Hédy Sellami présente
Recherche

Extraits à venir sur Eclairages



Parmi les films dont nous mettrons des séquences en ligne prochainement :

Miss Mend, de Barnet et Ozep

Les mondes futurs, sur un scénario de HG Wells

Othello, d'Orson Welles

Le chevalier à la rose, de Robert Wiene

The dragon painter, avec Sessue Hayakawa






Le passe soi-disant sanitaire achèvera les cinémas

Image du film Murder she said, une aventure de miss Marple
Après les confinements et les fermetures des commerces, des restaurants, des théâtres, des cinémas etc, voici maintenant l'odieux passe prétendument sanitaire.

C'est un fait : de nombreux Français, "vaccinés" ou pas, ne veulent pas de cette horreur. Et ils ont raison.
D'ailleurs, que les "vaccinés" ne s'y trompent pas : malgré les promesses fallacieuses de ce gouvernement illégitime, ils n'auront pas plus le droit de vivre normalement que les non-vaccinés. Promesses fallacieuses d'ailleurs constamment démenties par les déclarations officielles avouant que tout le monde devra vivre, ad vitam aeternam, avec des injections à répétition, les masques, le couvre-feu, l'interdiction de sortir de chez soi ou de prendre simplement en verre en terrasse, ainsi que toute la panoplie d'un univers concentrationnaire.

Pour ce qui est plus particulièrement des cinémas et autres cinémathèques, il y a fort à parier qu'ils vont encore perdre un certain nombre d'usagers, qui refusent de devoir montrer un passe simplement pour voir des films.
De nombreuses salles vont donc fermer (comme tant d'autres entreprises), et c'est l'un des objectifs poursuivis par Macron et sa clique.
Les cinémathèques ou autres lieux de projection divers et variés risquent fort de supprimer des emplois.
Au demeurant, bien naïfs seraient les salariés qui croiraient échapper durablement à la "vaccination" obligatoire, avec licenciement à la clé pour ceux qui la refuseraient. Toutes les catégories vont y passer, tôt ou tard, le gouvernement ayant simplement choisi d'épargner temporairement certains secteurs afin de diviser la population.

C'est maintenant qu'il faut stopper les criminels au pouvoir.
Bien qu'à certains égards, elle puisse apparaître comme problématique (notamment du fait que c'est l'oligarchie elle-même qui a arrêté toute l'activité économique avec les confinements, ce qui prouve que cet arrêt ne la gênait pas), la grève générale illimitée est urgente. Une grève active, pour dégager la mafia qui tient les rênes du pays.

Macron avait conclu l'une de ses allocutions par cette phrase : "Nous sommes en guerre". Oui, ils sont en guerre, contre la population, contre les salariés, contre les indépendants, contre les personnes âgées, contre les jeunes, contre les mères, contre les enfants, contre tous ceux qui résistent à leur dictature mais aussi contre ceux qui n'ont toujours pas compris ce qui se joue.

Cette guerre, ils doivent la perdre. Sinon, c'est le peuple qui sera perdu.




Ni publicité ni complaisance pour le passe "sanitaire"

Affiche du film THX1138 de George Lucas

L'odieux passe prétendument "sanitaire" étant désormais obligatoire pour aller au cinéma, dans les cinémathèques ou dans divers lieux projetant des films, Eclairages ne fera pas de publicité à ces lieux en signalant leurs programmes et en renvoyant vers leurs sites internet.
Nous suspendons également notre rubrique concernant les programmes télé, car la propagande et les mensonges de la petite lucarne ont atteint des sommets inégalés.

Honte aux gens qui acceptent de collaborer à la ségrégation "vaccinale".

Cela se retournera d'ailleurs contre eux : il ne fait aucun doute qu'au bout du compte, bon nombre de cinémas ou assimilés finiront, au pire par fermer, au mieux par vivoter encore un certain temps grâce à quelques poignées de spectateurs.
Cela aura bien évidemment des conséquences en termes de faillites ... et d'emplois.

