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Extraits à venir sur Eclairages

Extraits à venir sur Eclairages
Parmi les films dont nous mettrons des séquences en ligne prochainement :

Miss Mend, de Barnet et Ozep

Les mondes futurs, sur un scénario de HG Wells

Coeurs en lutte, de Fritz Lang

Le village du péché, d'Iwan Prawow et Olga Preobrashenskaja

Othello, d'Orson Welles

Le chevalier à la rose, de Robert Wiene

The dragon painter, avec Sessue Hayakawa






De Bedside au Corbeau

De Bedside au Corbeau


Eclairages vous propose une sélection de séances, avec aussi Danse et cinéma; Rêves de chaque nuit; La divine; et The lodger en ciné-concerts; des classiques français; Arsenal; John Huston; Welles; Jean Rouch; Robert Florey; Knock; Danielle Darrieux; un cycle Scénaristes et dialoguistes; ou encore Clouzot.

Cliquez ICI










Pour la diffusion de films muets à la télévision publique


Quoi qu'en disent certains, la connaissance et la publication des films muets restent faibles, fragmentaires.

C'est particulièrement le cas des films français.

Voici qui est tout de même stupéfiant : on ne peut trouver en DVD qu'une infime minorité des oeuvres les plus marquantes signées par les cinéastes les plus célèbres : Gance, Dulac, L'Herbier, Antoine, Epstein (1) ...

Il faut parfois chercher chez des éditeurs étrangers pour dénicher une oeuvre !

Et ne parlons pas des réalisateurs davantage négligés encore : les Roussel, les Kemm, les Lion, les Hervil, les Poirier ...

N'est-il pas pour le moins étrange que ces cinégraphistes soient littéralement interdits d'antenne dans leur propre pays ?

Pour ne citer que ce seul exemple, combien de films signés Baroncelli la télévision française a-t-elle diffusés depuis qu'elle existe ?

Il ne serait pas scandaleux qu'une chaîne publique projette, ne serait-ce qu'une fois par mois, un film français muet.

Cela n'apparaîtrait tout de même pas disproportionné par rapport au nombre de gens intéressés, certes faible.

France 5 diffusant déjà des documentaires, France 3 le Cinéma de minuit, France 2 (irrégulièrement et très tard) le Ciné-club, France 4 pourrait être tenue de respecter ce minimum que l'on serait en droit d'attendre du service public.


(Notre illustration : Monte-Cristo (1929) de Fescourt : le crime dans l'auberge).




(1) ajouté le 29 mai 2014 : Epstein fait maintenant l'objet d'une édition en dvd.


Grands journalistes ou grands ignares ?

Grands journalistes ou grands ignares ?


Madame La Très Grande Journaliste Anne Sinclair, Directrice Editoriale du Bluffington Post, commence l'un de Ses éditos par : "L'homme qui en savait trop est un mauvais film d'Alfred Hitchcock".

Que Sa Majesté permette à mon humble personne d'apporter quelques précisions. J'espère que Son Altesse La Dominante n'en voudra pas trop au dominé que je suis ...

Il existe deux versions de The man who knew too much, l'une réalisée vers 1934, l'autre réalisée vers 1956.

Sainte Anne l'ignorant, Elle n'a pas précisé à quelle version Elle se réfère.

L'opus de 1934 n'est pas si mauvais.

Certes, celui de 1956 n'est pas le meilleur Hitchcock, loin s'en faut ...

Mais, si j'osais prétendre apprendre quoi que ce soit à Sa Sainteté, je Lui signalerais que cette version de 1956 comporte l'une des scènes les plus formidables qu'ait signées le maître : le fameux concert au cours duquel le meurtre doit être commis (notre extrait).

Qu'importe, après tout ! Que cela n'empêche pas Sa Royauté d'expédier le film comme Elle le fait ...

Je m'excuse d'avoir été si outrecuidant envers Ma Supérieure.

D'autant qu'Elle n'est pas la seule vedette du journalisme à étaler Son ignorance avec une telle insouciance.

Un jour, à la radio, j'entendais Le Pape Jean-François Kahn. Il lâcha quelque chose du genre : "Le film Little Cesar, avec ce gangster joué par James Cagney".

Il aurait dû mieux préparer Son topo, ou mieux choisir Ses nègres. Little Cesar a pour acteur principal ... Edward G. Robinson, et non James Cagney.

J'espère que Son Excellence ne m'en voudra pas d'avoir osé relever Son erreur. Où va-t-on si les serviteurs tels que moi, ceux que Monsieur Kahn appellerait les boniches, se mettent à jouer les professeurs ?





277e filmographie

277e filmographie

Deux partitions pour une grève



Стачка (La grève, 1925) d'Eisenstein, peut être visionné en deux copies, avec deux musiques différentes.

L'une (ci-dessus) a été composée récemment par Pierre Jodlowski pour la cinémathèque de Toulouse. L'autre (ci-dessous) est constituée de morceaux signés Chostakovitch pour une restauration soviétique de 1969.

C'est l'occasion de constater à quel point l'accompagnement sonore d'un film muet en modifie la perception.






Humphrey Bogart (1899/1957)



Humphrey DeForest Bogart naît le 25/12/1899.

Sa mère était artiste peintre et son père chirurgien, paraît-il.

Il se lance dans le théâtre vers 1918/1920. Son ascension y est laborieuse. Elle s'accompagne de toutes petites apparitions au cinéma. Pendant cette période, il épouse successivement deux comédiennes : Helen Merken, avec laquelle il vivra à peu près un an; puis, Mary Philips, dont il se sépare en 1937.

Sa chance, il l'aurait trouvée grâce à l'acteur Leslie Howard. Tous deux jouent La forêt pétrifiée sur les planches. La compagnie Warner Bros achète les droits pour en faire un film. Elle prévoit de confier le personnage qu'avait interprété Bogart, à Edward G. Robinson. Mais Leslie Howard exige et obtient que Bogart lui soit préféré.
Désormais sous contrat avec la firme, Bogart devient une sorte de second rôle, derrière un Edward G. Robinson (Bullets or ballots, juste après The petrified forest, en 1936) ou un James Cagney (Les anges aux figures sales, 1938; Les fantastiques années vingt, 1939). Il peut cependant lui arriver d'occuper le premier plan : ainsi dans Dead end (Rue sans issue), en 1937.

