Hédy Sellami présente
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Extraits à venir sur Eclairages

Extraits à venir sur Eclairages
Parmi les films dont nous mettrons des séquences en ligne prochainement :

Miss Mend, de Barnet et Ozep

Les mondes futurs, sur un scénario de HG Wells

Coeurs en lutte, de Fritz Lang

Le village du péché, d'Iwan Prawow et Olga Preobrashenskaja

Othello, d'Orson Welles

Le chevalier à la rose, de Robert Wiene

The dragon painter, avec Sessue Hayakawa






Du Poison au Bas-quartier de Yokocho

Du Poison au Bas-quartier de Yokocho


Eclairages vous propose une sélection de séances, avec aussi Eisenstein; Exotisme; La divine; et The lodger en ciné-concerts; la Shintoho; Danielle Darrieux; Jean Vigo; Les quatre filles du docteur March; Clouzot; le fantastique muet; Romance gothique; James Dean; des films français des années 1930; Mickey One; Samuel Fuller; ou encore Max Ophüls.

Cliquez ICI










Pour la diffusion de films muets à la télévision publique


Quoi qu'en disent certains, la connaissance et la publication des films muets restent faibles, fragmentaires.

C'est particulièrement le cas des films français.

Voici qui est tout de même stupéfiant : on ne peut trouver en DVD qu'une infime minorité des oeuvres les plus marquantes signées par les cinéastes les plus célèbres : Gance, Dulac, L'Herbier, Antoine, Epstein (1) ...

Il faut parfois chercher chez des éditeurs étrangers pour dénicher une oeuvre !

Et ne parlons pas des réalisateurs davantage négligés encore : les Roussel, les Kemm, les Lion, les Hervil, les Poirier ...

N'est-il pas pour le moins étrange que ces cinégraphistes soient littéralement interdits d'antenne dans leur propre pays ?

Pour ne citer que ce seul exemple, combien de films signés Baroncelli la télévision française a-t-elle diffusés depuis qu'elle existe ?

Il ne serait pas scandaleux qu'une chaîne publique projette, ne serait-ce qu'une fois par mois, un film français muet.

Cela n'apparaîtrait tout de même pas disproportionné par rapport au nombre de gens intéressés, certes faible.

France 5 diffusant déjà des documentaires, France 3 le Cinéma de minuit, France 2 (irrégulièrement et très tard) le Ciné-club, France 4 pourrait être tenue de respecter ce minimum que l'on serait en droit d'attendre du service public.


(Notre illustration : Monte-Cristo (1929) de Fescourt : le crime dans l'auberge).




(1) ajouté le 29 mai 2014 : Epstein fait maintenant l'objet d'une édition en dvd.


Grands journalistes ou grands ignares ?

Grands journalistes ou grands ignares ?


Madame La Très Grande Journaliste Anne Sinclair, Directrice Editoriale du Bluffington Post, commence l'un de Ses éditos par : "L'homme qui en savait trop est un mauvais film d'Alfred Hitchcock".

Que Sa Majesté permette à mon humble personne d'apporter quelques précisions. J'espère que Son Altesse La Dominante n'en voudra pas trop au dominé que je suis ...

Il existe deux versions de The man who knew too much, l'une réalisée vers 1934, l'autre réalisée vers 1956.

Sainte Anne l'ignorant, Elle n'a pas précisé à quelle version Elle se réfère.

L'opus de 1934 n'est pas si mauvais.

Certes, celui de 1956 n'est pas le meilleur Hitchcock, loin s'en faut ...

Mais, si j'osais prétendre apprendre quoi que ce soit à Sa Sainteté, je Lui signalerais que cette version de 1956 comporte l'une des scènes les plus formidables qu'ait signées le maître : le fameux concert au cours duquel le meurtre doit être commis (notre extrait).

Qu'importe, après tout ! Que cela n'empêche pas Sa Royauté d'expédier le film comme Elle le fait ...

Je m'excuse d'avoir été si outrecuidant envers Ma Supérieure.

D'autant qu'Elle n'est pas la seule vedette du journalisme à étaler Son ignorance avec une telle insouciance.

