue, sans doute, une coïncidence ...

Il n'empêche que l'on croirait entendre parler d'affaires actuelles, récentes, quand, par exemple, le président du Conseil rappelle au ministre des colonies qu'il a concédé des terrains à l'affairiste alors que ses subordonnés le lui avaient déconseillé; ou lorsque la question est posée de savoir comment le banquier véreux peut être en possession de documents qui auraient dû rester entre les mains du même ministre ...

Frappants échos encore avec la situation actuelle quand on rappelle au président du Conseil qu'il a plaidé pour le banquier il y a six mois ...

Aura-t-on la cruauté de remarquer aussi combien est ressemblant ce personnage d'imbécile qui tient à son poste parce qu'il est ministre pour la première fois, et depuis si peu de temps, alors qu'il était député depuis quinze ans ...

Oui, tout cela ressemble horriblement à ce qu'aujourd'hui, nous vivons en pire ...







Alfred sur les traces d'Agatha ?

Alfred sur les traces d'Agatha ?

Eclairages vous présente une nouvelle étude sur Hitchcock. Intéressons-nous plus particulièrement à ses rapports avec une Anglaise célèbre ... "la reine du crime" ... Agatha Christie. Nous allons voir que plusieurs films du cinéaste présentent d'étranges ressemblances avec certains livres de sa compatriote.





Quand Kurosawa fait appel à Ravel







Le récit de la femme violentée dans 羅生門 (Rashomon) est accompagné d'une partition inspirée du célèbre Boléro.

Démonstration en images et en musique avec l'extrait du film et le final de l'opus ravélien.













Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu

Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu


Un journaliste qui, dans un "grand" support de presse, prétend analyser l'oeuvre d'Ozu, alors qu'un élément prouve, de façon incontestable, qu'il n'a pas vu le film dont il parle ? Eh oui ! Malheureusement, c'est possible ! Démonstration, avec preuve à l'appui.


Afin que personne ne crie à la citation tronquée et pour que le lecteur puisse juger sur pièce, nous reproduisons intégralement, en annexe, un article daté du 21/7/2005 et inséré dans la rubrique Culture et spectacles du Figaro, sous le titre Ozu, la compassion contre le moralisme.

L'auteur, un certain Bertrand Dicale, écrit avec emphase : "Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis".






Un journaliste au-dessus de tout soupçon


A lire ce paragraphe, les âmes candides ne peuvent douter que notre éminent spécialiste ait vu les oeuvres d'Ozu, singulièrement celles qu'il cite. Le contraire serait totalement incompatible avec son article.

Et puis, tout de même, ce monsieur est titulaire de la carte de presse !
Il a également publié au moins un livre; pas sur le cinéma, certes, mais sur madame Juliette Gréco. Car il serait l'un des meilleurs connaisseurs de la chanson française, si l'on se fie à sa réputation officielle. C'est donc, en principe, un esprit brillant, qui peut s'appliquer à différents domaines. Pensez ! Spécialiste et d'Ozu et de Juliette Gréco et de la chanson variété.
Avec cela, critique exigeant, selon ce que clame le site internet de la SACEM (société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique).
Enfin, pour ne rien gâcher, il serait rédacteur en chef adjoint des pages spectacles du Figaro, l'un des plus grands journaux dont puisse s'enorgueillir l'inattaquable grande presse française, dont l'unique souci est de suer sang et eau pour remplir son sacro-saint devoir d'information, en toute indépendance et en toute honnêteté.


Comment un tel homme, investi d'une telle mission, pourrait-il n'être qu'un charlatan, un bonimenteur de foire entortillant le badaud à coups de grandes phrases pompeuses, un tartufe qui, la main sur le coeur, prend allègrement pour des imbéciles les innocents qui ont l'honneur de lui prêter l'oreille ?





Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu

L'impossible imposture


Bien sûr qu'il connaît les films d'Ozu, et tous ! La preuve : il accumule les adverbes de temps tels que : toujours, parfois. N'écrit-il pas : "Le cinéaste semble toujours dubitatif" ? Et ne mentionne-t-il pas alors trois oeuvres qui corroborent ce "toujours" ? C'est donc qu'il les a vues, ces trois oeuvres ! Et que les trois confirment le "toujours". La formulation même : "Que l'héroïne ... que le jeune professeur ... que le héros adultère ..., Ozu conserve une distance" etc, cette formulation implique nécessairement que pas un de ces films n'infirme la règle; règle que notre subtil exégète ne peut avoir dégagée qu'après avoir visionné les films eux-mêmes, et particulièrement ces trois-là, puisqu'il les a retenus comme emblématiques.

"Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance" etc : encore une fois, comment pourrait-il conclure cela, comment oserait-il user de ce "toujours", à partir des trois opus qu'il a choisi de citer, s'il ne les connaissait pas ? De telles phrases impliquent nécessairement que monsieur Dicale soit familiarisé avec les oeuvres qu'il évoque. S'il ne l'était pas, non seulement ces phrases n'auraient aucune valeur; mais elles relèveraient de l'imposture pure et simple.





La preuve du délit


Malheureusement pour monsieur Bertrand Dicale, l'héroïne d'Une femme de Tokyo ne se prostitue pas pour payer les études de son fiancé; elle finance les études de son frère. Et aucune des personnes qui ont vu cette bande, ne peut s'y méprendre : car, que les deux personnages soient frère et soeur, est répété maintes fois au cours du film; et toute l'histoire met clairement en scène cette parenté; laquelle, à aucun moment, ne peut être confondue avec une relation fiancée/fiancé. Donc, qui a vu le film, sait obligatoirement que le garçon est le frère; cela ne peut pas échapper au spectateur, qui ne peut pas non plus l'oublier.

Par contre, l'énorme erreur de monsieur Dicale s'élucide si l'on songe qu'elle figure dans les documents promotionnels qui accompagnent la sortie de l'oeuvre. Ainsi, par exemple, à l'entrée du Champo - salle qui programme Ozu - une feuille mise à disposition du public, annonce ceci : "Une jeune femme se prostitue pour payer les études de son fiancé". C'est presque exactement la phrase que l'on peut lire dans l'article de monsieur Dicale, où jeune femme est juste remplacé par héroïne ... Ce que c'est qu'un critique exigeant ...

Pas de veine, tout de même, ce monsieur Dicale. Il a trouvé le moyen d'étayer sa démonstration précisément avec le film qu'il ne fallait pas * ! On serait tenté d'accuser la maladresse, s'il ne fallait plutôt invoquer la malchance : car, pour être maladroit, il eût fallu que monsieur Dicale sût que les prospectus se trompaient dans leur résumé d' Une femme de Tokyo; et, pour le savoir, il eût fallu voir le film.

Au surplus, il n'est même pas certain que l'héroïne se prostitue, comme l'affirment les documents promotionnels et, à leur suite, monsieur Dicale. Certes, la demoiselle travaille dans un bar; certes, à un moment, elle monte dans une voiture avec un client du bar; mais, cela signifie-t-il vraiment qu'elle vende son corps ? On pourrait d'autant plus en douter que, selon les intertitres français, elle reproche à son frère de prendre trop au tragique le métier qu'elle exerce. Pourrait-elle considérer qu'un frère prenne trop au tragique la prostitution de sa soeur ? C'est peu vraisemblable. Le reproche qu'elle adresse à son frère, s'expliquerait mieux si elle n'était que vaguement hôtesse sans aller jusqu'à la prostitution.
Mais, ce sont là questions de détail que seul peut se poser un maniaque comme nous, qui poussons l'obsession jusqu'à aller voir les films avant d'en parler, et jusqu'à tenter de les comprendre. Un grand critique de la grande presse ne descend pas à de telles futilités : quand on a la science infuse, on connaît à fond son cinéaste, avec une certitude infaillible et comme innée qui dispense d'en fréquenter les oeuvres ...


