Hédy Sellami présente
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Extraits à venir sur Eclairages

Extraits à venir sur Eclairages
Parmi les films dont nous mettrons des séquences en ligne prochainement :

Miss Mend, de Barnet et Ozep

Les mondes futurs, sur un scénario de HG Wells

Coeurs en lutte, de Fritz Lang

Le village du péché, d'Iwan Prawow et Olga Preobrashenskaja

Othello, d'Orson Welles

Le chevalier à la rose, de Robert Wiene

The dragon painter, avec Sessue Hayakawa






D'Arsenal à L'assassin habite au 21

D'Arsenal à L'assassin habite au 21


Eclairages vous propose une sélection de séances, avec aussi Danse et cinéma; Rêves de chaque nuit; La divine; et The lodger en ciné-concerts; des classiques français; L'ange bleu; Le bossu; John Huston; Welles; Jean Rouch; Ex-lady; Knock; Danielle Darrieux; un cycle Scénaristes et dialoguistes; ou encore Clouzot.

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Pour la diffusion de films muets à la télévision publique


Quoi qu'en disent certains, la connaissance et la publication des films muets restent faibles, fragmentaires.

C'est particulièrement le cas des films français.

Voici qui est tout de même stupéfiant : on ne peut trouver en DVD qu'une infime minorité des oeuvres les plus marquantes signées par les cinéastes les plus célèbres : Gance, Dulac, L'Herbier, Antoine, Epstein (1) ...

Il faut parfois chercher chez des éditeurs étrangers pour dénicher une oeuvre !

Et ne parlons pas des réalisateurs davantage négligés encore : les Roussel, les Kemm, les Lion, les Hervil, les Poirier ...

N'est-il pas pour le moins étrange que ces cinégraphistes soient littéralement interdits d'antenne dans leur propre pays ?

Pour ne citer que ce seul exemple, combien de films signés Baroncelli la télévision française a-t-elle diffusés depuis qu'elle existe ?

Il ne serait pas scandaleux qu'une chaîne publique projette, ne serait-ce qu'une fois par mois, un film français muet.

Cela n'apparaîtrait tout de même pas disproportionné par rapport au nombre de gens intéressés, certes faible.

France 5 diffusant déjà des documentaires, France 3 le Cinéma de minuit, France 2 (irrégulièrement et très tard) le Ciné-club, France 4 pourrait être tenue de respecter ce minimum que l'on serait en droit d'attendre du service public.


(Notre illustration : Monte-Cristo (1929) de Fescourt : le crime dans l'auberge).




(1) ajouté le 29 mai 2014 : Epstein fait maintenant l'objet d'une édition en dvd.


Grands journalistes ou grands ignares ?

Grands journalistes ou grands ignares ?


Madame La Très Grande Journaliste Anne Sinclair, Directrice Editoriale du Bluffington Post, commence l'un de Ses éditos par : "L'homme qui en savait trop est un mauvais film d'Alfred Hitchcock".

Que Sa Majesté permette à mon humble personne d'apporter quelques précisions. J'espère que Son Altesse La Dominante n'en voudra pas trop au dominé que je suis ...

Il existe deux versions de The man who knew too much, l'une réalisée vers 1934, l'autre réalisée vers 1956.

Sainte Anne l'ignorant, Elle n'a pas précisé à quelle version Elle se réfère.

L'opus de 1934 n'est pas si mauvais.

Certes, celui de 1956 n'est pas le meilleur Hitchcock, loin s'en faut ...

Mais, si j'osais prétendre apprendre quoi que ce soit à Sa Sainteté, je Lui signalerais que cette version de 1956 comporte l'une des scènes les plus formidables qu'ait signées le maître : le fameux concert au cours duquel le meurtre doit être commis (notre extrait).

Qu'importe, après tout ! Que cela n'empêche pas Sa Royauté d'expédier le film comme Elle le fait ...

Je m'excuse d'avoir été si outrecuidant envers Ma Supérieure.

D'autant qu'Elle n'est pas la seule vedette du journalisme à étaler Son ignorance avec une telle insouciance.

Un jour, à la radio, j'entendais Le Pape Jean-François Kahn. Il lâcha quelque chose du genre : "Le film Little Cesar, avec ce gangster joué par James Cagney".

Il aurait dû mieux préparer Son topo, ou mieux choisir Ses nègres. Little Cesar a pour acteur principal ... Edward G. Robinson, et non James Cagney.