Ce sont les années 40 qui en font véritablement une vedette. En 1941, il décroche le premier rôle - un gangster sur qui pèse une fatalité - dans High sierra (La grande évasion) de Raoul Walsh. La même année, il se retrouve, par contre, détective privé dans Le faucon maltais, qui, selon certains, l'aurait vraiment hissé au statut de star.
En 1942, c'est la consécration avec Casablanca, premier d'une série d'oeuvres destinées à soutenir l'entrée en guerre des Etats-Unis contre l'Allemagne, dans lesquelles il incarne notamment l'Américain individualiste et forte tête qui finit par s'engager contre le mauvais camp. Série dont font partie, entre autres, en 1944, Passage to Marseille puis To have and have not (Le port de l'angoisse). C'est sur ce tournage-ci que Bogart rencontre Lauren Bacall. Il se marie avec elle en mai 1945 (quelques jours après avoir divorcé de Mayo Methot, qu'il avait épousée en 1938). Ensemble, ils tourneront encore trois fois : dans The big sleep (1946), Dark passage (1947), Key Largo (1948).
Ces films font partie de ceux que l'on cite spontanément quand on pense à l'acteur. Avec aussi, par exemple : The enforcer (1951), The African Queen (1951), The Caine mutiny (1954), The barefoot contessa (1954).
Humphrey Bogart meurt le 14/1/1957 d'un cancer à la gorge.

Bogart apparaîtrait dans 77 films.

Les années au cours desquelles il est le plus apparu au cinéma, quel que soit son rang dans la hiérarchie du star system :
1939 : 8
1937 : 7
1938 : 6
1936 : 5
1942 : 5

Les réalisateurs avec lesquels il a le plus travaillé :

Lloyd Bacon : 7 fois : Marked woman (1937), San Quentin (1937), Racket busters (1938), The Oklahoma kid (1939), Invisible stripes (1939), Brother orchid (1940), Action in the North Atlantic (1943).

John Huston : 6 fois (ou 7 si l'on compte In this our life, dans lequel Bogart figurerait) : The maltese falcon (1941), peut-être In this our life (1942), Across the Pacific (1942), The treasure of the Sierra Madre (1948), Key Largo (1948), The African Queen (1951), Beat the devil (1953).

Michael Curtiz : 6 fois : Kid Galahad (1937), Angels with dirty faces (1938), Virginia city (1940), Casablanca (1942), Passage to Marseille (1944), We are no angels (1955).

Lewis Seiler : 5 fois : Crime school (1938), King of the underworld (1939), You can't get away with murder (1939), It all came true (1940), The big shot (1942).

Raoul Walsh : 4 fois (ou 5 si on lui attribue La femme à abattre) : Women of all nations (1931), The roaring twenties (1939), They drive by night (1940), High sierra (1941), The enforcer (1951; signé Bretaigne Windust, mais que certains attribuent à Walsh).


Vous trouverez ci-dessous la liste des films de cinéma dans lesquels Bogart apparaît. Nous n'avons pas mentionné les téléfilms.
Lorsque des noms apparaissent en bleu, ce sont des liens sur lesquels vous pouvez cliquer.


Cette filmographie a été enrichie le 2 mai 2015 avec un extrait du Port de l'angoisse; le 12 septembre 2013 avec un extrait du film They drive by night; le 24 juillet 2013 avec un extrait du Violent; le 8 juin 2011 avec deux extraits de Femmes marquées; et le 8 décembre 2007 avec les génériques du Port de l'angoisse et de Sabrina.
Elle a également été enrichie en juin et août 2007, avec une partie du générique du Grand sommeil, et le générique de Beat the devil, tels qu'ils figurent au début de ces films.
Enfin, elle a été enrichie le 20/3/2010 avec un extrait de Casablanca, en vo et vf.





Humphrey Bogart dans In a lonely place
1920



Life, de Travers Vale (1865/1927)

Sauf erreur, Humphrey Bogart n'est pas mentionné dans le générique du film


Production World Film Corporation
Scénario : William Brady
Directeur de la photographie : Frank Kugler
Avec :
Nita Naldi : Grace Andrews
Hubert Druce : Tom Andrews
Jack Mower : Bill Reid




1930



Up the river, de John Ford (1894/1973)

Bogart y est Steve.



A devil with women, d'Irving Cummings (1888/1959)

Bogart y est Tom Standish




1931




Body and soul, d'Alfred Santell (1895/1981)

Bogart y est Jim Watson.



The Bad Sister, de Hobart Henley (1887/1964)

Bogart y est Valentine Corliss.



Women of all nations, de Raoul Walsh (1887/1980)


A holy terror, d'Irving Cummings

Bogart y est Steve Nash.




1932


Love affair, de Thornton Freeland (1898/1987)

Bogart y est Jim Leonard.



Big city blues, de Mervyn Le Roy (1900/1987)

Bogart est Shep Adkins.


Three on a match (Une allumette à trois), de Mervyn LeRoy

Bogart y est Harve.





1934



Midnight, de Chester Erskine (1905/1986). Egalement connu sous le titre Call it murder

Bogart y est Gar Boni.



La forêt pétrifiée, avec aussi Bette Davis et Leslie Howard
1936



The petrified forest (La forêt pétrifiée), d'Archie Mayo (1891/1968)

Bogart est le gangster Duke Mantee.

Production Warner Bros
Producteur exécutif : Hal Wallis
Scénario : Robert E. Sherwood, Charles Kenyon, Delmer Daves
D'après l'oeuvre de Robert E. Sherwood
Directeur de la photographie : Sol Polito
Monteur : Owen Marks
Musique : Bernhard Kaun
Avec :
Bette Davis : Gabby Maple
Leslie Howard : Alan Squier
Geneviève Tobin : Edith Chisholm
Joe Sawyer : Jackie Cooper
Paul Harvey : Chisholm


Un gangster qui veut franchir la frontière mexicaine, prend plus ou moins un couple en otage.




Bullets or ballots (Guerre au crime), de William Keighley (1889/1984)

Bogart y est Nick Fenner (dit Bugs)

Production First National Pictures Inc
Warner Bros
Scénario : Seton Miller
Directeur de la photographie : Hal Mohr
Musique : Heinz Roemheld
Avec :
Edward G. Robinson : Johnny Blake
Joan Blondell : Lee Morgan

Un policier infiltre une bande de gangsters.




Two against the world, de William C. Mac Gann

Bogart y est Sherry Scott



China clipper (Courrier de Chine), de Ray Enright (1896/1965)

Bogart y est Hap Stuart




Isle of fury (L'île de furie), de Frank Mac Donald (1899/1980)

Bogart y est Valentine Stevens (dit Val).




1937



Black legion (La légion noire), d'Archie Mayo

Bogart y est Frank Taylor




The great O'Malley (Septième district), de William Dieterle (1893/1972)

Bogart y est John Phillips.



