Hédy Sellami présente
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Extraits à venir sur Eclairages

Extraits à venir sur Eclairages


Parmi les films dont nous mettrons des séquences en ligne prochainement :

Miss Mend, de Barnet et Ozep

Les mondes futurs, sur un scénario de HG Wells

Le village du péché, d'Iwan Prawow et Olga Preobrashenskaja

Othello, d'Orson Welles

Le chevalier à la rose, de Robert Wiene

The dragon painter, avec Sessue Hayakawa






Des Mains d'Orlac aux Disparus de Saint-Agil

Des Mains d'Orlac aux Disparus de Saint-Agil


Eclairages vous propose une sélection de séances, avec aussi Toute la mémoire du monde; Aelita; Stroheim; et le voyage temporel dans le cinéma muet en ciné-concerts; un festival japonais; Alberto Lattuada; Héroïnes d'Asie; Sacha Guitry; La maison des otages; les studios de la Victorine; Gilda; La dame de Shanghaï; Vittorio de Sica; ou encore La dernière caravane. Cliquez
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Deux partitions pour une grève



Стачка (La grève, 1925) d'Eisenstein, peut être visionné en deux copies, avec deux musiques différentes.

L'une (ci-dessus) a été composée récemment par Pierre Jodlowski pour la cinémathèque de Toulouse. L'autre (ci-dessous) est constituée de morceaux signés Chostakovitch pour une restauration soviétique de 1969.

C'est l'occasion de constater à quel point l'accompagnement sonore d'un film muet en modifie la perception.






Pour la diffusion de films muets à la télévision publique



Quoi qu'en disent certains, la connaissance et la publication des films muets restent faibles, fragmentaires.

C'est particulièrement le cas des films français.

Voici qui est tout de même stupéfiant : on ne peut trouver en DVD qu'une infime minorité des oeuvres les plus marquantes signées par les cinéastes les plus célèbres : Gance, Dulac, L'Herbier, Antoine, Epstein (1) ...

Il faut parfois chercher chez des éditeurs étrangers pour dénicher une oeuvre !

Et ne parlons pas des réalisateurs davantage négligés encore : les Roussel, les Kemm, les Lion, les Hervil, les Poirier ...

N'est-il pas pour le moins étrange que ces cinégraphistes soient littéralement interdits d'antenne dans leur propre pays ?

Pour ne citer que ce seul exemple, combien de films signés Baroncelli la télévision française a-t-elle diffusés depuis qu'elle existe ?

Il ne serait pas scandaleux qu'une chaîne publique projette, ne serait-ce qu'une fois par mois, un film français muet.

Cela n'apparaîtrait tout de même pas disproportionné par rapport au nombre de gens intéressés, certes faible.

France 5 diffusant déjà des documentaires, France 3 le Cinéma de minuit, France 2 (irrégulièrement et très tard) le Ciné-club, France 4 pourrait être tenue de respecter ce minimum que l'on serait en droit d'attendre du service public.


(Notre illustration : Monte-Cristo (1929) de Fescourt : le crime dans l'auberge).




(1) ajouté le 29 mai 2014 : Epstein fait maintenant l'objet d'une édition en dvd.

(2) ajouté le 21 septembre 2018 : les programmes changeant constamment, France 5 diffuse actuellement - mais pour combien de temps ? - des classiques le lundi soir. Quant au ciné-club de France 2, il a été supprimé il y a bien longtemps … Cela étant, toujours pas de films muets en vue ... On peut se demander pourquoi la télévision publique ne passerait pas les films muets que l'on peut voir par exemple à la cinémathèque française ou à la Fondation Seydoux/Pathé; peut-être est-ce une question de droits ...


Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu

Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu


Un journaliste qui, dans un "grand" support de presse, prétend analyser l'oeuvre d'Ozu, alors qu'un élément prouve, de façon incontestable, qu'il n'a pas vu le film dont il parle ? Eh oui ! Malheureusement, c'est possible ! Démonstration, avec preuve à l'appui.


Afin que personne ne crie à la citation tronquée et pour que le lecteur puisse juger sur pièce, nous reproduisons intégralement, en annexe, un article daté du 21/7/2005 et inséré dans la rubrique Culture et spectacles du Figaro, sous le titre Ozu, la compassion contre le moralisme.