J'espère que Son Excellence ne m'en voudra pas d'avoir osé relever Son erreur. Où va-t-on si les serviteurs tels que moi, ceux que Monsieur Kahn appellerait les boniches, se mettent à jouer les professeurs ?





277e filmographie

277e filmographie

Deux partitions pour une grève



Стачка (La grève, 1925) d'Eisenstein, peut être visionné en deux copies, avec deux musiques différentes.

L'une (ci-dessus) a été composée récemment par Pierre Jodlowski pour la cinémathèque de Toulouse. L'autre (ci-dessous) est constituée de morceaux signés Chostakovitch pour une restauration soviétique de 1969.

C'est l'occasion de constater à quel point l'accompagnement sonore d'un film muet en modifie la perception.






Rouben Mamoulian (1897/1987)



Biographie à venir.

Vous trouverez ci-dessous la filmographie du réalisateur américain Rouben Mamoulian.

Quand des noms apparaissent en bleu, ce sont des liens sur lesquels vous pouvez cliquer.

Cette filmographie a été enrichie le 5 août 2017 avec la fiche du film Doctor Jekyll and Mister Hyde, et le 7 octobre 2009 avec un extrait d'Arènes sanglantes.




Rouben Mamoulian (1897/1987)

1929


Applause

A Paramount picture (un film Paramount)

Avec :
Helen Morgan : Kitty Darling
Joan Peers : April, la fille de Kitty
Fuller Mellish Junior : Hitch Nelson
Henry Wadsworth : Tony, le fiancé d'April

L'action commence le jour où Kitty Darling, chanteuse et danseuse d'un music-hall de second ordre, accouche dans sa loge.
Les années ont passé. Nous voyons Kitty donner une leçon de danse à sa petite, April. Un ami arrive. Il persuade Kitty d'envoyer April dans un couvent afin qu'elle y reçoive une éducation.
Nouveau saut dans le temps. Kitty s'est entichée de Hitch Nelson. Ce sale type la trompe avec les autres dames de la compagnie. Il ne feint de l'aimer que parce qu'il lui soutire de l'argent. Apprenant qu'elle a une fille - April, devenue une demoiselle - il la pousse à la sortir du couvent pour la faire venir avec eux. Cela obtenu, il poursuit April de ses assiduités. Parallèlement, il essaie d'en faire, malgré elle, une danseuse de music-hall, pour son profit à lui, puisqu'il compte en retirer un revenu.
Cependant, April rencontre un jeune marin, Tony. Ils décident de se marier et de s'installer dans le Wisconsin.
Mais voilà que Kitty se retrouve sur la touche : les directeurs de music-hall ne veulent plus d'elle, maintenant vieille. Comprenant qu'il n'a plus rien à gagner de ce côté, Nelson la quitte. April se croit obligée de renoncer à Tony afin de rester aider sa mère. Leur mariage annulé, le marin annonce qu'il va bourlinguer sur les mers.
Pendant ce temps, pensant qu'elle risque de détruire la vie de sa fille, Kitty ingurgite un poison. Tous la croient simplement saoule. Elle agonise dans une loge, tandis qu'April livre sur scène sa première prestation : une exhibition qu'elle n'effectue qu'à contrecoeur et qui lui répugne tant qu'elle en pleure. Heureusement, dans la coulisse, elle tombe sur Tony, qui ne s'était finalement pas résigné. Elle lui demande de l'emmener loin, loin de ce milieu qu'elle abhorre. Ils conviennent de vivre ensemble, avec Kitty, ignorant qu'elle est morte.




Une affiche de City streets
1931


City streets (Les carrefours de la ville)

Story by (histoire de) Dashiel Hammett

Avec :
Silvia Sidney : Nan Cooley
Gary Cooper : Kid
Paul Lukas : Big fellow Maskal, le chef du gang
Guy Kibbee : Pop Cooley, qui semble être le père de Nan
Wynne Gibson : Agnes
Stanley Fields : Blackie