Un jour, à la radio, j'entendais Le Pape Jean-François Kahn. Il lâcha quelque chose du genre : "Le film Little Cesar, avec ce gangster joué par James Cagney".

Il aurait dû mieux préparer Son topo, ou mieux choisir Ses nègres. Little Cesar a pour acteur principal ... Edward G. Robinson, et non James Cagney.

J'espère que Son Excellence ne m'en voudra pas d'avoir osé relever Son erreur. Où va-t-on si les serviteurs tels que moi, ceux que Monsieur Kahn appellerait les boniches, se mettent à jouer les professeurs ?





280e filmographie

280e filmographie

Deux partitions pour une grève



Стачка (La grève, 1925) d'Eisenstein, peut être visionné en deux copies, avec deux musiques différentes.

L'une (ci-dessus) a été composée récemment par Pierre Jodlowski pour la cinémathèque de Toulouse. L'autre (ci-dessous) est constituée de morceaux signés Chostakovitch pour une restauration soviétique de 1969.

C'est l'occasion de constater à quel point l'accompagnement sonore d'un film muet en modifie la perception.






Du Poison au Bas-quartier de Yokocho



Eclairages vous propose une sélection de séances : Eisenstein; Jean Vigo; Danielle Darrieux; la Shintoho; Mickey One; James Dean; Clouzot; Samuel Fuller; Ophüls; le fantastique muet; des films muets en ciné-concerts etc

N'oubliez pas de consulter aussi les programmes dans les instituts culturels, les musées et les cinémathèques, que vous trouverez dans nos liens.

Notre grille de programmes est régulièrement enrichie. En plus de la mise à jour complète du mercredi. Les films que nous retenons sont, en principe, projetés en version originale sous-titrée en français; lorsqu'ils sont montrés en version doublée française, nous le signalons.

Lorsque des noms apparaissent en bleu, ce sont des liens sur lesquels vous pouvez cliquer. Nous vous rappelons, du reste, que notre liste de liens a été considérablement enrichie : vous y trouverez, notamment, maints sites d'acteurs et d'actrices.




Pour aller vite

Le Limonaire, à Paris, projette des films muets en ciné-concerts. Cliquez ICI



La cinémathèque française propose régulièrement des films français des années 1930. Cliquez ICI

La cinémathèque française propose des films lituaniens, jusqu'au 28 janvier 2018. Cliquez ICI



Le forum des images de Paris propose une vision des Etats-Unis d'Amérique en 80 films, jusqu'au 28 février 2018, sous le patronage d'Oliver Stone. Cliquez ICI



Le club du cinéma russe de Bordeaux projette des films russes et soviétiques connus ou beaucoup moins connus, dont certains rarement ou jamais vus en France. Cliquez ICI



A Strasbourg, jusqu'au 23 janvier 2018, l'Odyssée propose des films allemands. Cliquez ICI



La cinémathèque de Nice projette notamment des films de Bunuel. Cliquez ICI



La cinémathèque de Bruxelles propose un cycle Gothic romance. A voir notamment : Le château du dragon, de Mankiewicz, et L'ombre d'un doute, de Hitchcock. Cliquez ICI




Hommage à Clouzot

Du Poison au Bas-quartier de Yokocho

Le réalisateur français Henri-Georges Clouzot est au cinéma Le Champo, à Paris, dans la semaine allant jusqu'au mardi 23 janvier 2018.

A voir notamment :

plus programmé cette semaine :

Le corbeau
France. 1943. 1h40. Avec Pierre Fresnay, Pierre Larquey, Ginette Leclerc et Micheline Francey

Dans une petite ville de province, des lettres anonymes sèment d'abord la discorde, puis la mort ... La police en vient à soupçonner un médecin ... Le film le plus réputé de Clouzot. Des scènes mémorables, comme l'enterrement, la dictée, ou encore les lettres anonymes en pleine église. Une conception du monde que certains jugent noire ou pessimiste.


lundi 22 janvier 2018 à 21h40 :

L'assassin habite au 21, de Clouzot
France. 1942. 1h35. Avec Pierre Fresnay, Suzy Delair, Pierre Larquey, Jean Tissier et Noël Roquevert

Un mystérieux meurtrier commet plusieurs crimes en laissant, à chaque fois, une carte de visite au nom de monsieur Durand. L'inspecteur Wens apprend que ce monsieur Durand habiterait dans une pension de famille. Il s'y rend, déguisé en pasteur. Il lui faudra tout son flair pour découvrir quel pensionnaire est monsieur Durand ... Plus qu'un simple polar, la vision d'un monde sans Dieu, corrompu et vicié ...