* PS ajouté le 2/9/2008 : inutile de le préciser : rien ne prouve que monsieur Dicale connaisse davantage les autres films d'Ozu dont il parle.

Notre édito a été mis en ligne en 2005 à l'occasion d'un cycle Ozu au cinéma Le Champo, à Paris. Nous ignorons si le grand critique nommé Dicale est toujours au Figaro.







L'article de monsieur Dicale dans Le Figaro


Ozu, la compassion contre le moralisme
Bertrand Dicale
21 juillet 2005

Le Japon ? Il n'y a pas que ça dans les films d'Ozu. Avec ses intérieurs de bambou et de papier huilé, ses repas aux rites discrets mais inflexibles, ses gestes si facilement énigmatiques, on pourrait les regarder comme des documents bruts, comme une plongée objective dans une réalité sociale et culturelle. D'ailleurs, les personnages ne semblent parfois animés que par un surmoi impérieux, par des conventions et des sacrifices qui font s'effacer tout ce que nous appelons, dans notre Europe, le coeur et même l'âme.

Mais il y a autre chose que le Japon, sa morale et ses normes, même dans Il était un père, film des années 40 inédit en France et présenté pour la première fois cet été, autre chose encore dans chacun des 14 longs-métrages classiques de la rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui. Cet autre chose, c'est l'intimité, la familiarité de Yasujiro Ozu avec le drame. Sa génération de Japonais a connu des cataclysmes historiques (sa carrière sera interrompue par plusieurs années à l'armée, jusqu'en 1941, alors que son pays plonge dans une guerre suicidaire), mais ils apparaissent à peine dans ses films.

Ce qui l'intéresse, ce sont les plus intimes, les plus douces, les mieux intentionnées des injustices – celles de la famille, celles de la vertu. Il n'est qu'à observer le regard tendre mais un peu sec de son acteur fétiche, Chishu Ryu, lorsque, dans Il était un père, il refuse avec la plus vive énergie que son fils quitte son poste de professeur dans une petite ville de province pour venir vivre avec lui à Tokyo. Veuf, il est séparé de son fils unique depuis les années de collège de celui-ci, mais peu importe : chacun doit accomplir son devoir, à sa place et dans sa position, malgré l'amour, malgré le manque, malgré l'élan toujours sensible de la liberté. Il est écrit que ce père et ce fils doivent vivre loin de l'autre, avec seulement des souvenirs et des attentions lointaines, et il n'est pas question qu'ils échappent, l'un comme l'autre, à ce devoir-là.

Ce regard de Chishu Ryu dans cette scène d'Il était un père, droit mais sans colère, on le retrouve dans les remontrances finalement indulgentes du vieux père à ses très jeunes enfants dans Bonjour (1959), dans les réflexions du conservateur un peu perdu devant la jeunesse dans Eté précoce (1951)... Une colère éternellement d'un autre temps, mélange d'étonnement et de rigueur, de bienveillance et de moralisme. Les exégètes voient en Chishu Ryu plus qu'un porte-parole d'Ozu dans ses films : il est une manière de porte-âme, un double sans masque. Et c'est lui qui, à l'écran, apparaît à la fois comme un gardien de l'ordre et un coeur doux, comme un pater familias roide dans ses certitudes et un homme toujours un peu perdu devant la vie. Alcoolique infiniment digne dans Le Goût du saké (1962), homme mûr perdu dans les liens emmêlés de sa vie dans Crépuscule à Tokyo (1957), Chishu Ryu ressemble à Yasujiro Ozu, le fils jamais marié qui sera anéanti par la mort de sa mère.

La rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui traverse l'oeuvre d'Ozu à travers le prisme des conflits intérieurs, des cas de conscience, des hésitations morales. Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis. Beaucoup plus loin que le Japon, il montre l'humain.




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Répertoire des films noirs américains



Eclairages met en ligne un répertoire des films noirs américains, classés par compagnie cinématographique et par ordre alphabétique.

Pour chaque film, le générique, le résumé, des photogrammes et un ou plusieurs extraits.

Le répertoire sera progressivement enrichi.









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