Marked woman, où Bogart a encore pour partenaire Bette Davis
Marked woman (Femmes marquées), de Lloyd Bacon (1889/1955)

Bogart y est David Graham

Production : First National Pictures Inc
Warner Bros
Scénario : Robert Rossen et Abem Finkel
Directeur de la photographie : George Barnes
Montage : Jack Killifer
Musique : Al Dubin et Harry Warren
Avec :
Bette Davis : Mary Dwight Strauber



Pour le début de Femmes marquées, cliquez ICI

Pour un autre extrait de Femmes marquées, cliquez ICI




Kid galahad (Le dernier round), de Michael Curtiz (1886/1962)

Bogart y est Turkey Morgan.

Production Warner Bros
Scénario : Seton I. Miller, d'après l'oeuvre de Frances Wallace
Directeur de la photographie : Tony Gaudio
Monteur : George Amy
Musique : M.K Jerôme, Jack Scholl, et, non crédité, Max Steiner
Avec :
Edward G. Robinson : Nick Donati (surnommé Nicky)
Bette Davis : Louise Phillips (surnommée Fluff)
Wayne Morris : Ward Guisenberry (surnommé Kid Galahad)

Intrigues dans le milieu de la boxe. Kid Galahad étant le nom d'un boxeur.




San Quentin (Le révolté), de Lloyd Bacon

Bogart y est Joe Kennedy (surnommé Red).


Dead end, de William Wyler, où Bogart est le gangster qui revient dans le quartier de son enfance ... pour y mourir
Dead end (Rue sans issue), de William Wyler (1902/1981)

Bogart y est Baby Face Martin

Production : Samuel Goldwyn Company
Scénario : Lillian Hellman
Directeur de la photographie : Gregg Toland
Montage : Daniel Mandell
Musique : Alfred Newman
Avec :
Joel Mac Crea : Dave Connell
Sylvia Sidney : Drina
Claire Trevor : Francey

Un gangster revient dans le quartier où il a grandi. Ce seront ses dernières heures.


Stand In (Monsieur Dodd part pour Hollywood), de Tay Garnett (1894/1977)

Bogart y est Doug Quintain



1938

Swing your lady, de Ray Enright

Bogart est Ed Hatch


Crime school (L'école du crime), de Lewis Seiler (1890/1964)

Bogart est le deputy commissioner Mark Braden


Racket busters (Menaces sur la ville), de Lloyd Bacon

Bogart est John Martin (surnommé Czar, c'est-à-dire le tsar)


Men are such fools, de Busby Berkeley (1895/1976)

Bogart est Harry Galleon


The amazing doctor Clitterhouse (Le mystérieux docteur Clitterhouse), d'Anatole Litvak (1902/1974)

Bogart est Rocks Valentine


Les anges aux figures sales : l'affiche montre bien le statut de Bogart à cette époque : second rôle, juste derrière Cagney en l'espèce (à droite de l'affiche, posant sa main sur l'épaule de Cagney)
Angels with dirty faces (Les anges aux figures sales), de Michael Curtiz

Warner Bros Pictures Inc.
Presents (présente)
James Cagney and (et) Pat O'Brien
In Angels with dirty faces (Dans Les anges aux figures sales)
A First National Picture (Un film de la First National)
With (Avec)
Humphrey Bogart
Ann Sheridan
George Bancroft
And (Et)
The "Dead end" kids (Les jeunes acteurs de "Rue sans issue")
Billy Halop
Bobby Jordan
Leo Gorcey
Gabriel Dell
Huntz Hall
Bernard Punsley


Bogart est James Frazier
Production First National Pictures Inc., USA
Scénario : Rowland Brown, John Wexley, Warren Duff. Auraient également participé au scénario, sans être crédités au générique, Ben Hecht et Charles MacArthur
Directeur de la photographie : Sol Polito
Montage : Owen Marks
Musique : Max Steiner
Avec :
James Cagney : William Sullivan (surnommé Rocky)
Pat O'Brien : le révérend Jerry Connolly
Ann Sheridan : Laury Ferguson
George Bancroft : Mac Keefer

Deux gamins grandissent ensemble mais, plus tard, leurs chemins divergent : l'un devient prêtre (Pat O'Brien), l'autre gangster (James Cagney).




King of the underworld, de Lewis Seiler
1939

King of the underworld (Hommes sans loi), de Lewis Seiler

Bogart est Joe Gurney


The Oklahoma Kid (Terreur à l'ouest), de Lloyd Bacon

Bogart est Whip McCord


Dark Victory (Victoire sur la nuit), d'Edmund Goulding (1891/1959)

Bogart est Michael O'Leary


You can't get away with murder (Le châtiment), de Lewis Seiler

Bogart est Frank Wilson


The Old Maid (La vieille fille), d'Edmund Goulding


The roaring twenties, avec James Cagney dans le rôle principal
The roaring twenties (Les fantastiques années vingt), de Raoul Walsh

Bogart est George Hally

Production Warner Bros
Producteurs exécutifs : Hal Wallis et Jack L. Warner
Producteur associé : Samuel Bischoff
Scénario : Jerry Wald, Richard Macaulay et Robert Rossen
D'après l'oeuvre de Mark Hellinger
Directeur de la photographie : Ernest Haller
Musique : Ray Heindorf et Heinz Roemheld (non crédités au générique)
Avec :
James Cagney : Eddie Bartlett
Priscilla Lane : Jean
Gladys George : Panama Smith
Jeffrey Lynn : Lloyd Hart
Elizabeth Risdon : Madame Sherman
Joe Sawyer : le sergent
George Meeker : Harold Masters

Des gangsters se lancent dans le trafic d'alcool pendant la prohibition. Le rôle principal est celui que tient James Cagney.





The return of doctor X (Le retour du docteur X), de Vincent Sherman (1906/2006)

Bogart est Marshall Quesne


Invisible stripes, de Lloyd Bacon

Bogart est Chuck Martin



1940

Virginia City (La caravane héroïque), de Michael Curtiz

Western dans lequel Bogart est John Murrell. Il a pour partenaires Errol Flynn et Randolph Scott.


It all came true (Le rendez-vous de minuit), de Lewis Seiler

Brother orchid, avec Edward G. Robinson
Brother Orchid, de Lloyd Bacon

Bogart est Jack Buck

They drive by night (Une femme dangereuse)
They drive by night (Une femme dangereuse) de Raoul Walsh


Pour le résumé et un extrait du film They drive by night, cliquez
ICI













Pour le rôle tenu par Bogart dans High sierra, avait d'abord été pressenti l'acteur George Raft
1941


High Sierra (La grande évasion), de Raoul Walsh

Bogart est Roy Earle, surnommé Mad dog, c'est-à-dire chien fou

Production First National Pictures Inc., USA
Warner Bros
Producteur exécutif : Hal Wallis
Scénario : John Huston et W.R. Burnett
Musique : Adolph Deutsch
Directeur de la photographie : Tony Gaudio
Avec :
Ida Lupino : Mary Garson
Cornel Wilde : Louis Mendoza
Arthur Kennedy : Red Hattery
Alan Curtis : "Babe" Kozak


Les derniers jours d'un gangster (Bogart) sur qui s'acharne une fatalité.