Le Champo présente aussi des films d'Ophüls et des classiques français, entre autres films.


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ICI


Clouzot est également au programme à l'institut de l'image, à Aix. Cliquez ICI











Samuel Fuller à Paris

Du Poison au Bas-quartier de Yokocho

Jusqu'au 15 février 2018, la cinémathèque française propose une rétrospective consacrée au réalisateur américain Samuel Fuller.

A voir notamment :

Shock corridor, de Samuel Fuller
USA. 1963. 1h40. Avec Gene Evans

Un journaliste se fait passer pour fou afin d'être interné et d'enquêter sur le milieu psychiatrique. Il y laissera sa raison ... Un choc, assurément.



Quarante tueurs, de Samuel Fuller
USA. 1957. 1h35. Avec Barbara Stanwyck, Barry Sullivan et Dean Jagger

Western. Dans une petite bourgade, le shérif et quelques hommes courageux doivent faire face à une bande de hors-la-loi dirigée par une femme ...


Pour l'ensemble du cycle Samuel Fuller à la cinémathèque française, cliquez
ICI





Ciné-concerts à Paris


Dans le cadre de sa saison 2017/2018, la Philharmonie de Paris (anciennement Cité de la musique) rend hommage à Hitchcock, avec plusieurs ciné-concerts au cours d'un même week-end.

A voir notamment :

vendredi 2 février 2018 à 20h30

The lodger, d'Alfred Hitchcock
GB. Muet. 1927. 1h10. Avec Ivor Novello.

Un jeune homme au comportement jugé étrange, est suspecté d'être Jack l'éventreur ... L'un des films muets les plus réputés de maître Alfred.



Egalement en ciné-concert :

samedi 10 février 2018 à 15 heures

La divine, de Wu Yonggang
Chine. Muet. 1934. 1h25. Avec Ruan Lingyu.

Pour élever son enfant, une jeune femme est contrainte à la prostitution. Elle finit par se révolter contre son proxénète, mais c'est elle que la société condamnera ...


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Eisenstein en ciné-concerts

Du 11 janvier au 3 février 2018 , la cinémathèque de Toulouse propose une rétrospective consacrée au réalisateur soviétique Eisenstein, le chantre de la révolution russe, avec plusieurs ciné-concerts.

A voir notamment :

samedi 20 janvier 2018 à 20h30

Le cuirassé Potemkine, d'Eisenstein, en ciné-concert
URSS. Muet. 1925. 1h10.

La révolte de marins maltraités en 1905, dans laquelle les Soviétiques voulurent voir un prélude à la révolution bolchévique de 1917. Des scènes devenues ultra-célèbres, comme celle des escaliers d'Odessa. Un classique parmi les classiques.


vendredi 12 janvier 2018 à 21 heures

La ligne générale, d'Eisenstein
URSS. 1929. Muet. 1h30.

Après la révolution bolchévique, à la campagne, une paysanne décide de créer une coopérative agricole et de mettre fin au pouvoir des riches propriétaires terriens.


Pour l'ensemble du cycle Eisenstein à la cinémathèque de Toulouse, cliquez
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Sélection de programmes à la télévision française

La réception de la TNT connaît de nombreux problèmes partout en France. En effet, les fréquences sont accaparées pour la 4G. Nous-même, il y a encore quelques jours, ne pouvions plus capter aucune chaîne. Certaines chaînes ont, par ailleurs, changé de place, si l'on peut dire, ou de numéro.