L'auteur, un certain Bertrand Dicale, écrit avec emphase : "Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis".





Un journaliste au-dessus de tout soupçon


A lire ce paragraphe, les âmes candides ne peuvent douter que notre éminent spécialiste ait vu les oeuvres d'Ozu, singulièrement celles qu'il cite. Le contraire serait totalement incompatible avec son article.

Et puis, tout de même, ce monsieur est titulaire de la carte de presse !
Il a également publié au moins un livre; pas sur le cinéma, certes, mais sur madame Juliette Gréco. Car il serait l'un des meilleurs connaisseurs de la chanson française, si l'on se fie à sa réputation officielle. C'est donc, en principe, un esprit brillant, qui peut s'appliquer à différents domaines. Pensez ! Spécialiste et d'Ozu et de Juliette Gréco et de la chanson variété.
Avec cela, critique exigeant, selon ce que clame le site internet de la SACEM (société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique).
Enfin, pour ne rien gâcher, il serait rédacteur en chef adjoint des pages spectacles du Figaro, l'un des plus grands journaux dont puisse s'enorgueillir l'inattaquable grande presse française, dont l'unique souci est de suer sang et eau pour remplir son sacro-saint devoir d'information, en toute indépendance et en toute honnêteté.


Comment un tel homme, investi d'une telle mission, pourrait-il n'être qu'un charlatan, un bonimenteur de foire entortillant le badaud à coups de grandes phrases pompeuses, un tartufe qui, la main sur le coeur, prend allègrement pour des imbéciles les innocents qui ont l'honneur de lui prêter l'oreille ?





Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu
L'impossible imposture


Bien sûr qu'il connaît les films d'Ozu, et tous ! La preuve : il accumule les adverbes de temps tels que : toujours, parfois. N'écrit-il pas : "Le cinéaste semble toujours dubitatif" ? Et ne mentionne-t-il pas alors trois oeuvres qui corroborent ce "toujours" ? C'est donc qu'il les a vues, ces trois oeuvres ! Et que les trois confirment le "toujours". La formulation même : "Que l'héroïne ... que le jeune professeur ... que le héros adultère ..., Ozu conserve une distance" etc, cette formulation implique nécessairement que pas un de ces films n'infirme la règle; règle que notre subtil exégète ne peut avoir dégagée qu'après avoir visionné les films eux-mêmes, et particulièrement ces trois-là, puisqu'il les a retenus comme emblématiques.

"Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance" etc : encore une fois, comment pourrait-il conclure cela, comment oserait-il user de ce "toujours", à partir des trois opus qu'il a choisi de citer, s'il ne les connaissait pas ? De telles phrases impliquent nécessairement que monsieur Dicale soit familiarisé avec les oeuvres qu'il évoque. S'il ne l'était pas, non seulement ces phrases n'auraient aucune valeur; mais elles relèveraient de l'imposture pure et simple.



La preuve du délit


Malheureusement pour monsieur Bertrand Dicale, l'héroïne d'Une femme de Tokyo ne se prostitue pas pour payer les études de son fiancé; elle finance les études de son frère. Et aucune des personnes qui ont vu cette bande, ne peut s'y méprendre : car, que les deux personnages soient frère et soeur, est répété maintes fois au cours du film; et toute l'histoire met clairement en scène cette parenté; laquelle, à aucun moment, ne peut être confondue avec une relation fiancée/fiancé. Donc, qui a vu le film, sait obligatoirement que le garçon est le frère; cela ne peut pas échapper au spectateur, qui ne peut pas non plus l'oublier.

Par contre, l'énorme erreur de monsieur Dicale s'élucide si l'on songe qu'elle figure dans les documents promotionnels qui accompagnent la sortie de l'oeuvre. Ainsi, par exemple, à l'entrée du Champo - salle qui programme Ozu - une feuille mise à disposition du public, annonce ceci : "Une jeune femme se prostitue pour payer les études de son fiancé". C'est presque exactement la phrase que l'on peut lire dans l'article de monsieur Dicale, où jeune femme est juste remplacé par héroïne ... Ce que c'est qu'un critique exigeant ...