The wagons roll at night, de Ray Enright

Bogart est Nick Coster



Le faucon maltais, première collaboration entre Bogart et John Huston
The maltese falcon (Le faucon maltais), de John Huston (1906/1987)

Bogart est le détective privé Sam Spade

Production First National Pictures Inc., USA
Warner Bros
Scénario : John Huston, d'après le roman de Dashiell Hammett
Directeur de la photographie : Arthur Edeson
Montage : Thomas Richards
Musique : Adolph Deutsch
Avec :
Mary Astor : Brigid O'Shaughnessy
Peter Lorre : Joel Cairo
Sidney Greenstreet : Kasper Gutman
Elisha Cook Jr. : Wilmer Cook


Des individus sont prêts à tout pour retrouver un objet de très grande valeur : une statuette représentant un faucon. Or, une dame ( interprétée par Mary Astor) contacte un détective (Bogart) afin, dit-elle, qu'il l'aide à lutter contre ces sinistres individus. Mais voici que l'associé du privé est assassiné.









1942




All through the night (Echec à la gestapo), de Vincent Sherman

Bogart est Alfred Gloves Donahue








In this our life, de John Huston

Bogart apparaîtrait dans le rôle du patron d'une sorte de taverne








Across the Pacific (Griffes jaunes), de John Huston

Bogart est Rick Leland. Il combat un espion (Sidney Greenstreet) qui travaille pour les Japonais. Ce film tentait de renouer avec le succès du Faucon maltais, où Bogart avait déjà pour partenaires Sidney Greenstreet et Mary Astor.

Production Warner Bros
Mary Astor : Alberta
Sidney Greenstreet : docteur Lorentz




Casablanca, avec Ingrid Bergman
Casablanca, de Michael Curtiz

Bogart est Rick Blaine

Production Warner Bros
Producteur : Hal Wallis
Producteur exécutif : Jack L. Warner
Scénario : Julius J. Epstein, Philip G. Epstein, Howard Koch. Auraient également participé à l'écriture du scénario, sans être crédités, Casey Robinson, Wally Kline, Aeneas Mackenzie et Leonore Coffee
Le scénario est tiré d'une oeuvre de Murray Burnett et Joan Alison
Directeur de la photographie : Arthur Edeson
Montage : Owen Marks et Don Siegel
Musique : Max Steiner, M.K Jerome, Jack Scholl, et - non crédité au générique - Herman Hupfeld
Avec :
Ingrid Bergman : Ilsa Lund
Paul Henreid : Victor Laszlo
Claude Rains : capitaine Louis Renault
Conrad Veidt : le major allemand Heinrich Strasser
Peter Lorre : Ugarte
Sidney Greenstreet : senor Ferreri
Dalio : Emile, qui fait tourner la roulette dans le casino de Rick


Pour un extrait de Casablanca, en vo et vf, cliquez ICI




The big shot (Le caïd), de Lewis Seiler

Bogart est Joseph Berne (surnommé Duke)


1943

Action in the North Atlantic (Convoi vers la Russie), de Lloyd Bacon

Bogart est le lieutenant Joe Rossi


Sahara, de Zoltan Korda (1895/1961)

Bogart est le sergent Joe Gunn, qui commande un tank. L'action se situe pendant la Seconde Guerre mondiale. Les Alliés affrontent les Allemands. Devinez où ...


Production Columbia Pictures Corporation
Scénario : Zoltan Korda, John Howard Lawson, Sidney Buchman, Philip MacDonald (II),
James O'Hanlon
Directeur de la photographie : Rudolph Maté
Monteur : Charles Nelson
Musique : Miklós Rózsa
Avec :
Bruce Bennett : Waco Hoyt
Rex Ingram : sergent Tambul
J. Carrol Naish : Giuseppe
Lloyd Bridges : Fred Clarkson
Richard Nugent : capitaine Jason Halliday
Dan Duryea : Jimmy Doyle










1944




Passage to Marseille (Passage pour Marseille), de Michael Curtiz

Bogart est Jean Matrac

Production Warner Bros
Scénario : Casey Robinson et Jack Moffitt, d'après l'oeuvre de Charles Nordhoff et James Norman Hall
Directeur de la photographie : James Wong Howe
Monteur : Owen Marks
Musique : Max Steiner
Avec :
Michèle Morgan : Paula Matrac
Claude Rains : capitaine Freycinet
Sidney Greenstreet : major Duval
Peter Lorre : Marius
John Loder : Manning
Victor Francen : capitaine Patain Malo
Vladimir Sokoloff : grand-père

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un certain Matrac (Bogart) est soupçonné de résistance.



To have and have not (Le port de l'angoisse), sur le tournage duquel Bogart a fait la connaissance de Lauren Bacall
To have and have not (Le port de l'angoisse), d'Howard Hawks (1896/1977)



Pour le générique, le résumé et un extrait du Port de l'angoisse, cliquez ICI




1945



Conflict (La mort n'était pas au rendez-vous), de Kurt Bernhardt (1899/1981)

Bogart est Richard Mason, méchant individu qui assassine sa compagne.


The big sleep, de Howard Hawks
1946

The big sleep (Le grand sommeil), d'Howard Hawks

Bogart est le détective privé Philip Marlowe. Il enquête sur une histoire de meurtre et de chantage.