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Le Cinéma de minuit, sur France 3, propose des films anciens, dans la nuit du dimanche au lundi, vers 0h20.

nuit du dimanche 21 au lundi 22 janvier 2018 vers 0h20 sur France 3

Mickey One, d'Arthur Penn
USA. 1965. 1h40. Avec Warren Beatty, Hurd Hatfield et Alexandra Stewart

Un comédien qui tente de percer, sent sa vie menacée par une sorte de mafia, sans que la menace se précise vraiment. Atmosphère paranoïaque pour un film peu connu du réalisateur de Miracle en Alabama ...


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lundi 25 décembre 2017 à 13h35 sur Arte, rediffusion à venir

Ulysse, de Mario Camerini

Italie/USA/France. 1h45. 1954. Avec Kirk Douglas, Anthony Quinn et Silvana Mangano

D'après le mythe grec et Homère, l'histoire du héros qui, après la guerre de Troie, devra affronter maintes épreuves fabuleuses avant de retrouver son foyer ...

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jeudi 25 janvier 2018 à 13h35 sur Arte

Le capitan, d'André Hunebelle

France/Italie. 1960. 2 heures. Avec Jean Marais, Bourvil, Lise Delamare et Pierrette Bruno

Au 17e siècle, en France, un noble doit protéger l'héritier du trône, que des ambitieux veulent éliminer ... Amour, aventures et passions dans un film historique.

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Mini-cycle Clint Eastwood sur Arte, avec Mémoires de nos pères et Lettres d'Iwo Jima : cliquez ICI

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vendredi 26 janvier 2018 à 13h35 sur Arte

Les quatre filles du docteur March, de Mervyn LeRoy
USA. 1949. 1h45. Avec Janet Leigh, Liz Taylor, Mary Astor, June Allyson et Peter Lawford

L'action se situe en Amérique, pendant la guerre de Sécession. Les quatre filles du docteur March grandissent, deviennent adultes, connaissent l'amour ... L'une d'elles se sent une vocation d'écrivain, une autre est gravement malade ... Un film plein d'émotion et de nostalgie.


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Du Poison au Bas-quartier de Yokocho

vendredi 12 janvier 2018 à 13h30 sur Arte

Docteur Jivago, de David Lean

USA. 1965. Avec Omar Sharif, Julie Christie et Alec Guiness

Amours et passions au temps de la révolution bolchévique en Russie. Inutile de chercher dans cette histoire une quelconque vérité historique, mieux vaut y voir une fresque d'aventure et de grands sentiments.

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James Dean à Paris


A Paris, la Filmothèque ressort notamment des films de Jean Vigo, ainsi que Le baiser du tueur, de Kubrick.

La Filmothèque propose aussi des films avec James Dean, dont :

samedi 20 janvier 2018 à 21h45 et mardi 23 janvier à 18 heures :

A l'est d'Eden, d'Elia Kazan
USA. 1955. 2 heures. Avec James Dean, Raymond Massey et Julie Harris

En 1917, aux USA, un jeune homme qui vit avec son père et son frère, apprend que sa mère, qu'il croyait morte, est toujours en vie. Il décide de la revoir ... Encore un film dans lequel James Dean incarne un certain mal de vivre. Par le réalisateur de La fièvre dans le sang.


La Filmothèque ressort aussi Les bas-fonds new-yorkais, de Samuel Fuller.


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Poison parisien

A Paris, le Desperado (qui semble avoir changé de nom, sinon de propriétaire. Il s'agirait maintenant du cinéma Ecoles 21, la salle étant située rue des écoles) ressort, au moins jusqu'au mardi 23 janvier 2018 :

Le poison, de Billy Wilder
USA. 1945. 1h45. Avec Ray Milland et Jane Wyman

Un écrivain raté, alcoolique, ne sait plus quoi inventer pour boire, malgré les précautions que prend sa compagne. Seul pendant le week-end, il est victime de delirium tremens ... Une composition remarquée de Ray Milland dans l'un de ses meilleurs rôles.














Danielle Darrieux à Lyon

Du Poison au Bas-quartier de Yokocho

Du 9 janvier au 4 mars 2018, l'Institut Lumière, à Lyon, propose quelques films avec l'actrice Danielle Darrieux, récemment décédée.