Les naïfs qui croient s'en tirer en se soumettant aux diktats du pouvoir macronien, connaîtront des réveils douloureux : ils ne s'imaginent tout de même pas que la mafia au pouvoir leur versera éternellement des subventions ... S'ils n'ont pas compris que cette mafia veut leur peau, ils sont décidément bien sots.

La seule solution pour s'en sortir, est de se battre tous ensemble, dès maintenant, afin de dégager la camorra qui tient les rênes du pays.

Hors ce combat, il n'y aura pas de salut.


330e filmographie

Affiche du film Fantômas (1932) de Paul Féjos

Deux partitions pour une grève


Стачка (La grève, 1925) d'Eisenstein, peut être visionné en deux copies, avec deux musiques différentes.

L'une (ci-dessus) a été composée récemment par Pierre Jodlowski pour la cinémathèque de Toulouse. L'autre (ci-dessous) est constituée de morceaux signés Chostakovitch pour une restauration soviétique de 1969.

C'est l'occasion de constater à quel point l'accompagnement sonore d'un film muet en modifie la perception.






Pour la diffusion de films muets à la télévision publique



Quoi qu'en disent certains, la connaissance et la publication des films muets restent faibles, fragmentaires.

C'est particulièrement le cas des films français.

Voici qui est tout de même stupéfiant : on ne peut trouver en DVD qu'une infime minorité des oeuvres les plus marquantes signées par les cinéastes les plus célèbres : Gance, Dulac, L'Herbier, Antoine, Epstein (1) ...

Il faut parfois chercher chez des éditeurs étrangers pour dénicher une oeuvre !

Et ne parlons pas des réalisateurs davantage négligés encore : les Roussel, les Kemm, les Lion, les Hervil, les Poirier ...

N'est-il pas pour le moins étrange que ces cinégraphistes soient littéralement interdits d'antenne dans leur propre pays ?

Pour ne citer que ce seul exemple, combien de films signés Baroncelli la télévision française a-t-elle diffusés depuis qu'elle existe ?

Il ne serait pas scandaleux qu'une chaîne publique projette, ne serait-ce qu'une fois par mois, un film français muet.

Cela n'apparaîtrait tout de même pas disproportionné par rapport au nombre de gens intéressés, certes faible.

France 5 diffusant déjà des documentaires, France 3 le Cinéma de minuit, France 2 (irrégulièrement et très tard) le Ciné-club, France 4 pourrait être tenue de respecter ce minimum que l'on serait en droit d'attendre du service public.


(Notre illustration : Monte-Cristo (1929) de Fescourt : le crime dans l'auberge).




(1) ajouté le 29 mai 2014 : Epstein fait maintenant l'objet d'une édition en dvd.

(2) ajouté le 21 septembre 2018 : les programmes changeant constamment, France 5 diffuse actuellement - mais pour combien de temps ? - des classiques le lundi soir. Quant au ciné-club de France 2, il a été supprimé il y a bien longtemps … Cela étant, toujours pas de films muets en vue ... On peut se demander pourquoi la télévision publique ne passerait pas les films muets que l'on peut voir par exemple à la cinémathèque française ou à la Fondation Seydoux/Pathé; peut-être est-ce une question de droits ...


Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu



Un journaliste qui, dans un "grand" support de presse, prétend analyser l'oeuvre d'Ozu, alors qu'un élément prouve, de façon incontestable, qu'il n'a pas vu le film dont il parle ? Eh oui ! Malheureusement, c'est possible ! Démonstration, avec preuve à l'appui.


Afin que personne ne crie à la citation tronquée et pour que le lecteur puisse juger sur pièce, nous reproduisons intégralement, en annexe, un article daté du 21/7/2005 et inséré dans la rubrique Culture et spectacles du Figaro, sous le titre Ozu, la compassion contre le moralisme.

L'auteur, un certain Bertrand Dicale, écrit avec emphase : "Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis".





Un journaliste au-dessus de tout soupçon


A lire ce paragraphe, les âmes candides ne peuvent douter que notre éminent spécialiste ait vu les oeuvres d'Ozu, singulièrement celles qu'il cite. Le contraire serait totalement incompatible avec son article.