Pas de veine, tout de même, ce monsieur Dicale. Il a trouvé le moyen d'étayer sa démonstration précisément avec le film qu'il ne fallait pas * ! On serait tenté d'accuser la maladresse, s'il ne fallait plutôt invoquer la malchance : car, pour être maladroit, il eût fallu que monsieur Dicale sût que les prospectus se trompaient dans leur résumé d' Une femme de Tokyo; et, pour le savoir, il eût fallu voir le film.

Au surplus, il n'est même pas certain que l'héroïne se prostitue, comme l'affirment les documents promotionnels et, à leur suite, monsieur Dicale. Certes, la demoiselle travaille dans un bar; certes, à un moment, elle monte dans une voiture avec un client du bar; mais, cela signifie-t-il vraiment qu'elle vende son corps ? On pourrait d'autant plus en douter que, selon les intertitres français, elle reproche à son frère de prendre trop au tragique le métier qu'elle exerce. Pourrait-elle considérer qu'un frère prenne trop au tragique la prostitution de sa soeur ? C'est peu vraisemblable. Le reproche qu'elle adresse à son frère, s'expliquerait mieux si elle n'était que vaguement hôtesse sans aller jusqu'à la prostitution.
Mais, ce sont là questions de détail que seul peut se poser un maniaque comme nous, qui poussons l'obsession jusqu'à aller voir les films avant d'en parler, et jusqu'à tenter de les comprendre. Un grand critique de la grande presse ne descend pas à de telles futilités : quand on a la science infuse, on connaît à fond son cinéaste, avec une certitude infaillible et comme innée qui dispense d'en fréquenter les oeuvres ...


* PS ajouté le 2/9/2008 : inutile de le préciser : rien ne prouve que monsieur Dicale connaisse davantage les autres films d'Ozu dont il parle.

Notre édito a été mis en ligne en 2005 à l'occasion d'un cycle Ozu au cinéma Le Champo, à Paris. Nous ignorons si le grand critique nommé Dicale est toujours au Figaro.







L'article de monsieur Dicale dans Le Figaro


Ozu, la compassion contre le moralisme
Bertrand Dicale
21 juillet 2005

Le Japon ? Il n'y a pas que ça dans les films d'Ozu. Avec ses intérieurs de bambou et de papier huilé, ses repas aux rites discrets mais inflexibles, ses gestes si facilement énigmatiques, on pourrait les regarder comme des documents bruts, comme une plongée objective dans une réalité sociale et culturelle. D'ailleurs, les personnages ne semblent parfois animés que par un surmoi impérieux, par des conventions et des sacrifices qui font s'effacer tout ce que nous appelons, dans notre Europe, le coeur et même l'âme.

Mais il y a autre chose que le Japon, sa morale et ses normes, même dans Il était un père, film des années 40 inédit en France et présenté pour la première fois cet été, autre chose encore dans chacun des 14 longs-métrages classiques de la rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui. Cet autre chose, c'est l'intimité, la familiarité de Yasujiro Ozu avec le drame. Sa génération de Japonais a connu des cataclysmes historiques (sa carrière sera interrompue par plusieurs années à l'armée, jusqu'en 1941, alors que son pays plonge dans une guerre suicidaire), mais ils apparaissent à peine dans ses films.

Ce qui l'intéresse, ce sont les plus intimes, les plus douces, les mieux intentionnées des injustices – celles de la famille, celles de la vertu. Il n'est qu'à observer le regard tendre mais un peu sec de son acteur fétiche, Chishu Ryu, lorsque, dans Il était un père, il refuse avec la plus vive énergie que son fils quitte son poste de professeur dans une petite ville de province pour venir vivre avec lui à Tokyo. Veuf, il est séparé de son fils unique depuis les années de collège de celui-ci, mais peu importe : chacun doit accomplir son devoir, à sa place et dans sa position, malgré l'amour, malgré le manque, malgré l'élan toujours sensible de la liberté. Il est écrit que ce père et ce fils doivent vivre loin de l'autre, avec seulement des souvenirs et des attentions lointaines, et il n'est pas question qu'ils échappent, l'un comme l'autre, à ce devoir-là.