Nan Cooley et Kid sont amoureux. Kid travaille comme responsable d'un stand de tir dans une foire. Hélas, Nan est la fille d'un gangster, qui "bosse" pour un certain Maskal, spécialisé dans la contrebande de bière. Elle souhaiterait que Kid intègre ce gang. Elle-même, à l'occasion, aide son père dans ses mauvais coups. Ainsi, lorsque Maskal le charge de liquider un dénommé Blackie, il l'abat en pleine rue, puis lance son arme à sa fille, qui la dissimule dans un bandage destiné à faire croire qu'elle a le bras cassé. Malgré ce stratagème, elle est démasquée par la police. Elle refuse d'avouer que c'est son père qui lui a refilé le pistolet. Elle est condamnée à de la prison. Pendant son incarcération, elle prend conscience que son père et le milieu sont à fuir et se félicite finalement que Kid soit un garçon honnête. Or, cherchant un très bon tireur, son géniteur est allé trouver Kid, qui en est un. Il l'a persuadé d'intégrer le gang, arguant de ce qu'ainsi, il gagnerait assez d'argent pour payer un bon avocat et sortir Nan de sa geôle.
Nan est enfin libérée. Elle cherche à éloigner Kid de la bande. Les circonstances vont l'y aider. En effet, Maskal désire Nan. Un soir, dans un club, il l'accapare pour danser, se montre de plus en plus entreprenant, l'embrassant presque et lui susurrant que si elle se donne à lui, il lui paiera des robes, une voiture etc. Lorsque Kid parvient enfin à avoir Nan quelques secondes pour lui, Maskal revient à l'assaut et l'écarte. Kid insistant, Maskal lui rétorque avec mépris : Who do you think you are talking to ? (A qui crois-tu parler ?). Kid s'énerve et prévient que personne ne lui prendra Nan, pas même Maskal. Ce dernier, qui est un lâche, s'efface. Mais il réunit ses hommes et ordonne que Kid soit éliminé.
Kid a raccompagné Nan chez elle. Un homme le demande à l'entrée, près de laquelle un autre individu attend avec une mitraillette, prêt à tirer. Kid passe par derrière et surprend les gars, puis les chasse. Il décide d'aller voir Maskal sur-le-champ. Craignant pour sa vie, Nan téléphone à Maskal qu'au bout du compte, elle accepte sa proposition (se vendre à lui). Elle glisse un pistolet dans son sac à main. Elle arrive chez Maskal, qui tente aussitôt de la posséder. Il trouve le pistolet, et, sans se méfier, le pose sur un fauteuil. Agnès, la femme qu'il a larguée pour Nan, se cache. Pendant que, sur les instances de Nan, Maskal téléphone à ses hommes de laisser Kid tranquille, Agnès l'abat et referme la porte à clé. Ensuite, elle feint le désespoir et accuse Nan d'avoir tué Maskal. Arrivé sur les lieux, Kid se déclare nouveau patron du gang. Il renvoie Nan chez elle et clame son innocence. Il suggère qu'Agnès pourrait bien être la coupable. Mais les autres membres du gang ne l'entendent pas de cette oreille. Il est plus ou moins obligé d'aller cueillir Nan chez elle, avec trois sbires, qui, en fait, veulent liquider et Nan et Kid. Nan monte dans la voiture. Kid quitte la ville et roule de plus en plus vite, y compris dans les lacets d'une espèce de montagne. Nan met en joue les trois malfrats. Ils sont obligés de jeter leurs armes, car, à cette vitesse, s'ils tirent, la voiture versera dans le précipice et ils y laisseront leur propre peau. Kid les dépose hors du véhicule et leur annonce qu'ils devront continuer la bande sans lui : il a donc enfin décidé de quitter le gangstérisme.





Doctor Jekyll and mister Hyde (Docteur Jekyll et mister Hyde)


Pour le résumé, le générique et deux extraits de Doctor Jekyll and mister Hyde, cliquez
ICI


















1932


Love me tonight (Aimez-moi ce soir)

Avec :
Maurice Chevalier : Maurice Courtelin
Jeannette Mac Donald : princesse Jeannette

Il s'agirait d'une comédie musicale.



1933


The song of songs (Cantique d'amour; également connu sous le titre Le cantique des cantiques)

Avec :
Marlene Dietrich : Lily Czepanek
Brian Aherne : Richard Waldow

L'histoire serait celle d'une femme qu'un monsieur refuserait d'épouser et qui songerait dès lors à se venger.


La reine Christine, interprétée par Greta Garbo
Queen Christina (La reine Christine)

Avec :
Greta Garbo : la reine Christine
John Gilbert : Antonio

Un film que nous avons vu il y a trop longtemps pour en donner un résumé.