Et puis, tout de même, ce monsieur est titulaire de la carte de presse !
Il a également publié au moins un livre; pas sur le cinéma, certes, mais sur madame Juliette Gréco. Car il serait l'un des meilleurs connaisseurs de la chanson française, si l'on se fie à sa réputation officielle. C'est donc, en principe, un esprit brillant, qui peut s'appliquer à différents domaines. Pensez ! Spécialiste et d'Ozu et de Juliette Gréco et de la chanson variété.
Avec cela, critique exigeant, selon ce que clame le site internet de la SACEM (société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique).
Enfin, pour ne rien gâcher, il serait rédacteur en chef adjoint des pages spectacles du Figaro, l'un des plus grands journaux dont puisse s'enorgueillir l'inattaquable grande presse française, dont l'unique souci est de suer sang et eau pour remplir son sacro-saint devoir d'information, en toute indépendance et en toute honnêteté.


Comment un tel homme, investi d'une telle mission, pourrait-il n'être qu'un charlatan, un bonimenteur de foire entortillant le badaud à coups de grandes phrases pompeuses, un tartufe qui, la main sur le coeur, prend allègrement pour des imbéciles les innocents qui ont l'honneur de lui prêter l'oreille ?





L'impossible imposture


Bien sûr qu'il connaît les films d'Ozu, et tous ! La preuve : il accumule les adverbes de temps tels que : toujours, parfois. N'écrit-il pas : "Le cinéaste semble toujours dubitatif" ? Et ne mentionne-t-il pas alors trois oeuvres qui corroborent ce "toujours" ? C'est donc qu'il les a vues, ces trois oeuvres ! Et que les trois confirment le "toujours". La formulation même : "Que l'héroïne ... que le jeune professeur ... que le héros adultère ..., Ozu conserve une distance" etc, cette formulation implique nécessairement que pas un de ces films n'infirme la règle; règle que notre subtil exégète ne peut avoir dégagée qu'après avoir visionné les films eux-mêmes, et particulièrement ces trois-là, puisqu'il les a retenus comme emblématiques.

"Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance" etc : encore une fois, comment pourrait-il conclure cela, comment oserait-il user de ce "toujours", à partir des trois opus qu'il a choisi de citer, s'il ne les connaissait pas ? De telles phrases impliquent nécessairement que monsieur Dicale soit familiarisé avec les oeuvres qu'il évoque. S'il ne l'était pas, non seulement ces phrases n'auraient aucune valeur; mais elles relèveraient de l'imposture pure et simple.



La preuve du délit


Malheureusement pour monsieur Bertrand Dicale, l'héroïne d'Une femme de Tokyo ne se prostitue pas pour payer les études de son fiancé; elle finance les études de son frère. Et aucune des personnes qui ont vu cette bande, ne peut s'y méprendre : car, que les deux personnages soient frère et soeur, est répété maintes fois au cours du film; et toute l'histoire met clairement en scène cette parenté; laquelle, à aucun moment, ne peut être confondue avec une relation fiancée/fiancé. Donc, qui a vu le film, sait obligatoirement que le garçon est le frère; cela ne peut pas échapper au spectateur, qui ne peut pas non plus l'oublier.

Par contre, l'énorme erreur de monsieur Dicale s'élucide si l'on songe qu'elle figure dans les documents promotionnels qui accompagnent la sortie de l'oeuvre. Ainsi, par exemple, à l'entrée du Champo - salle qui programme Ozu - une feuille mise à disposition du public, annonce ceci : "Une jeune femme se prostitue pour payer les études de son fiancé". C'est presque exactement la phrase que l'on peut lire dans l'article de monsieur Dicale, où jeune femme est juste remplacé par héroïne ... Ce que c'est qu'un critique exigeant ...

Pas de veine, tout de même, ce monsieur Dicale. Il a trouvé le moyen d'étayer sa démonstration précisément avec le film qu'il ne fallait pas * ! On serait tenté d'accuser la maladresse, s'il ne fallait plutôt invoquer la malchance : car, pour être maladroit, il eût fallu que monsieur Dicale sût que les prospectus se trompaient dans leur résumé d' Une femme de Tokyo; et, pour le savoir, il eût fallu voir le film.