A voir notamment :

La vérité sur Bébé Donge, de Henri Decoin
France. 1954. 1h45. Avec Danielle Darrieux et Jean Gabin

Une femme vient de tuer son époux. Un flash-back nous permettra de comprendre comment l'on en est arrivé là ... Toute jeune, romantique et naïve, la demoiselle a épousé un homme bien plus âgé qu'elle. Elle déchantera très vite, la réalité ne sera pas conforme à ses rêves, et la nuit de noces ne sera qu'un viol sordide ...



Marie-Octobre, de Julien Duvivier
France. 1959. 1h40. Avec Danielle Darrieux, Paul Meurisse, Lino Ventura, Bernard Blier, Serge Reggiani et Paul Frankeur

Deux anciens résistants, Marie-Octobre et un ami, invitent les membres de leur ancien réseau à une soirée. Après les banalités d'usage, ils révéleront la véritable raison de cette invitation : Marie-Octobre vient d'apprendre que le chef du réseau fut tué par les Allemands parce qu'un membre dudit réseau avait trahi ... Marie-Octobre veut savoir qui est le traître ... L'une des belles réussites de Duvivier et une brochette de vedettes.


Pour l'ensemble du cycle Danielle Darrieux à l'institut Lumière de Lyon, cliquez
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La Shintoho à Paris

Du Poison au Bas-quartier de Yokocho

Du 13 janvier au 24 mars 2018, la Maison de la culture du Japon à Paris présente des films nippons de la firme Shintoho.

A voir notamment :

Dans le bas-quartier de Yokocho, de Hiroshi Shimizu
Japon. 1953. 1h40. Avec Yukiko Shamazaki

Un écrivain pauvre et son épouse enceinte, ne pouvant plus faire face aux dépenses, risquent d'être expulsés de leur appartement ... Un film très peu connu en France, comme tous ceux qui sont présentés dans ce cycle.


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Exotisme à Paris

Du Poison au Bas-quartier de Yokocho
Jusqu'au 4 février 2018, la Fondation Seydoux-Pathé, à Paris, présente des films muets en ciné-concerts en rapport avec l'exotisme de l'Asie.

A voir notamment :

Tao, de Gaston Ravel
France. Muet. 1923.

Film à épisodes. Un métis nommé Tao, tente de s'approprier une exploitation pétrolifère en Asie ... Une jeune fille s'oppose à ses visées. Une rareté.

A voir aussi, entre autres : The red lantern, de Capellani, mardi 16 janvier 2018 à 19 heures.


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Fantastique muet à Bruxelles


Jusqu'au 27 février 2018, la cinémathèque de Bruxelles présente des films muets de science-fiction ou liés au fantastique.

A voir notamment :

Metropolis, de Fritz Lang
Allemagne. Muet. 1927. 2h15 (?). Avec Brigitte Helm et Rudolf Klein-Rogge

Dans une ville futuriste, les riches vivent dans de beaux jardins tandis que les travailleurs triment sous terre. Un savant fou fabrique un robot humanoïde qui est la réplique exacte d'une jeune fille aimée et respectée de tous. Ce robot, que tous croient être la jeune fille, va pousser travailleurs et nantis à l'affrontement ... Brigitte Helm est superbe dans le double rôle de la jeune fille angélique et du robot démoniaque.

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Annoncé pour bientôt

Du Poison au Bas-quartier de Yokocho


La cinémathèque française annonce le réalisateur américain Tod Browning du 14 février au 4 mars 2018. Cliquez ICI
















Plan du métro et du RER à Paris

Du Poison au Bas-quartier de Yokocho
Pour consulter un plan du métro et du RER à Paris afin de vous rendre dans les salles, cliquez
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Hédy Sellami, eclairages.eu

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Plus de 1 400 liens cinéma !

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Eclairages est, à notre connaissance, le seul support à répertorier un aussi grand nombre de sites consacrés au septième art, qui plus est classés par thèmes, continents, pays, ordre alphabétique.













La banque Nemo, un film d'une brûlante actualité



Réalisé vers 1934, l'opus de Marguerite Viel retrace l'ascension sociale d'un arriviste qui ne recule devant aucune manoeuvre pour parvenir au sommet.