1934


We live again (Résurrection; également connu sous le titre Terre de résurrection; et sous le titre Revivre)

Samuel Goldwyn presents (Samuel Goldwyn présente)
A Rouben Mamoulian production (une production Rouben Mamoulian)
Released through United Artists (Une réalisation United Artists)
Directeur de la photographie : Gregg Toland
Musique : Alfred Newman
Preston Sturges a participé à l'écriture du scénario, tiré d'un livre de l'écrivain russe Léon Tolstoï

Avec
Fredric March : le prince Dmitri Nekhlyudov
Anna Sten : Kaliusha Maslova
Sam Jaffe : Gregori Simonson, auteur du livre Land and freedom, emprisonné pour ses idées politiques
Ethel Griffies : Maria, l'une des tantes du prince Dmitri
Gwendolyn Logan : Sophia, l'une des tantes du prince Dmitri

L'action se situe en Russie tsariste, au 19e siècle. Le jeune prince Dmitri prône des idées libérales : les hommes sont tous égaux. Il tombe sous le charme de Kaliusha, la paysanne qui sert de domestique à ses tantes. Avant d'intégrer l'armée, il lui promet de lui rester fidèle et de revenir chaque année.
Hélas, un officier l'incite à se dévergonder. Dmitri se met à boire, à fumer, à collectionner les aventures sordides, à fréquenter les orgies.
Après deux années, il a totalement changé. En particulier, il a oublié ses anciennes idées de liberté et d'égalité.
Il passe voir ses tantes. Le soir, il séduit Kaliusha. Au matin, il s'enfuit lâchement, après avoir poussé l'ignominie jusqu'à lui laisser un billet de cent roubles. Kaliusha se retrouve enceinte. Les tantes de Dmitri la chassent. Son bébé meurt et on refuse de le bénir; elle doit l'enterrer elle-même, sans cérémonie, sans rien.
Le temps a passé. Dmitri est fiancé à une jeune noble dont le père est juge. Justement, Dmitri est juré dans une affaire traitée par ledit père : une ancienne paysanne, devenue prostituée, accusée d'avoir sciemment empoisonné un homme pour lui voler son argent. Cette femme n'est autre que Kaliusha. En fait, elle est innocente : des filous lui ont demandé de verser dans le verre de la victime une potion présentée comme un somnifère. Dmitri tente de la défendre auprès de ses collègues jurés. Malheureusement, ils se trompent dans la rédaction de leur décision et Kaliusha est condamnée à cinq années de travaux forcés en Sibérie. Dmitri
prend conscience de sa responsabilité dans cette tragédie. Peu à peu, il réalise qu'il était devenu un propre à rien. Il veut alors réparer ses fautes, rattraper le temps perdu, renouer avec les idéaux de sa jeunesse. Il donne "ses" terres aux paysans. Il rompt avec sa fiancée. Il
entreprend des démarches pour sauver Kaliusha, en vain. Au bout du compte, il part en Sibérie avec elle, convaincu qu'ensemble, ils tiendront ces cinq ans et qu'après, ils recommenceront leur vie.




1935


Becky Sharp

Avec :
Miriam Hopkins : Becky Sharp
Frances Dee : Amelia Sedley
Cedric Hardwicke : Marquis de Steyne
Billie Burke : Lady Bareacres
Alison Skipworth : Miss Crawley
Nigel Bruce : Joseph Sedley
Alan Mowbray : Rawdon Crawley

D'après La foire aux vanités de l'écrivain anglais William Makepeace Thackeray (1811/1863). Ce serait l'histoire d'une jeune femme qui souffrirait de sa modeste condition.

Becky Sharp serait le premier long métrage de fiction en technicolor trichrome.



1936


The gay desperado (Le joyeux bandit)

Avec :
Ida Lupino : Jane

Un film dont nous préférons ne pas livrer de résumé, ne l'ayant pas vu.




1937


High, wide and handsome (La furie de l'or noir)

Avec :
Irene Dunne : Sally Watterson
Dorothy Lamour : Molly Fuller
Randolph Scott : Peter Cortlandt
Akim Tamiroff : Joe Varese

L'action se situerait aux Etats-Unis au 19e siècle, en pleine recherche du pétrole.