Ce regard de Chishu Ryu dans cette scène d'Il était un père, droit mais sans colère, on le retrouve dans les remontrances finalement indulgentes du vieux père à ses très jeunes enfants dans Bonjour (1959), dans les réflexions du conservateur un peu perdu devant la jeunesse dans Eté précoce (1951)... Une colère éternellement d'un autre temps, mélange d'étonnement et de rigueur, de bienveillance et de moralisme. Les exégètes voient en Chishu Ryu plus qu'un porte-parole d'Ozu dans ses films : il est une manière de porte-âme, un double sans masque. Et c'est lui qui, à l'écran, apparaît à la fois comme un gardien de l'ordre et un coeur doux, comme un pater familias roide dans ses certitudes et un homme toujours un peu perdu devant la vie. Alcoolique infiniment digne dans Le Goût du saké (1962), homme mûr perdu dans les liens emmêlés de sa vie dans Crépuscule à Tokyo (1957), Chishu Ryu ressemble à Yasujiro Ozu, le fils jamais marié qui sera anéanti par la mort de sa mère.

La rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui traverse l'oeuvre d'Ozu à travers le prisme des conflits intérieurs, des cas de conscience, des hésitations morales. Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis. Beaucoup plus loin que le Japon, il montre l'humain.



Des Mains d'Orlac aux Disparus de Saint-Agil



Eclairages vous propose une sélection de séances : un festival japonais; le voyage temporel dans les films muets; Les mains d'Orlac; La maison des otages; Vittorio de Sica; Stroheim; Toute la mémoire du monde; les studios de la Victorine; Gilda; La dame de Shanghaï; Sacha Guitry; etc

N'oubliez pas de consulter aussi les programmes dans les instituts culturels, les musées et les cinémathèques, que vous trouverez dans nos liens.

Notre grille de programmes est régulièrement enrichie. En plus de la mise à jour complète du mercredi. Les films que nous retenons sont, en principe, projetés en version originale sous-titrée en français; lorsqu'ils sont montrés en version doublée française, nous le signalons.

Lorsque des noms apparaissent en bleu, ce sont des liens sur lesquels vous pouvez cliquer. Nous vous rappelons, du reste, que notre liste de liens a été considérablement enrichie : vous y trouverez, notamment, maints sites d'acteurs et d'actrices.




Pour aller vite



A Paris, le Christine 21, 4 rue Christine, 75006, ressort des classiques américains et anglais, chaque film passant seulement certains jours de la semaine, au moins jusqu'au mardi 26 février 2019.



Toujours à Paris, le Grand Action ressort des westerns et Les raisins de la colère. Cliquez ICI



Le Limonaire, à Paris, projette des films muets en ciné-concerts. Cliquez ICI



Du 23 janvier au 25 février 2019, la cinémathèque française présente des films japonais : cliquez ICI

Jusqu'au 25 février 2019, la cinémathèque française propose un cycle Alberto Lattuada : cliquez ICI



En mars 2019, le musée Guimet, à Paris, présente des films asiatiques dans le cadre d'un cycle Héroïnes d'Asie : cliquez ICI






Sacha Guitry à Toulouse

Des Mains d'Orlac aux Disparus de Saint-Agil

En janvier/mars 2019, la cinémathèque de Toulouse présente un cycle Sacha Guitry avec Gaumont.

A voir notamment :

Le roman d'un tricheur, de Sacha Guitry
France. 1936. 1h35. Avec Sacha Guitry, Marguerite Moreno et Jacqueline Delubac

Un homme raconte comment, toute sa vie, il a triché pour parvenir à ses fins. Cela commence par le meurtre tranquille de sa propre famille ...


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Aelita en musique


Lundi 4 mars 2019 à 20 heures, la cinémathèque de Toulouse projette, en ciné-concert :

Aelita, de Protozanov
URSS. Muet. 1924. 1h45 (?).

Un film qui mêle politique et science-fiction, avec une révolution sur la planète Mars.


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Vittorio de Sica à Lyon

Des Mains d'Orlac aux Disparus de Saint-Agil

Jusqu'au 23 avril 2019, l'Institut Lumière, à Lyon, propose une rétrospective Vittorio de Sica.

A voir notamment :

Le voleur de bicyclette, de Vittorio de Sica
Italie. 1948. 1h25.

Un homme pauvre se fait voler le vélo sans lequel il ne peut pas travailler. Il part à sa recherche dans la ville, avec son fils. Le film le plus connu du néo-réalisme italien.