Entre guillemets, nous plaçons une partie du générique tel qu'il figure au début du film, avec la traduction française quand cela est nécessaire :
"Warner Bros Pictures Inc.
Jack L. Warner, executive producer (producteur exécutif : Jack L. Warner)
Presents (présente)
Humphrey Bogart, Lauren Bacall in The big sleep (Humphrey Bogart et Lauren Bacall dans Le grand sommeil)
A Howard Hawks Production (Une production Howard Hawks)
A Warner Bros First National Picture
Screen Play by William Faulkner, Leigh Brackett and Jules Furthman, from the novel by Raymond Chandler (scénario de William Faulkner, Leigh Brackett et Jules Furthman, d'après le roman de Raymond Chandler)
Directeur de la photographie : Sid Hickox
Film editor (montage) : Christian Nyby
Effets spéciaux : E. Roy Davidson, directeur, et Warren E. Lynch
Art director (directeur artistique, au sens américain du terme) : Carl Jules Weyl
Son : Robert B. Lee
Set decorations (décors) : Fred M. Mac Lean
Wardrobe (costumes) : Leah Rhodes
Makeup artist (maquillage) : Perc Westmore
Musical director : Leo F. Forbstein
Music by (musique) : Max Steiner
Directed by (réalisé par) Howard Hawks"

Avec :
Lauren Bacall : Vivian Sternwood Rutledgel
Martha Vickers : Carmen Sternwood, la soeur de Vivian
John Ridgely : Eddie Mars
Charles Waldron : le général Sternwood
Elisha Cook junior : Harry Jones
Dorothy Malone : la libraire qu'interroge Marlowe







1947



Dead reckoning (En marge de l'enquête), de John Cromwell

Bogart est le capitaine Warren Murdock (surnommé Rip). Il enquête sur la mort d'un camarade.

Scénario : Steve Fisher et Oliver H.P. Garrett, sur une idée de Gerald Drayson Adams
Adaptateur : Allen Rivkin
Directeur de la photographie : Leo Tover
Montage : Gene Havlick
Musique : Marlin Skiles
Avec :
Wallace Ford : Mac Gee
Lizabeth Scott : Coral Chandler (surnommée Dusty)







The two Mrs. Carrolls (La deuxième madame Carroll), de Peter Godfrey

Bogart est Geoffrey Carroll


Dark passage, de Delmer Daves
Dark passage (Les passagers de la nuit), de Delmer Daves (1904/1977)

Bogart est Vincent Parry. Il a été condamné pour avoir tué son épouse. Il s'évade et cherche les vrais coupables.

Production First National Pictures Inc.
Warner Bros
Scénario : Delmer Daves, d'après le livre de David Goodis
Directeur de la photographie : Sidney Hickox
Monteur : David Weisbart
Musique : Franz Waxman et, non crédité au générique, Max Steiner
Avec :
Lauren Bacall : Irene Jansen
Agnes Moorehead : Madge Rapf
Bruce Bennett : Bob




Le trésor de la Sierra Madre
1948



The treasure of the Sierra Madre (Le trésor de la Sierra Madre), de John Huston

Bogart est Fred C. Dobbs

Production Warner Bros
Scénario : John Huston
Directeur de la photographie : Ted D. Mac Cord
Montage : Owen Marks
Musique : Max Steiner
Avec :
Walter Huston : Howard
Tim Holt : Bob Curtin
Bruce Bennett : James Cody

Une équipe de chercheurs d'or. Bogart en fait partie. Sa cupidité le mènera jusqu'à la folie.




Key Largo, où Edward G. Robinson incarne le gangster psychopathe qui prend les clients de l'hôtel en otages
Key Largo, de John Huston

Bogart est Frank McCloud


Production Warner Bros
Scénario : John Huston et Richard Brooks
Directeur de la photographie : Karl Freund
Montage : Rudi Fehr
Musique : Max Steiner
Avec :
Lauren Bacall : Nora temple
Edward G. Robinson : Johnny Rocco/Howard Brown
Claire Trevor : Gaye Dawn
Lionel Barrymore : James Temple
Dan Seymour : Angel Garcia

Les occupants d'un hôtel sont pris en otages par un gangster lâche et psychopathe. L'un d'eux (Bogart) finira par se révolter.
Peut-être une métaphore sur le maccarthysme, qui devait se développer pleinement à partir de 1950 *. Et, plus généralement, sur le courage de résister et la lâcheté qui consiste à se soumettre.

* rappelons que Mac Carthy (1908/1957) organisa la chasse aux communistes (dite chasse aux sorcières) de 1950 à 1956.







1949



Knock on any door (Les ruelles du malheur), de Nicholas Ray (1911/1979)

Bogart est Andrew Morton

Un avocat défend un jeune homme accusé du meurtre d'un policier et qui a été élevé dans le même quartier que lui.








Tokyo Joe, de Stuart Heisler

Bogart est Joe Barrett










1950





In a lonely place (Le violent), de Nicholas Ray

Bogart est Dixon Steele



Pour le résumé, le générique et un extrait du Violent, cliquez ICI








Chain lightning (Le pilote du diable), de Stuart Heisler

Bogart est le lieutenant colonel Matt Brennan









1951




The enforcer (La femme à abattre), de Bretaigne Windust (1906/1960)

En vérité, selon certains, ce film aurait été réalisé, pour l'essentiel, par Raoul Walsh

Bogart est le district attorney Martin Ferguson. Il doit retrouver et protéger une femme, seule personne qui puisse témoigner contre un chef de gang, et, à ce titre, recherchée par ce gang.


Production United States Pictures
Scénario : Martin Rackin
Directeur de la photographie : Robert Burks
Montage : Fred Allen
Musique : David Buttolph
Avec :
Everett Sloane : Albert Mendoza
Zero Mostel : Big Babe Lazich
Ted de Corsia : Joseph Rico
Michael Tolan : James Malloy (surnommé Duke)
Adelaïde Klein : Olga Kirshen







Sirocco, de Kurt Bernhardt

Bogart est Harry Smith




The African Queen, avec Katharine Hepburn
The African Queen (L'odyssée de l'African Queen), de John Huston

Bogart est Charlie Allnut.

L'action se passe en 1915 en Afrique, non épargnée par la guerre. Le propriétaire d'un bateau, l'African queen, embarque une Anglaise pour l'emmener en territoire neutre. Mais elle veut rejoindre les contrées tenues par les Anglais.
Le rôle de l'Anglaise est tenu par Katharine Hepburn





1952



Deadline USA (Bas les masques), de Richard Brooks (1912/1992)

Bogart est Ed Hutcheson, rédacteur en chef du journal The Day.


Production 20th Century Fox
Producteur Sol C. Siegel
Scénario : Richard Brooks
Directeur de la photographie : Milton R. Krasner
Montage : William B. Murphy
Musique : Cyril J. Mockridge
Avec :
Kim Hunter : Nora Hutcheson
Ethel Barrymore : Margaret Garrison
Ed Begley : Frank Allen
Paul Stewart : Harry Thompson
Audrey Christie : madame Willebrandt


Faisant fi des menaces, un journal publie une enquête sur un gros gangster.





1953



Battle Circus(Le cirque infernal), de Richard Brooks

Bogart est le major Jed Webbe. Pendant la guerre de Corée, il tombe amoureux d'une infirmière.