L'esclave aux mains d'or
1939


Golden boy (L'esclave aux mains d'or)

Columbia
A Rouben Mamoulian production (Une production Rouben Mamoulian)
Directeurs de la photographie : Nicholas Musuraca et Karl Freund

Avec :
William Holden : le boxeur et violoniste Joe Bonaparte
Barbara Stanwyck : Lorna
Adolphe Menjou : Tom Moody, l'agent de boxe assez âgé qui finit par épouser Lorna
Lee J. Cobb : monsieur Bonaparte, père de Joe
Joseph Calleia : Fuseli, le gangster qui prend Joe sous contrat
Sam Levene : Siggie, le beau-frère de Joe

Joe Bonaparte persuade Tom Moody de lui offrir sa chance dans un combat contre un boxeur assez coté. Cela fait longtemps qu'il s'entraîne, sans l'avoir avoué à son père. Ce dernier croit qu'il se consacre entièrement au violon. Effectivement très doué pour cet instrument, Joe est en fait partagé entre son amour de la musique et sa volonté de réussir par la boxe, car le violon lui semble ne présenter aucune perspective de devenir quelqu'un ou de gagner de l'argent.
Joe se lance donc dans une carrière de pugiliste. Toutefois, il hésite à frapper vraiment car il craint d'abîmer ses mains. Moody se sert de sa jeune fiancée, Lorna, pour séduire Joe et le pousser à abandonner le violon, afin qu'il se voue corps et âme à son sport. D'abord dupe, Joe s'aperçoit que Lorna roule pour Tom. Ils se disputent.
Pourtant, Joe s'entraîne à nouveau avec assiduité et accumule les victoires.
Un gangster, Fuseli, le remarque. Il lui signe un contrat et lui décroche un combat important. Leurs rapports finissent cependant par se tendre : Joe, d'un caractère indépendant, supporte de plus en plus mal la mainmise de Fuseli sur toute son existence. D'autant que, parallèlement, ayant changé, aimant Joe, et ayant compris que, dans la vie, l'argent, la gloire ne sont pas tout, Lorna incite désormais le garçon à quitter la boxe, à fuir Fuseli, à reprendre le violon. Joe décide quand même de livrer son prochain pugilat. Il le remporte. Hélas, son adversaire meurt sous ses coups. Bouleversé, Joe refuse l'argent que lui tend Fuseli et annonce à ce dernier que leur association est caduque, qu'il en a fini avec la boxe.
Dans la dernière scène, Joe et Lorna se rendent chez le père du jeune homme, qui dit à peu près : Papa, I'm going home (Papa, je suis de retour).



Une affiche espagnole de Zorro
1940


The mark of Zorro (Le signe de Zorro)

Avec :
Tyrone Power : Don Diego, qui est Zorro sans que personne ne le sache
Linda Darnell : Lolita Quintero
Gale Sondergaard : Inez Quintero
Basil Rathbone : le capitaine Esteban Pasquale
Montagu Love : Don Alejandro Vega
George Regas : le sergent Gonzales
Robert Lowery : Rodrigo

Sorte de western. Le jeune Don Diego se fait passer pour un couard efféminé. En réalité, sans que personne ne le sache, il n'est autre que Zorro, le justicier masqué qui combat un gouverneur tyrannique.

Une affiche américaine de Zorro

Une autre affiche américaine de Zorro



1941


Blood and sand (Arènes sanglantes)


Pour le résumé, le générique et un extrait d'Arènes sanglantes, cliquez ICI



1942


Rings on her fingers (Qui perd gagne)

Avec :
Gene Tierney : Susan Miller/Linda Worthington
Henry Fonda : John Wheeler
Laird Cregar : Warren

L'histoire serait celle d'escrocs qui utiliseraient une jeune femme pour séduire et plumer un soi-disant millionnaire; lequel n'aurait en réalité aucun sou et finirait par "tomber" la dame.



1948


Summer holiday (Belle jeunesse)

Nous préférons ne pas mettre de résumé pour ce film que nous n'avons pas vu.



1957


Silk stockings (La belle de Moscou)

Avec :
Cyd Charisse : Ninotchka Yochenko
Fred Astaire : Steve Canfield
Peter Lorre : Brankov

Il s'agirait d'une comédie musicale, remake du Ninotchka de Lubitsch.




Des collaborations avortées



A deux reprises, Rouben Mamoulian a commencé le tournage d'un film avant d'être littéralement "viré" et remplacé par Otto Preminger

1944

Dans son étude critique sur Laura, madame Odile Bächler indique que le tournage avait été commencé par Rouben Mamoulian. Lequel fut dessaisi au profit de Preminger, qui, au début, n'était que le producteur.
Quant au portrait de Laura, si important, Mamoulian aurait d'abord fait peindre un tableau par sa propre femme. Preminger l'aurait remplacé par une photographie agrandie de l'actrice Gene Tierney; cette photo aurait ensuite été recouverte de peinture.