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Sélection de programmes à la télévision française



La réception de la TNT connaît de nombreux problèmes partout en France. En effet, les fréquences sont accaparées pour la 4G. Nous-même, certains jours, ne pouvons plus capter aucune chaîne. On doit donc payer une redevance pour une télé que l'on ne peut même pas capter ! Il existe des filtres pour neutraliser la 4G, mais il faut les payer, bien évidemment ...

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Le Cinéma de minuit, sur France 3, proposait des films anciens, dans la nuit du dimanche au lundi, vers 0h25.

En janvier, le cinéma de minuit a repris, mais le lundi sur France 5. Hélas, les films étrangers sont diffusés non pas en version originale avec sous-titres en français, mais en version multilingue. Ainsi, Règlement de comptes, de Fritz Lang, devait être enregistré soit en français, soit en anglais mais sans les sous-titres puisque, avec la version multilingue, les sous-titres ne peuvent pas être enregistrés. C'est incontestablement une détérioration de l'émission.
Par ailleurs, pour le moment, il n'y a plus de classiques du cinéma sur France 5 le lundi à 20h50. Nous ignorons si cette grille a été définitivement supprimée, mais une telle suppression serait bien dans la logique de ces changements d'horaires et de chaîne. Le cinéma de minuit aurait ainsi été transféré sur France 5 en remplacement du programme cinéma de 20h50. Nous y reviendrons.

dernier film du cycle Fritz Lang

lundi 25 février 2019 vers 23h45 sur France 5

Le tombeau hindou, de Fritz Lang

Allemagne/France. 1959. 1h45. Avec Debra Paget

La suite du Tigre du Bengale, diffusé la semaine précédente. Un ingénieur qui travaille en Inde pour un maharadjah, tombe amoureux d'une danseuse indienne également convoitée par ce maharadjah ...

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dimanche 17 février 2019 à 20h50 sur Arte

La cérémonie, de Claude Chabrol

France. 1995. 1h45. Avec Sandrine Bonnaire, Isabelle Huppert et Jean-Pierre Cassel

Une jeune femme est engagée comme bonne dans une famille bourgeoise. Peu à peu, sous l'influence d'une copine, elle en vient à semer le désordre dans cette famille, jusqu'au carnage final ... Un film qui transpire la peur que les bourgeois ont des classes populaires.

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vendredi 1er mars 2019 à 13h35 sur Arte

La dernière caravane, de Delmer Daves

USA. 1956. 1h35. Avec Richard Widmark

Western. Un Blanc élevé par des Indiens, est accusé d'avoir commis un meurtre. Alors qu'il est emmené vers la prison, le convoi est attaqué par des Indiens. C'est le supposé meurtrier qui va aider ses geôliers à surmonter cette épreuve ...

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lundi 4 février 2019 à 20h50 sur Arte

Le merdier, de Ted Post

USA. 1977. 1h50. Avec Burt Lancaster

Un an avant l'engagement militaire massif des Etats-Unis au Vietnam, des soldats américains sont chargés de préparer l'intervention ...

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lundi 11 février 2019 à 13h35 sur Arte

Docteur Folamour, de Stanley Kubrick

USA. 1964. 1h40. Avec Peter Sellers et George C. Scott

Un général américain décide de lancer une attaque nucléaire contre l'Union soviétique ... Un film qui forme comme un diptyque avec Les sentiers de la gloire.

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jeudi 21 février 2019 à 13h35 sur Arte

Les pionniers de la Western Union, de Fritz Lang

USA. 1941. 1h35. Avec Randolph Scott

Western en couleur. Dans l'Ouest (volé aux Indiens, rappelons-le), les colons décident d'installer le télégraphe. Rien d'extraordinaire.

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jeudi 28 février 2019 à 13h35 sur Arte

Procès de singe, de Stanley Kramer

USA. 1960. 2h05. Avec Spencer Tracy, Fredric March, Dick York et Gene Kelly

Aux USA, un procès oppose les tenants de l'évolutionnisme de Darwin, aux créationnistes ...

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dimanche 24 février 2019 à 22h50 et mardi 26 février 2019 à 13h35 sur Arte

Sur la piste des Mohawks, de John Ford

USA. 1939. 1h45. Avec Henry Fonda et Claudette Colbert

Western en couleur. Encore le mythe du courageux colon qui doit faire face aux méchants Indiens ...