Production Loew's Inc.
Metro Goldwyn Mayer
Scénario : Richard Brooks, sur une idée d'Allen Rivkin et Laura Kerr
Directeur de la photographie : John Alton
Montage : George Boemler
Musique : Lennie Hayton
Avec :
June Allyson : lieutenant Ruth McGara
Keenan Wynn : sergent Orvil Statt
Patricia Tiernan : lieutenant Rose Ashland





Beat the devil (Plus fort que le diable), de John Huston

Bogart est Billy Dannreuther

Santana presents (Santana présente)
Humphrey Bogart
Jennifer Jones
Gina Lollobrigida
in (dans)
John Huston's production of Beat the devil (Beat the devil, une production de John Huston)
Also starring (avec aussi) Robert Morley
with (avec)
Peter Lorre
Edward Underdown
Ivor Barnard
Marco Tulli
Bernard Lee
Mario Perrone
Giulio Donnini
Saro Urzi
Juan de Landa
Aldo Silvani
Based on the novel "Beat the devil" by James Helvick (d'après le roman de James Helvick "Beat the devil")
Screenplay by Truman Capote and John Huston (Scénario de Truman Capote et John Huston)
Director of photography (Directeur de la photographie) : Oswald Morris R.S.C. (ou B.S.C. ?)
Art director (Directeur artistique) : Wilfred Shingleton
Music by (Musique) : Franco Mannino
Editor (Montage) : Ralph Kemplen
Musical director : Lambert Williamson
Filmed in Italy in association with Dear Film and at Shepperton Studios England (Filmé en Italie en collaboration avec Dear Film, et aux Studios Shepperton Angleterre)
Western Electric (mot suivant illisible)
Production manager : Bill Kirby
Camera operator (Opérateur) : Freddie Francis
Assistant director (Assistant réalisateur) : John Arnold
Location manager : James Ware
Continuity : Angela Allen
Sound recording (Ingénieur du son) : George Stephenson, E. Law
Make-up (Maquillage) : Constance Reeve
Hairdressing (Coiffures) : Bette Lee
Chief production electrician : Louis H. Lavelly
Dubbing editor : Stanley Hawkes
Personal assistant to John Huston (Assistante personnelle de John Huston) : Jeanie Sims
A Santana-Romulus Production filmed in Italy in association with Rizzoli-Haggiag (Une production Santana-Romulus, filmée en Italie en collaboration avec Rizzoli-Haggiag)
US Copyright 1953 by Santana Pictures
Associate producer (Producteur associé) : Jack Clayton
Directed by (Réalisé par) John Huston






Ouragan sur le Caine, où Bogart est le commandant psychopathe
1954



The Caine mutiny (Ouragan sur le Caine), d'Edward Dmytryk (1908/1999)

Bogart est le lieutenant-commandant Philip Francis Queeg

Production Columbia Pictures
SGS Productions
Producteur : Stanley Kramer
Scénario : Stanley Roberts
Directeur de la photographie : Frank Planer
Montage : Henry Batista et William A. Lyon
Musique : Max Steiner
Avec :
Fred Mac Murray : lieutenant Tom Keefer
José Ferrer : lieutenant Barney Greenwald
Van Johnson : lieutenant Steve Maryk
Lee Marvin : Meatball
Tom Tully : capitaine De Vriess

Le capitaine d'un navire de guerre (Bogart) est, non seulement tyrannique, mais aussi, et de plus en plus sérieusement, malade mentalement. Certains de ses subordonnés décident de le relever de ses fonctions et de prendre le commandement à sa place.









Sabrina, de Billy Wilder (1906/2002)

A Paramount Picture (Un film Paramount)
Humphrey Bogart
Audrey Hepburn
William Holden
in (dans)
Sabrina
Copyright (numéro illisible) by Paramount Pictures Corporation
With (avec)
Walter Hampden
John Williams
Martha Hyer
Joan Vohs
Marcel Dalio
Marcel Hillaire
Nella Walker
Francis X. Bushman
Ellen Corby
Written for the screen by (Ecrit pour l'écran par) Billy Wilder, Samuel Taylor, Ernest Lehman
From the play by (D'après la pièce de) Samuel Taylor
Songs adapted and additional music composed by (chansons adaptées par et musique additionnelle par) Frederick Hollander
Director of photography (Directeur de la photographie) : Charles Lang, JR. A.S.C.
Editorial advisor : Doane Harrison
Art direction (Directeurs artistiques au sens américain du terme) : Hal Pereira and (et) Walter Tyler
Process photography : Farciot Edouart, A.S.C.
Special photographic effects (Effets spéciaux photo) : John P. Fulton, A.S.C.
Set decoration (Décors) : Sam Comer and (et) Ray Moyer
Edited by (Montage) Arthur Schmidt, A.C.E.
Costume supervision : Edith Head
Assistant director (Assistant réalisateur) : C.C. Coleman, JR.
Makeup supervision (Direction des maquillages) : Wally Westmore
Sound recording by (Ingénieurs du son) Harold Lewis and (et) John Cope
Western Electric
Produced and directed by (Produit et réalisé par) Billy Wilder


Bogart est Linus Larrabee
Audrey Hepburn est Sabrina
William Holden est David Larrabee




La comtesse aux pieds nus
The barefoot contessa (La comtesse aux pieds nus), de Joseph L. Mankiewicz (1909/1993)

Bogart est Harry Dawes, qui travaille dans le milieu du cinéma. Au début du film, il assiste à l'enterrement d'une vedette (Ava Gardner). Et il se souvient ...

Scénario : Joseph L. Mankiewicz
Directeur de la photographie : Jack Cardiff
Montage : William Hornbeck
Musique : Mario Nascimbene
Avec :
Ava Gardner : Maria Vargas
Edmond O'Brien : Oscar Muldoon
Valentina Cortese : Eleanora Torlato-Favrini






1955



The left hand of God (La main gauche du Seigneur), d'Edward Dmytryk

Bogart est Jim Carmody




The desperate hours (La maison des otages), de William Wyler (1902/1981)

Bogart est Glenn Griffin


Des gangsters prennent une famille en otage.




We're no angels (La cuisine des anges), de Michael Curtiz

Bogart est Joseph


Production Paramount Pictures
Scénario : Ranald MacDougall, d'après l'oeuvre d'Albert Husson
Directeur de la photographie : Loyal Griggs
Monteur : Arthur Schmidt
Musique : Frederick Hollander
Avec :
Joan Bennett : Amélie Ducotel
Basil Rathbone : André Trochard
Leo G. Carroll : Félix Ducotel
Aldo Ray : Albert
Peter Ustinov : Jules


Des prisonniers s'évadent et se rendent dans une ville d'une colonie française.




1956



The harder they fall (Plus dure sera la chute), de Mark Robson (1913/1978)

Bogart est Eddie Willis

Le film traite de la corruption dans le monde de la boxe.