1959

Mamoulian est remplacé par Preminger sur le tournage de Porgy and Bess.


1963

Mamoulian est remplacé sur le tournage de Cléopâtre par Joseph L. Mankiewicz (1909/1993).







Hédy Sellami, eclairages.com.fr

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Plus de 1 400 liens cinéma !

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Eclairages est, à notre connaissance, le seul support à répertorier un aussi grand nombre de sites consacrés au septième art, qui plus est classés par thèmes, continents, pays, ordre alphabétique.













La banque Nemo, un film d'une brûlante actualité



Réalisé vers 1934, l'opus de Marguerite Viel retrace l'ascension sociale d'un arriviste qui ne recule devant aucune manoeuvre pour parvenir au sommet.

Ce n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais il est au moins une scène qu'il faut voir, aujourd'hui en 2013, tant elle paraît d'actualité : le conseil des ministres (notre extrait). A l'époque, cette scène, qui montre ces messieurs sous leur jour véritable, aurait d'ailleurs été censurée, coupée.

Certains prétendront que nous sommes dans la caricature : au contraire, il nous paraît que nous sommes encore au-dessous de la réalité, de notre réalité.

Toute ressemblance avec des personnages et des faits existant aujourd'hui constitue, sans doute, une coïncidence ...

Il n'empêche que l'on croirait entendre parler d'affaires actuelles, récentes, quand, par exemple, le président du Conseil rappelle au ministre des colonies qu'il a concédé des terrains à l'affairiste alors que ses subordonnés le lui avaient déconseillé; ou lorsque la question est posée de savoir comment le banquier véreux peut être en possession de documents qui auraient dû rester entre les mains du même ministre ...

Frappants échos encore avec la situation actuelle quand on rappelle au président du Conseil qu'il a plaidé pour le banquier il y a six mois ...

Aura-t-on la cruauté de remarquer aussi combien est ressemblant ce personnage d'imbécile qui tient à son poste parce qu'il est ministre pour la première fois, et depuis si peu de temps, alors qu'il était député depuis quinze ans ...

Oui, tout cela ressemble horriblement à ce qu'aujourd'hui, nous vivons en pire ...







Alfred sur les traces d'Agatha ?

Alfred sur les traces d'Agatha ?

Eclairages vous présente une nouvelle étude sur Hitchcock. Intéressons-nous plus particulièrement à ses rapports avec une Anglaise célèbre ... "la reine du crime" ... Agatha Christie. Nous allons voir que plusieurs films du cinéaste présentent d'étranges ressemblances avec certains livres de sa compatriote.





Quand Kurosawa fait appel à Ravel







Le récit de la femme violentée dans 羅生門 (Rashomon) est accompagné d'une partition inspirée du célèbre Boléro.

Démonstration en images et en musique avec l'extrait du film et le final de l'opus ravélien.













Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu

Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu


Un journaliste qui, dans un "grand" support de presse, prétend analyser l'oeuvre d'Ozu, alors qu'un élément prouve, de façon incontestable, qu'il n'a pas vu le film dont il parle ? Eh oui ! Malheureusement, c'est possible ! Démonstration, avec preuve à l'appui.


Afin que personne ne crie à la citation tronquée et pour que le lecteur puisse juger sur pièce, nous reproduisons intégralement, en annexe, un article daté du 21/7/2005 et inséré dans la rubrique Culture et spectacles du Figaro, sous le titre Ozu, la compassion contre le moralisme.

L'auteur, un certain Bertrand Dicale, écrit avec emphase : "Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis".






Un journaliste au-dessus de tout soupçon


A lire ce paragraphe, les âmes candides ne peuvent douter que notre éminent spécialiste ait vu les oeuvres d'Ozu, singulièrement celles qu'il cite. Le contraire serait totalement incompatible avec son article.

Et puis, tout de même, ce monsieur est titulaire de la carte de presse !
Il a également publié au moins un livre; pas sur le cinéma, certes, mais sur madame Juliette Gréco. Car il serait l'un des meilleurs connaisseurs de la chanson française, si l'on se fie à sa réputation officielle. C'est donc, en principe, un esprit brillant, qui peut s'appliquer à différents domaines. Pensez ! Spécialiste et d'Ozu et de Juliette Gréco et de la chanson variété.
Avec cela, critique exigeant, selon ce que clame le site internet de la SACEM (société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique).
Enfin, pour ne rien gâcher, il serait rédacteur en chef adjoint des pages spectacles du Figaro, l'un des plus grands journaux dont puisse s'enorgueillir l'inattaquable grande presse française, dont l'unique souci est de suer sang et eau pour remplir son sacro-saint devoir d'information, en toute indépendance et en toute honnêteté.