Au surplus, il n'est même pas certain que l'héroïne se prostitue, comme l'affirment les documents promotionnels et, à leur suite, monsieur Dicale. Certes, la demoiselle travaille dans un bar; certes, à un moment, elle monte dans une voiture avec un client du bar; mais, cela signifie-t-il vraiment qu'elle vende son corps ? On pourrait d'autant plus en douter que, selon les intertitres français, elle reproche à son frère de prendre trop au tragique le métier qu'elle exerce. Pourrait-elle considérer qu'un frère prenne trop au tragique la prostitution de sa soeur ? C'est peu vraisemblable. Le reproche qu'elle adresse à son frère, s'expliquerait mieux si elle n'était que vaguement hôtesse sans aller jusqu'à la prostitution.
Mais, ce sont là questions de détail que seul peut se poser un maniaque comme nous, qui poussons l'obsession jusqu'à aller voir les films avant d'en parler, et jusqu'à tenter de les comprendre. Un grand critique de la grande presse ne descend pas à de telles futilités : quand on a la science infuse, on connaît à fond son cinéaste, avec une certitude infaillible et comme innée qui dispense d'en fréquenter les oeuvres ...


* PS ajouté le 2/9/2008 : inutile de le préciser : rien ne prouve que monsieur Dicale connaisse davantage les autres films d'Ozu dont il parle.

Notre édito a été mis en ligne en 2005 à l'occasion d'un cycle Ozu au cinéma Le Champo, à Paris. Nous ignorons si le grand critique nommé Dicale est toujours au Figaro.







L'article de monsieur Dicale dans Le Figaro


Ozu, la compassion contre le moralisme
Bertrand Dicale
21 juillet 2005

Le Japon ? Il n'y a pas que ça dans les films d'Ozu. Avec ses intérieurs de bambou et de papier huilé, ses repas aux rites discrets mais inflexibles, ses gestes si facilement énigmatiques, on pourrait les regarder comme des documents bruts, comme une plongée objective dans une réalité sociale et culturelle. D'ailleurs, les personnages ne semblent parfois animés que par un surmoi impérieux, par des conventions et des sacrifices qui font s'effacer tout ce que nous appelons, dans notre Europe, le coeur et même l'âme.

Mais il y a autre chose que le Japon, sa morale et ses normes, même dans Il était un père, film des années 40 inédit en France et présenté pour la première fois cet été, autre chose encore dans chacun des 14 longs-métrages classiques de la rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui. Cet autre chose, c'est l'intimité, la familiarité de Yasujiro Ozu avec le drame. Sa génération de Japonais a connu des cataclysmes historiques (sa carrière sera interrompue par plusieurs années à l'armée, jusqu'en 1941, alors que son pays plonge dans une guerre suicidaire), mais ils apparaissent à peine dans ses films.

Ce qui l'intéresse, ce sont les plus intimes, les plus douces, les mieux intentionnées des injustices – celles de la famille, celles de la vertu. Il n'est qu'à observer le regard tendre mais un peu sec de son acteur fétiche, Chishu Ryu, lorsque, dans Il était un père, il refuse avec la plus vive énergie que son fils quitte son poste de professeur dans une petite ville de province pour venir vivre avec lui à Tokyo. Veuf, il est séparé de son fils unique depuis les années de collège de celui-ci, mais peu importe : chacun doit accomplir son devoir, à sa place et dans sa position, malgré l'amour, malgré le manque, malgré l'élan toujours sensible de la liberté. Il est écrit que ce père et ce fils doivent vivre loin de l'autre, avec seulement des souvenirs et des attentions lointaines, et il n'est pas question qu'ils échappent, l'un comme l'autre, à ce devoir-là.