Humphrey Bogart sur internet :

le site dit "officiel", en anglais : cliquez ICI

un site de fans de Bogart, avec notamment des extraits des bandes-sons : cliquez ICI







Hédy Sellami, eclairages.com.fr

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Plus de 1 400 liens cinéma !

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Eclairages est, à notre connaissance, le seul support à répertorier un aussi grand nombre de sites consacrés au septième art, qui plus est classés par thèmes, continents, pays, ordre alphabétique.













La banque Nemo, un film d'une brûlante actualité



Réalisé vers 1934, l'opus de Marguerite Viel retrace l'ascension sociale d'un arriviste qui ne recule devant aucune manoeuvre pour parvenir au sommet.

Ce n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais il est au moins une scène qu'il faut voir, aujourd'hui en 2013, tant elle paraît d'actualité : le conseil des ministres (notre extrait). A l'époque, cette scène, qui montre ces messieurs sous leur jour véritable, aurait d'ailleurs été censurée, coupée.

Certains prétendront que nous sommes dans la caricature : au contraire, il nous paraît que nous sommes encore au-dessous de la réalité, de notre réalité.

Toute ressemblance avec des personnages et des faits existant aujourd'hui constitue, sans doute, une coïncidence ...

Il n'empêche que l'on croirait entendre parler d'affaires actuelles, récentes, quand, par exemple, le président du Conseil rappelle au ministre des colonies qu'il a concédé des terrains à l'affairiste alors que ses subordonnés le lui avaient déconseillé; ou lorsque la question est posée de savoir comment le banquier véreux peut être en possession de documents qui auraient dû rester entre les mains du même ministre ...

Frappants échos encore avec la situation actuelle quand on rappelle au président du Conseil qu'il a plaidé pour le banquier il y a six mois ...

Aura-t-on la cruauté de remarquer aussi combien est ressemblant ce personnage d'imbécile qui tient à son poste parce qu'il est ministre pour la première fois, et depuis si peu de temps, alors qu'il était député depuis quinze ans ...

Oui, tout cela ressemble horriblement à ce qu'aujourd'hui, nous vivons en pire ...







Alfred sur les traces d'Agatha ?

Alfred sur les traces d'Agatha ?

Eclairages vous présente une nouvelle étude sur Hitchcock. Intéressons-nous plus particulièrement à ses rapports avec une Anglaise célèbre ... "la reine du crime" ... Agatha Christie. Nous allons voir que plusieurs films du cinéaste présentent d'étranges ressemblances avec certains livres de sa compatriote.





Quand Kurosawa fait appel à Ravel







Le récit de la femme violentée dans 羅生門 (Rashomon) est accompagné d'une partition inspirée du célèbre Boléro.

Démonstration en images et en musique avec l'extrait du film et le final de l'opus ravélien.













Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu

Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu


Un journaliste qui, dans un "grand" support de presse, prétend analyser l'oeuvre d'Ozu, alors qu'un élément prouve, de façon incontestable, qu'il n'a pas vu le film dont il parle ? Eh oui ! Malheureusement, c'est possible ! Démonstration, avec preuve à l'appui.


Afin que personne ne crie à la citation tronquée et pour que le lecteur puisse juger sur pièce, nous reproduisons intégralement, en annexe, un article daté du 21/7/2005 et inséré dans la rubrique Culture et spectacles du Figaro, sous le titre Ozu, la compassion contre le moralisme.

L'auteur, un certain Bertrand Dicale, écrit avec emphase : "Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis".






Un journaliste au-dessus de tout soupçon


A lire ce paragraphe, les âmes candides ne peuvent douter que notre éminent spécialiste ait vu les oeuvres d'Ozu, singulièrement celles qu'il cite. Le contraire serait totalement incompatible avec son article.

Et puis, tout de même, ce monsieur est titulaire de la carte de presse !
Il a également publié au moins un livre; pas sur le cinéma, certes, mais sur madame Juliette Gréco. Car il serait l'un des meilleurs connaisseurs de la chanson française, si l'on se fie à sa réputation officielle. C'est donc, en principe, un esprit brillant, qui peut s'appliquer à différents domaines. Pensez ! Spécialiste et d'Ozu et de Juliette Gréco et de la chanson variété.
Avec cela, critique exigeant, selon ce que clame le site internet de la SACEM (société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique).
Enfin, pour ne rien gâcher, il serait rédacteur en chef adjoint des pages spectacles du Figaro, l'un des plus grands journaux dont puisse s'enorgueillir l'inattaquable grande presse française, dont l'unique souci est de suer sang et eau pour remplir son sacro-saint devoir d'information, en toute indépendance et en toute honnêteté.


Comment un tel homme, investi d'une telle mission, pourrait-il n'être qu'un charlatan, un bonimenteur de foire entortillant le badaud à coups de grandes phrases pompeuses, un tartufe qui, la main sur le coeur, prend allègrement pour des imbéciles les innocents qui ont l'honneur de lui prêter l'oreille ?





Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu

L'impossible imposture


Bien sûr qu'il connaît les films d'Ozu, et tous ! La preuve : il accumule les adverbes de temps tels que : toujours, parfois. N'écrit-il pas : "Le cinéaste semble toujours dubitatif" ? Et ne mentionne-t-il pas alors trois oeuvres qui corroborent ce "toujours" ? C'est donc qu'il les a vues, ces trois oeuvres ! Et que les trois confirment le "toujours". La formulation même : "Que l'héroïne ... que le jeune professeur ... que le héros adultère ..., Ozu conserve une distance" etc, cette formulation implique nécessairement que pas un de ces films n'infirme la règle; règle que notre subtil exégète ne peut avoir dégagée qu'après avoir visionné les films eux-mêmes, et particulièrement ces trois-là, puisqu'il les a retenus comme emblématiques.

"Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance" etc : encore une fois, comment pourrait-il conclure cela, comment oserait-il user de ce "toujours", à partir des trois opus qu'il a choisi de citer, s'il ne les connaissait pas ? De telles phrases impliquent nécessairement que monsieur Dicale soit familiarisé avec les oeuvres qu'il évoque. S'il ne l'était pas, non seulement ces phrases n'auraient aucune valeur; mais elles relèveraient de l'imposture pure et simple.





La preuve du délit


Malheureusement pour monsieur Bertrand Dicale, l'héroïne d'Une femme de Tokyo ne se prostitue pas pour payer les études de son fiancé; elle finance les études de son frère. Et aucune des personnes qui ont vu cette bande, ne peut s'y méprendre : car, que les deux personnages soient frère et soeur, est répété maintes fois au cours du film; et toute l'histoire met clairement en scène cette parenté; laquelle, à aucun moment, ne peut être confondue avec une relation fiancée/fiancé. Donc, qui a vu le film, sait obligatoirement que le garçon est le frère; cela ne peut pas échapper au spectateur, qui ne peut pas non plus l'oublier.