Comment un tel homme, investi d'une telle mission, pourrait-il n'être qu'un charlatan, un bonimenteur de foire entortillant le badaud à coups de grandes phrases pompeuses, un tartufe qui, la main sur le coeur, prend allègrement pour des imbéciles les innocents qui ont l'honneur de lui prêter l'oreille ?





Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu

L'impossible imposture


Bien sûr qu'il connaît les films d'Ozu, et tous ! La preuve : il accumule les adverbes de temps tels que : toujours, parfois. N'écrit-il pas : "Le cinéaste semble toujours dubitatif" ? Et ne mentionne-t-il pas alors trois oeuvres qui corroborent ce "toujours" ? C'est donc qu'il les a vues, ces trois oeuvres ! Et que les trois confirment le "toujours". La formulation même : "Que l'héroïne ... que le jeune professeur ... que le héros adultère ..., Ozu conserve une distance" etc, cette formulation implique nécessairement que pas un de ces films n'infirme la règle; règle que notre subtil exégète ne peut avoir dégagée qu'après avoir visionné les films eux-mêmes, et particulièrement ces trois-là, puisqu'il les a retenus comme emblématiques.

"Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance" etc : encore une fois, comment pourrait-il conclure cela, comment oserait-il user de ce "toujours", à partir des trois opus qu'il a choisi de citer, s'il ne les connaissait pas ? De telles phrases impliquent nécessairement que monsieur Dicale soit familiarisé avec les oeuvres qu'il évoque. S'il ne l'était pas, non seulement ces phrases n'auraient aucune valeur; mais elles relèveraient de l'imposture pure et simple.





La preuve du délit


Malheureusement pour monsieur Bertrand Dicale, l'héroïne d'Une femme de Tokyo ne se prostitue pas pour payer les études de son fiancé; elle finance les études de son frère. Et aucune des personnes qui ont vu cette bande, ne peut s'y méprendre : car, que les deux personnages soient frère et soeur, est répété maintes fois au cours du film; et toute l'histoire met clairement en scène cette parenté; laquelle, à aucun moment, ne peut être confondue avec une relation fiancée/fiancé. Donc, qui a vu le film, sait obligatoirement que le garçon est le frère; cela ne peut pas échapper au spectateur, qui ne peut pas non plus l'oublier.

Par contre, l'énorme erreur de monsieur Dicale s'élucide si l'on songe qu'elle figure dans les documents promotionnels qui accompagnent la sortie de l'oeuvre. Ainsi, par exemple, à l'entrée du Champo - salle qui programme Ozu - une feuille mise à disposition du public, annonce ceci : "Une jeune femme se prostitue pour payer les études de son fiancé". C'est presque exactement la phrase que l'on peut lire dans l'article de monsieur Dicale, où jeune femme est juste remplacé par héroïne ... Ce que c'est qu'un critique exigeant ...

Pas de veine, tout de même, ce monsieur Dicale. Il a trouvé le moyen d'étayer sa démonstration précisément avec le film qu'il ne fallait pas * ! On serait tenté d'accuser la maladresse, s'il ne fallait plutôt invoquer la malchance : car, pour être maladroit, il eût fallu que monsieur Dicale sût que les prospectus se trompaient dans leur résumé d' Une femme de Tokyo; et, pour le savoir, il eût fallu voir le film.

Au surplus, il n'est même pas certain que l'héroïne se prostitue, comme l'affirment les documents promotionnels et, à leur suite, monsieur Dicale. Certes, la demoiselle travaille dans un bar; certes, à un moment, elle monte dans une voiture avec un client du bar; mais, cela signifie-t-il vraiment qu'elle vende son corps ? On pourrait d'autant plus en douter que, selon les intertitres français, elle reproche à son frère de prendre trop au tragique le métier qu'elle exerce. Pourrait-elle considérer qu'un frère prenne trop au tragique la prostitution de sa soeur ? C'est peu vraisemblable. Le reproche qu'elle adresse à son frère, s'expliquerait mieux si elle n'était que vaguement hôtesse sans aller jusqu'à la prostitution.
Mais, ce sont là questions de détail que seul peut se poser un maniaque comme nous, qui poussons l'obsession jusqu'à aller voir les films avant d'en parler, et jusqu'à tenter de les comprendre. Un grand critique de la grande presse ne descend pas à de telles futilités : quand on a la science infuse, on connaît à fond son cinéaste, avec une certitude infaillible et comme innée qui dispense d'en fréquenter les oeuvres ...