Le western de John Ford sera précédé du film Impitoyable avec Clint Eastwood, à 20h50.

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Lundi 25 février 2019 sur Arte

Soirée cinéma

20h50

Hope and glory, de John Boorman
GB. 1987. 1h50. Avec Sebastian Rice Edwards

La guerre de 1940 vue depuis Londres par un enfant de sept ans …


22h45

La maison des otages, de William Wyler
USA. 1955. 1h50. Avec Humphrey Bogart, Fredric March et Arthur Kennedy

Des gangsters prennent toute une famille en otage … Huis-clos pour un film noir avec des vedettes de l'époque, dont un spécialiste du film de gangster, Bogart.

La maison des otages repasse mercredi 27 février 2019 à 13h35.


nuit du lundi 25 au mardi 26 février 2019 à 0h35 sur Arte

Les mains d'Orlac, de Robert Wiene
Allemagne. Muet. 1924. 1h40. Avec Conrad Veidt

Un pianiste, victime d'un accident de train, se voit greffer les mains d'un cadavre. Il apprend que ce cadavre était celui d'un meurtrier condamné à mort et exécuté. Dès lors, d'étranges pulsions de meurtre s'emparent de lui, semblant venir des mains comme animées de leur propre volonté … Un classique parmi les classiques, classique du fantastique, et classique de l'expressionnisme, avec une grande composition de l'acteur Conrad Veidt, en principe en version restaurée.


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lundi 4 mars 2019 à 20h50 sur Arte

soirée Rita Hayworth dans deux films noirs

20h50

Gilda, de Charles Vidor
USA. 1946. 1h45. Avec Rita Hayworth et Glenn Ford

Un individu sans le sou sauve la vie d'un richissime homme d'affaires. Celui-ci l'embauche pour protéger sa femme. Or, cette dernière et l'individu se sont aimés, jadis, avant que cet amour ne se transforme, apparemment, en haine … Pour la petite histoire, c'est dans ce film que Rita Hayworth chante la fameuse chanson Put the blame on me.


22h40

La dame de Shanghaï, d'Orson Welles
USA. 1947. 1h45. Avec Rita Hayworth et Orson Welles

Un marin est engagé par un homme riche marié à une femme beaucoup plus jeune que lui. Très vite, il semble que l'épouse cherche à se servir du marin pour se débarrasser de son encombrant mari … Machination diabolique avec une dernière scène d'anthologie : le règlement de comptes dans la galerie des glaces.


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Victorine a 100 ans !

Des Mains d'Orlac aux Disparus de Saint-Agil

Du 25 mars au 7 avril 2019, la cinémathèque française célèbre le centenaire des studios de la Victorine, à Nice.

A voir notamment :

samedi 30 mars 2019 à 15 heures

deux films muets de Germaine Dulac :

La fête espagnole, de Germaine Dulac

Puis :

Gossette, de Germaine Dulac
France. 1923. 2 heures.

Un jeune homme enquête sur la mort de ses parents, avec l'aide d'une orpheline qu'ils avaient recueillie …


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Toute la mémoire de Bercy

Des Mains d'Orlac aux Disparus de Saint-Agil
Du 13 au 17 mars 2019, la cinémathèque française présente la nouvelle édition de Toute la mémoire du monde. Au programme, entre autres, des films muets d'Amérique latine.

Egalement au programme, parmi d'autres raretés muettes :

Mercredi 13 mars 2019 à 14 heures, en ciné-concert :

Le crépuscule du coeur, de Maurice Mariaud
France. 1916. 50 minutes. Avec Berthe Jalabert

Deux petits-bourgeois en vacances sur la Côte, cherchent à qui marier leurs filles ...


Egalement à voir, en ciné-concert :

dimanche 17 mars 2019 à 20h30

Le golem, de Paul Wegener
Allemagne. 1920. Muet. Avec Paul Wegener

D'après une légende juive, celle d'une créature faite d'argile et qui finit par semer la terreur ... Un classique du fantastique.


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Stroheim à Paris

Du 27 février au 10 mars 2019, la cinémathèque française consacre une rétrospective à Erich von Stroheim en tant qu'acteur et réalisateur.