Par contre, l'énorme erreur de monsieur Dicale s'élucide si l'on songe qu'elle figure dans les documents promotionnels qui accompagnent la sortie de l'oeuvre. Ainsi, par exemple, à l'entrée du Champo - salle qui programme Ozu - une feuille mise à disposition du public, annonce ceci : "Une jeune femme se prostitue pour payer les études de son fiancé". C'est presque exactement la phrase que l'on peut lire dans l'article de monsieur Dicale, où jeune femme est juste remplacé par héroïne ... Ce que c'est qu'un critique exigeant ...

Pas de veine, tout de même, ce monsieur Dicale. Il a trouvé le moyen d'étayer sa démonstration précisément avec le film qu'il ne fallait pas * ! On serait tenté d'accuser la maladresse, s'il ne fallait plutôt invoquer la malchance : car, pour être maladroit, il eût fallu que monsieur Dicale sût que les prospectus se trompaient dans leur résumé d' Une femme de Tokyo; et, pour le savoir, il eût fallu voir le film.

Au surplus, il n'est même pas certain que l'héroïne se prostitue, comme l'affirment les documents promotionnels et, à leur suite, monsieur Dicale. Certes, la demoiselle travaille dans un bar; certes, à un moment, elle monte dans une voiture avec un client du bar; mais, cela signifie-t-il vraiment qu'elle vende son corps ? On pourrait d'autant plus en douter que, selon les intertitres français, elle reproche à son frère de prendre trop au tragique le métier qu'elle exerce. Pourrait-elle considérer qu'un frère prenne trop au tragique la prostitution de sa soeur ? C'est peu vraisemblable. Le reproche qu'elle adresse à son frère, s'expliquerait mieux si elle n'était que vaguement hôtesse sans aller jusqu'à la prostitution.
Mais, ce sont là questions de détail que seul peut se poser un maniaque comme nous, qui poussons l'obsession jusqu'à aller voir les films avant d'en parler, et jusqu'à tenter de les comprendre. Un grand critique de la grande presse ne descend pas à de telles futilités : quand on a la science infuse, on connaît à fond son cinéaste, avec une certitude infaillible et comme innée qui dispense d'en fréquenter les oeuvres ...


* PS ajouté le 2/9/2008 : inutile de le préciser : rien ne prouve que monsieur Dicale connaisse davantage les autres films d'Ozu dont il parle.

Notre édito a été mis en ligne en 2005 à l'occasion d'un cycle Ozu au cinéma Le Champo, à Paris. Nous ignorons si le grand critique nommé Dicale est toujours au Figaro.







L'article de monsieur Dicale dans Le Figaro


Ozu, la compassion contre le moralisme
Bertrand Dicale
21 juillet 2005

Le Japon ? Il n'y a pas que ça dans les films d'Ozu. Avec ses intérieurs de bambou et de papier huilé, ses repas aux rites discrets mais inflexibles, ses gestes si facilement énigmatiques, on pourrait les regarder comme des documents bruts, comme une plongée objective dans une réalité sociale et culturelle. D'ailleurs, les personnages ne semblent parfois animés que par un surmoi impérieux, par des conventions et des sacrifices qui font s'effacer tout ce que nous appelons, dans notre Europe, le coeur et même l'âme.

Mais il y a autre chose que le Japon, sa morale et ses normes, même dans Il était un père, film des années 40 inédit en France et présenté pour la première fois cet été, autre chose encore dans chacun des 14 longs-métrages classiques de la rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui. Cet autre chose, c'est l'intimité, la familiarité de Yasujiro Ozu avec le drame. Sa génération de Japonais a connu des cataclysmes historiques (sa carrière sera interrompue par plusieurs années à l'armée, jusqu'en 1941, alors que son pays plonge dans une guerre suicidaire), mais ils apparaissent à peine dans ses films.

Ce qui l'intéresse, ce sont les plus intimes, les plus douces, les mieux intentionnées des injustices – celles de la famille, celles de la vertu. Il n'est qu'à observer le regard tendre mais un peu sec de son acteur fétiche, Chishu Ryu, lorsque, dans Il était un père, il refuse avec la plus vive énergie que son fils quitte son poste de professeur dans une petite ville de province pour venir vivre avec lui à Tokyo. Veuf, il est séparé de son fils unique depuis les années de collège de celui-ci, mais peu importe : chacun doit accomplir son devoir, à sa place et dans sa position, malgré l'amour, malgré le manque, malgré l'élan toujours sensible de la liberté. Il est écrit que ce père et ce fils doivent vivre loin de l'autre, avec seulement des souvenirs et des attentions lointaines, et il n'est pas question qu'ils échappent, l'un comme l'autre, à ce devoir-là.

Ce regard de Chishu Ryu dans cette scène d'Il était un père, droit mais sans colère, on le retrouve dans les remontrances finalement indulgentes du vieux père à ses très jeunes enfants dans Bonjour (1959), dans les réflexions du conservateur un peu perdu devant la jeunesse dans Eté précoce (1951)... Une colère éternellement d'un autre temps, mélange d'étonnement et de rigueur, de bienveillance et de moralisme. Les exégètes voient en Chishu Ryu plus qu'un porte-parole d'Ozu dans ses films : il est une manière de porte-âme, un double sans masque. Et c'est lui qui, à l'écran, apparaît à la fois comme un gardien de l'ordre et un coeur doux, comme un pater familias roide dans ses certitudes et un homme toujours un peu perdu devant la vie. Alcoolique infiniment digne dans Le Goût du saké (1962), homme mûr perdu dans les liens emmêlés de sa vie dans Crépuscule à Tokyo (1957), Chishu Ryu ressemble à Yasujiro Ozu, le fils jamais marié qui sera anéanti par la mort de sa mère.

La rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui traverse l'oeuvre d'Ozu à travers le prisme des conflits intérieurs, des cas de conscience, des hésitations morales. Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis. Beaucoup plus loin que le Japon, il montre l'humain.




21 de nos 310 extraits de films

Répertoire des films noirs américains



Eclairages met en ligne un répertoire des films noirs américains, classés par compagnie cinématographique et par ordre alphabétique.

Pour chaque film, le générique, le résumé, des photogrammes et un ou plusieurs extraits.

Le répertoire sera progressivement enrichi.









Paramount


RKO


Twentieth Century Fox


Universal