* PS ajouté le 2/9/2008 : inutile de le préciser : rien ne prouve que monsieur Dicale connaisse davantage les autres films d'Ozu dont il parle.

Notre édito a été mis en ligne en 2005 à l'occasion d'un cycle Ozu au cinéma Le Champo, à Paris. Nous ignorons si le grand critique nommé Dicale est toujours au Figaro.







L'article de monsieur Dicale dans Le Figaro


Ozu, la compassion contre le moralisme
Bertrand Dicale
21 juillet 2005

Le Japon ? Il n'y a pas que ça dans les films d'Ozu. Avec ses intérieurs de bambou et de papier huilé, ses repas aux rites discrets mais inflexibles, ses gestes si facilement énigmatiques, on pourrait les regarder comme des documents bruts, comme une plongée objective dans une réalité sociale et culturelle. D'ailleurs, les personnages ne semblent parfois animés que par un surmoi impérieux, par des conventions et des sacrifices qui font s'effacer tout ce que nous appelons, dans notre Europe, le coeur et même l'âme.

Mais il y a autre chose que le Japon, sa morale et ses normes, même dans Il était un père, film des années 40 inédit en France et présenté pour la première fois cet été, autre chose encore dans chacun des 14 longs-métrages classiques de la rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui. Cet autre chose, c'est l'intimité, la familiarité de Yasujiro Ozu avec le drame. Sa génération de Japonais a connu des cataclysmes historiques (sa carrière sera interrompue par plusieurs années à l'armée, jusqu'en 1941, alors que son pays plonge dans une guerre suicidaire), mais ils apparaissent à peine dans ses films.

Ce qui l'intéresse, ce sont les plus intimes, les plus douces, les mieux intentionnées des injustices – celles de la famille, celles de la vertu. Il n'est qu'à observer le regard tendre mais un peu sec de son acteur fétiche, Chishu Ryu, lorsque, dans Il était un père, il refuse avec la plus vive énergie que son fils quitte son poste de professeur dans une petite ville de province pour venir vivre avec lui à Tokyo. Veuf, il est séparé de son fils unique depuis les années de collège de celui-ci, mais peu importe : chacun doit accomplir son devoir, à sa place et dans sa position, malgré l'amour, malgré le manque, malgré l'élan toujours sensible de la liberté. Il est écrit que ce père et ce fils doivent vivre loin de l'autre, avec seulement des souvenirs et des attentions lointaines, et il n'est pas question qu'ils échappent, l'un comme l'autre, à ce devoir-là.

Ce regard de Chishu Ryu dans cette scène d'Il était un père, droit mais sans colère, on le retrouve dans les remontrances finalement indulgentes du vieux père à ses très jeunes enfants dans Bonjour (1959), dans les réflexions du conservateur un peu perdu devant la jeunesse dans Eté précoce (1951)... Une colère éternellement d'un autre temps, mélange d'étonnement et de rigueur, de bienveillance et de moralisme. Les exégètes voient en Chishu Ryu plus qu'un porte-parole d'Ozu dans ses films : il est une manière de porte-âme, un double sans masque. Et c'est lui qui, à l'écran, apparaît à la fois comme un gardien de l'ordre et un coeur doux, comme un pater familias roide dans ses certitudes et un homme toujours un peu perdu devant la vie. Alcoolique infiniment digne dans Le Goût du saké (1962), homme mûr perdu dans les liens emmêlés de sa vie dans Crépuscule à Tokyo (1957), Chishu Ryu ressemble à Yasujiro Ozu, le fils jamais marié qui sera anéanti par la mort de sa mère.

La rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui traverse l'oeuvre d'Ozu à travers le prisme des conflits intérieurs, des cas de conscience, des hésitations morales. Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis. Beaucoup plus loin que le Japon, il montre l'humain.




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Répertoire des films noirs américains



Eclairages met en ligne un répertoire des films noirs américains, classés par compagnie cinématographique et par ordre alphabétique.

Pour chaque film, le générique, le résumé, des photogrammes et un ou plusieurs extraits.

Le répertoire sera progressivement enrichi.









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