A voir notamment :

mercredi 27 février 2019 à 20 heures en ciné-concert :

Folies de femmes, de Stroheim
USA. 1920. 2 heures. Avec Stroheim et Mae Busch

Des escrocs tentent de voler une grosse somme à un ambassadeur en utilisant la folie des jeux d'argent ...



jeudi 7 mars 2019 à 19h30

Les disparus de Saint-Agil, de Christian-Jaque
France. 1938. 1h40. Avec Stroheim, Michel Simon, Aimé Clariond et Mouloudji

Plusieurs élèves d'un pensionnat pour jeunes garçons, disparaissent mystérieusement. Les plus grands mènent l'enquête, bientôt aidés par l'un des professeurs ...


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Pathé voyage dans le temps

Des Mains d'Orlac aux Disparus de Saint-Agil

Du 30 janvier au 22 février 2019, la fondation Seydoux-Pathé, à Paris, présente un cycle de films muets avec pour thème le voyage temporel, en ciné-concerts.

A voir notamment :

Intolérance, de Griffith
USA. Muet. 1916. 2h50 (?). Avec Lilian Gish et Mae Marsh

Le film raconte quatre moments de l'Histoire humaine, notamment la Passion du Christ et la chute de Babylone, et ces quatre moments s'entrecroisent en un inoubliable choral ...


Par ailleurs, pendant toute l'année 2019, la Fondation Pathé passera des films muets en rapport avec l'Inde.


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Annoncé pour bientôt



Du 24 avril au 27 mai 2019, la cinémathèque française propose une rétrospective Joan Crawford.













Plan du métro et du RER à Paris

Des Mains d'Orlac aux Disparus de Saint-Agil
Pour consulter un plan du métro et du RER à Paris afin de vous rendre dans les salles, cliquez
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Hédy Sellami, eclairages.eu

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Plus de 1 400 liens cinéma !

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Eclairages est, à notre connaissance, le seul support à répertorier un aussi grand nombre de sites consacrés au septième art, qui plus est classés par thèmes, continents, pays, ordre alphabétique.













La banque Nemo, un film d'une brûlante actualité



Réalisé vers 1934, l'opus de Marguerite Viel retrace l'ascension sociale d'un arriviste qui ne recule devant aucune manoeuvre pour parvenir au sommet.

Ce n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais il est au moins une scène qu'il faut voir, aujourd'hui en 2013, tant elle paraît d'actualité : le conseil des ministres (notre extrait). A l'époque, cette scène, qui montre ces messieurs sous leur jour véritable, aurait d'ailleurs été censurée, coupée.

Certains prétendront que nous sommes dans la caricature : au contraire, il nous paraît que nous sommes encore au-dessous de la réalité, de notre réalité.

Toute ressemblance avec des personnages et des faits existant aujourd'hui constitue, sans doute, une coïncidence ...

Il n'empêche que l'on croirait entendre parler d'affaires actuelles, récentes, quand, par exemple, le président du Conseil rappelle au ministre des colonies qu'il a concédé des terrains à l'affairiste alors que ses subordonnés le lui avaient déconseillé; ou lorsque la question est posée de savoir comment le banquier véreux peut être en possession de documents qui auraient dû rester entre les mains du même ministre ...

Frappants échos encore avec la situation actuelle quand on rappelle au président du Conseil qu'il a plaidé pour le banquier il y a six mois ...

Aura-t-on la cruauté de remarquer aussi combien est ressemblant ce personnage d'imbécile qui tient à son poste parce qu'il est ministre pour la première fois, et depuis si peu de temps, alors qu'il était député depuis quinze ans ...

Oui, tout cela ressemble horriblement à ce qu'aujourd'hui, nous vivons en pire ...







Alfred sur les traces d'Agatha ?

Alfred sur les traces d'Agatha ?

Eclairages vous présente une nouvelle étude sur Hitchcock. Intéressons-nous plus particulièrement à ses rapports avec une Anglaise célèbre ... "la reine du crime" ... Agatha Christie. Nous allons voir que plusieurs films du cinéaste présentent d'étranges ressemblances avec certains livres de sa compatriote.





Quand Kurosawa fait appel à Ravel



Le récit de la femme violentée dans 羅生門 (Rashomon) est accompagné d'une partition inspirée du célèbre Boléro.

Démonstration en images et en musique avec l'extrait du film et le final de l'opus ravélien.













22 de nos 385 extraits de films