Ce regard de Chishu Ryu dans cette scène d'Il était un père, droit mais sans colère, on le retrouve dans les remontrances finalement indulgentes du vieux père à ses très jeunes enfants dans Bonjour (1959), dans les réflexions du conservateur un peu perdu devant la jeunesse dans Eté précoce (1951)... Une colère éternellement d'un autre temps, mélange d'étonnement et de rigueur, de bienveillance et de moralisme. Les exégètes voient en Chishu Ryu plus qu'un porte-parole d'Ozu dans ses films : il est une manière de porte-âme, un double sans masque. Et c'est lui qui, à l'écran, apparaît à la fois comme un gardien de l'ordre et un coeur doux, comme un pater familias roide dans ses certitudes et un homme toujours un peu perdu devant la vie. Alcoolique infiniment digne dans Le Goût du saké (1962), homme mûr perdu dans les liens emmêlés de sa vie dans Crépuscule à Tokyo (1957), Chishu Ryu ressemble à Yasujiro Ozu, le fils jamais marié qui sera anéanti par la mort de sa mère.

La rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui traverse l'oeuvre d'Ozu à travers le prisme des conflits intérieurs, des cas de conscience, des hésitations morales. Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis. Beaucoup plus loin que le Japon, il montre l'humain.



Judex (1916) de Louis Feuillade : Jacqueline enlevée; et la famille de Tremeuse détruite par le banquier Favraux



Film muet français.

Noir et blanc avec des passages teintés.

La musique n'est pas d'époque.




Scénario : Arthur Bernède et Louis Feuillade

Cinématographie : André Glatti et Léon Klausse

Décors : Robert-Jules Garnier


René Cresté est Judex, alias Jacques de Tremeuse
Edouard Mathé est Roger, le frère de Judex
Musidora est Diana Monti, alias Marie Verdier
Jean Devalde est Robert Moralés, complice de Diana Monti
Louis Leubas est le banquier Favraux
Yvette Andréyor est Jacqueline Aubry, la fille du banquier Favraux
Olinda Mano est Petit Jean, le fils de Jacqueline
Marcel Lévesque est le détective Cocantin
René Poyen est le môme Réglisse
Gaston Michel est Pierre Kerjean
Yvonne Dario est la comtesse de Tremeuse
Georges Flateau est Amaury de la Rochefontaine
Juliette Clarens est Gisèle de Birargues, à qui Jacqueline donne des leçons de piano
Lily Deligny est miss Daisy Torp



L'action se déroule en France, à l'époque contemporaine du film.


Prologue (environ 36 minutes) :

Favraux est un riche banquier. Il a une fille, Jacqueline, veuve, elle-même maman d'un tout jeune garçon, Petit Jean.

Déjà pourvu de son secrétaire Vallieres, Favraux embauche comme gouvernante une certaine Marie Verdier, qu'il courtise. Il ignore que cette demoiselle, particulièrement louche, nourrit de sombres desseins, avec son complice Moralés.

Amaury de la Rochefontaine, noble couvert de dettes qu'il ne parvient pas à payer, demande la main de Jacqueline. Il ne s'intéresse qu'à la fortune des Favraux.
Le banquier Favraux, semble-t-il, ignore la situation financière d'Amaury. Il informe sa fille de la demande en mariage. Jacqueline accepte d'épouser son prétendant.

Mais, voici qu'un vieil homme, Pierre Kerjean, demande à parler à Favraux.
Il y a des années, cet homme a été condamné pour banqueroute frauduleuse. En réalité, il a été la victime du banquier, vrai responsable des malversations. Kerjean a appris que son fils Robert aurait mal tourné et aurait été condamné plusieurs fois. Il voudrait que Favraux lui indique où se trouve ce fils perdu de vue.
Favraux l'éconduit. Plus tard, avec sa voiture, il va même jusqu'à l'écraser.

Voici que Favraux trouve sur son bureau des lettres signées Judex. Ce Judex lui enjoint de donner la moitié de sa fortune à l'Assistance Publique dans un bref délai, pour réparer ses crimes, sinon ...

Favraux n'a pas l'intention de céder et fait appel à un détective privé, Cocantin.