Ce n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais il est au moins une scène qu'il faut voir, aujourd'hui en 2013, tant elle paraît d'actualité : le conseil des ministres (notre extrait). A l'époque, cette scène, qui montre ces messieurs sous leur jour véritable, aurait d'ailleurs été censurée, coupée.

Certains prétendront que nous sommes dans la caricature : au contraire, il nous paraît que nous sommes encore au-dessous de la réalité, de notre réalité.

Toute ressemblance avec des personnages et des faits existant aujourd'hui constitue, sans doute, une coïncidence ...

Il n'empêche que l'on croirait entendre parler d'affaires actuelles, récentes, quand, par exemple, le président du Conseil rappelle au ministre des colonies qu'il a concédé des terrains à l'affairiste alors que ses subordonnés le lui avaient déconseillé; ou lorsque la question est posée de savoir comment le banquier véreux peut être en possession de documents qui auraient dû rester entre les mains du même ministre ...

Frappants échos encore avec la situation actuelle quand on rappelle au président du Conseil qu'il a plaidé pour le banquier il y a six mois ...

Aura-t-on la cruauté de remarquer aussi combien est ressemblant ce personnage d'imbécile qui tient à son poste parce qu'il est ministre pour la première fois, et depuis si peu de temps, alors qu'il était député depuis quinze ans ...

Oui, tout cela ressemble horriblement à ce qu'aujourd'hui, nous vivons en pire ...







Alfred sur les traces d'Agatha ?

Alfred sur les traces d'Agatha ?

Eclairages vous présente une nouvelle étude sur Hitchcock. Intéressons-nous plus particulièrement à ses rapports avec une Anglaise célèbre ... "la reine du crime" ... Agatha Christie. Nous allons voir que plusieurs films du cinéaste présentent d'étranges ressemblances avec certains livres de sa compatriote.





Quand Kurosawa fait appel à Ravel







Le récit de la femme violentée dans 羅生門 (Rashomon) est accompagné d'une partition inspirée du célèbre Boléro.

Démonstration en images et en musique avec l'extrait du film et le final de l'opus ravélien.













Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu

Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu


Un journaliste qui, dans un "grand" support de presse, prétend analyser l'oeuvre d'Ozu, alors qu'un élément prouve, de façon incontestable, qu'il n'a pas vu le film dont il parle ? Eh oui ! Malheureusement, c'est possible ! Démonstration, avec preuve à l'appui.


Afin que personne ne crie à la citation tronquée et pour que le lecteur puisse juger sur pièce, nous reproduisons intégralement, en annexe, un article daté du 21/7/2005 et inséré dans la rubrique Culture et spectacles du Figaro, sous le titre Ozu, la compassion contre le moralisme.

L'auteur, un certain Bertrand Dicale, écrit avec emphase : "Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis".






Un journaliste au-dessus de tout soupçon


A lire ce paragraphe, les âmes candides ne peuvent douter que notre éminent spécialiste ait vu les oeuvres d'Ozu, singulièrement celles qu'il cite. Le contraire serait totalement incompatible avec son article.

Et puis, tout de même, ce monsieur est titulaire de la carte de presse !
Il a également publié au moins un livre; pas sur le cinéma, certes, mais sur madame Juliette Gréco. Car il serait l'un des meilleurs connaisseurs de la chanson française, si l'on se fie à sa réputation officielle. C'est donc, en principe, un esprit brillant, qui peut s'appliquer à différents domaines. Pensez ! Spécialiste et d'Ozu et de Juliette Gréco et de la chanson variété.
Avec cela, critique exigeant, selon ce que clame le site internet de la SACEM (société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique).
Enfin, pour ne rien gâcher, il serait rédacteur en chef adjoint des pages spectacles du Figaro, l'un des plus grands journaux dont puisse s'enorgueillir l'inattaquable grande presse française, dont l'unique souci est de suer sang et eau pour remplir son sacro-saint devoir d'information, en toute indépendance et en toute honnêteté.


Comment un tel homme, investi d'une telle mission, pourrait-il n'être qu'un charlatan, un bonimenteur de foire entortillant le badaud à coups de grandes phrases pompeuses, un tartufe qui, la main sur le coeur, prend allègrement pour des imbéciles les innocents qui ont l'honneur de lui prêter l'oreille ?





Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu

L'impossible imposture


Bien sûr qu'il connaît les films d'Ozu, et tous ! La preuve : il accumule les adverbes de temps tels que : toujours, parfois. N'écrit-il pas : "Le cinéaste semble toujours dubitatif" ? Et ne mentionne-t-il pas alors trois oeuvres qui corroborent ce "toujours" ? C'est donc qu'il les a vues, ces trois oeuvres ! Et que les trois confirment le "toujours". La formulation même : "Que l'héroïne ... que le jeune professeur ... que le héros adultère ..., Ozu conserve une distance" etc, cette formulation implique nécessairement que pas un de ces films n'infirme la règle; règle que notre subtil exégète ne peut avoir dégagée qu'après avoir visionné les films eux-mêmes, et particulièrement ces trois-là, puisqu'il les a retenus comme emblématiques.

"Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance" etc : encore une fois, comment pourrait-il conclure cela, comment oserait-il user de ce "toujours", à partir des trois opus qu'il a choisi de citer, s'il ne les connaissait pas ? De telles phrases impliquent nécessairement que monsieur Dicale soit familiarisé avec les oeuvres qu'il évoque. S'il ne l'était pas, non seulement ces phrases n'auraient aucune valeur; mais elles relèveraient de l'imposture pure et simple.





La preuve du délit


Malheureusement pour monsieur Bertrand Dicale, l'héroïne d'Une femme de Tokyo ne se prostitue pas pour payer les études de son fiancé; elle finance les études de son frère. Et aucune des personnes qui ont vu cette bande, ne peut s'y méprendre : car, que les deux personnages soient frère et soeur, est répété maintes fois au cours du film; et toute l'histoire met clairement en scène cette parenté; laquelle, à aucun moment, ne peut être confondue avec une relation fiancée/fiancé. Donc, qui a vu le film, sait obligatoirement que le garçon est le frère; cela ne peut pas échapper au spectateur, qui ne peut pas non plus l'oublier.

Par contre, l'énorme erreur de monsieur Dicale s'élucide si l'on songe qu'elle figure dans les documents promotionnels qui accompagnent la sortie de l'oeuvre. Ainsi, par exemple, à l'entrée du Champo - salle qui programme Ozu - une feuille mise à disposition du public, annonce ceci : "Une jeune femme se prostitue pour payer les études de son fiancé". C'est presque exactement la phrase que l'on peut lire dans l'article de monsieur Dicale, où jeune femme est juste remplacé par héroïne ... Ce que c'est qu'un critique exigeant ...

Pas de veine, tout de même, ce monsieur Dicale. Il a trouvé le moyen d'étayer sa démonstration précisément avec le film qu'il ne fallait pas * ! On serait tenté d'accuser la maladresse, s'il ne fallait plutôt invoquer la malchance : car, pour être maladroit, il eût fallu que monsieur Dicale sût que les prospectus se trompaient dans leur résumé d' Une femme de Tokyo; et, pour le savoir, il eût fallu voir le film.

Au surplus, il n'est même pas certain que l'héroïne se prostitue, comme l'affirment les documents promotionnels et, à leur suite, monsieur Dicale. Certes, la demoiselle travaille dans un bar; certes, à un moment, elle monte dans une voiture avec un client du bar; mais, cela signifie-t-il vraiment qu'elle vende son corps ? On pourrait d'autant plus en douter que, selon les intertitres français, elle reproche à son frère de prendre trop au tragique le métier qu'elle exerce. Pourrait-elle considérer qu'un frère prenne trop au tragique la prostitution de sa soeur ? C'est peu vraisemblable. Le reproche qu'elle adresse à son frère, s'expliquerait mieux si elle n'était que vaguement hôtesse sans aller jusqu'à la prostitution.
Mais, ce sont là questions de détail que seul peut se poser un maniaque comme nous, qui poussons l'obsession jusqu'à aller voir les films avant d'en parler, et jusqu'à tenter de les comprendre. Un grand critique de la grande presse ne descend pas à de telles futilités : quand on a la science infuse, on connaît à fond son cinéaste, avec une certitude infaillible et comme innée qui dispense d'en fréquenter les oeuvres ...


* PS ajouté le 2/9/2008 : inutile de le préciser : rien ne prouve que monsieur Dicale connaisse davantage les autres films d'Ozu dont il parle.

Notre édito a été mis en ligne en 2005 à l'occasion d'un cycle Ozu au cinéma Le Champo, à Paris. Nous ignorons si le grand critique nommé Dicale est toujours au Figaro.







L'article de monsieur Dicale dans Le Figaro


Ozu, la compassion contre le moralisme
Bertrand Dicale
21 juillet 2005

Le Japon ? Il n'y a pas que ça dans les films d'Ozu. Avec ses intérieurs de bambou et de papier huilé, ses repas aux rites discrets mais inflexibles, ses gestes si facilement énigmatiques, on pourrait les regarder comme des documents bruts, comme une plongée objective dans une réalité sociale et culturelle. D'ailleurs, les personnages ne semblent parfois animés que par un surmoi impérieux, par des conventions et des sacrifices qui font s'effacer tout ce que nous appelons, dans notre Europe, le coeur et même l'âme.

Mais il y a autre chose que le Japon, sa morale et ses normes, même dans Il était un père, film des années 40 inédit en France et présenté pour la première fois cet été, autre chose encore dans chacun des 14 longs-métrages classiques de la rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui. Cet autre chose, c'est l'intimité, la familiarité de Yasujiro Ozu avec le drame. Sa génération de Japonais a connu des cataclysmes historiques (sa carrière sera interrompue par plusieurs années à l'armée, jusqu'en 1941, alors que son pays plonge dans une guerre suicidaire), mais ils apparaissent à peine dans ses films.

Ce qui l'intéresse, ce sont les plus intimes, les plus douces, les mieux intentionnées des injustices – celles de la famille, celles de la vertu. Il n'est qu'à observer le regard tendre mais un peu sec de son acteur fétiche, Chishu Ryu, lorsque, dans Il était un père, il refuse avec la plus vive énergie que son fils quitte son poste de professeur dans une petite ville de province pour venir vivre avec lui à Tokyo. Veuf, il est séparé de son fils unique depuis les années de collège de celui-ci, mais peu importe : chacun doit accomplir son devoir, à sa place et dans sa position, malgré l'amour, malgré le manque, malgré l'élan toujours sensible de la liberté. Il est écrit que ce père et ce fils doivent vivre loin de l'autre, avec seulement des souvenirs et des attentions lointaines, et il n'est pas question qu'ils échappent, l'un comme l'autre, à ce devoir-là.

Ce regard de Chishu Ryu dans cette scène d'Il était un père, droit mais sans colère, on le retrouve dans les remontrances finalement indulgentes du vieux père à ses très jeunes enfants dans Bonjour (1959), dans les réflexions du conservateur un peu perdu devant la jeunesse dans Eté précoce (1951)... Une colère éternellement d'un autre temps, mélange d'étonnement et de rigueur, de bienveillance et de moralisme. Les exégètes voient en Chishu Ryu plus qu'un porte-parole d'Ozu dans ses films : il est une manière de porte-âme, un double sans masque. Et c'est lui qui, à l'écran, apparaît à la fois comme un gardien de l'ordre et un coeur doux, comme un pater familias roide dans ses certitudes et un homme toujours un peu perdu devant la vie. Alcoolique infiniment digne dans Le Goût du saké (1962), homme mûr perdu dans les liens emmêlés de sa vie dans Crépuscule à Tokyo (1957), Chishu Ryu ressemble à Yasujiro Ozu, le fils jamais marié qui sera anéanti par la mort de sa mère.

La rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui traverse l'oeuvre d'Ozu à travers le prisme des conflits intérieurs, des cas de conscience, des hésitations morales. Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis. Beaucoup plus loin que le Japon, il montre l'humain.




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Répertoire des films noirs américains



Eclairages met en ligne un répertoire des films noirs américains, classés par compagnie cinématographique et par ordre alphabétique.

Pour chaque film, le générique, le résumé, des photogrammes et un ou plusieurs extraits.

Le répertoire sera progressivement enrichi.









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