Cela n'empêche pas que le soir où Favraux donne un banquet pour fêter les fiançailles de Jacqueline et d'Amaury, il s'effondre après avoir porté un toast. Il est déclaré mort.


Episode 1 (environ 26 minutes) : L'ombre mystérieuse :

Jacqueline apprend que son père s'est enrichi en commettant quantités d'infamies : il a ruiné et fait injustement condamner maintes personnes, provoquant même le suicide de certaines.
Jacqueline donne toute sa fortune à l'Assistance publique.
Elle doit donc congédier ses employés, dont Marie Verdier.
Elle confie son fils à ses plus fidèles serviteurs, dont la mère de lait de Petit Jean, Marianne.

Amaury ne veut plus de Jacqueline, maintenant qu'elle est ruinée.

Un soir, Jacqueline reçoit un coup de téléphone : c'est la voix de son père !
En effet, celui-ci, en réalité, n'est pas mort. Il est entre les mains de Judex et de son frère Roger, qui le retiennent dans leur repaire, le Château-Rouge, et qui l'ont forcé à appeler sa fille au téléphone pour lui demander pardon.

Jacqueline donne des leçons de piano à domicile.
Un jour, César, frère de l'une de ses élèves, se montre extrêmement entreprenant, voire grossier, à son égard. Elle le repousse.
Il se trouve que César connaît bien Marie Verdier et Moralés. Il leur raconte sa mésaventure, sans leur dire qui est le professeur de piano. Moralés lui propose de monter une machination : contre 10 000 francs, lui, Moralés, kidnappera la dame, César la libérera et, éperdue de reconnaissance, elle succombera à César.

Cependant, dans son petit appartement, Jacqueline trouve une cage avec deux pigeons. Une lettre signée Judex lui dit que, si elle court le moindre danger, elle n'aura qu'à libérer les oiseaux ...


Episode 2 (environ 16 minutes) : L'expiation :

Petit Jean s'enfuit de chez Marianne.
Il rencontre un gamin des rues, le môme Réglisse. Celui-ci le ramène chez Jacqueline.
Mais, celle-ci a été kidnappée par Diana Monti et Moralés (notre premier extrait).
Petit Jean a libéré les pigeons, sans connaître leur fonction.
Judex fonce donc chez Jacqueline.


Episode 3 (environ 37 minutes) : La meute fantastique :

Moralés exerce maintenant un chantage sur César : il veut plus d'argent, sinon il dénoncera le jeune homme à la police concernant l'enlèvement de Jacqueline.
César avoue tout à sa soeur Gisèle et à son père, qui décident de régler l'affaire.

Judex retrouve l'endroit où Jacqueline est séquestrée.
Moralés et Diana Monti prennent la fuite.
Jacqueline retrouve son home et Petit Jean.

Par hasard, Jacqueline, Marianne et Petit Jean tombent sur le môme Réglisse dans la rue. Celui-ci est recueilli par Marianne et va donc vivre avec Petit Jean.

Pierre Kerjean n'est pas mort ! Blessé, il est soigné dans un hôpital.
Judex et Roger le recueillent et lui révèlent que Favraux n'est pas mort non plus. Ils le chargent d'être son geôlier au Château-Rouge.


Episode 4 (environ 25 minutes) : Le secret de la tombe :

Diana Monti et Moralés découvrent que Favraux n'est pas mort, car sa tombe est vide.
Ils envoient un télégramme à Jacqueline, signé Marianne, et prétendant que Petit Jean serait gravement malade. Il s'agit d'un piège. Jacqueline prend la route pour la maison de Marianne. Hélas, deux hommes la jettent dans un cours d'eau !
Heureusement, Petit Jean et le môme Réglisse pêchent non loin. Ils sauvent Jacqueline.
Diana Monti et Moralés apprennent que Jacqueline est alitée chez Marianne. Ils préparent un nouveau coup contre elle.

Mais, Judex et Roger, eux aussi, ont appris la nouvelle ...


Episode 5 (environ 26 minutes) : Le moulin tragique :

Diana Monti et Moralés se font passer pour des ambulanciers et embarquent Jacqueline dans leur prétendue ambulance.
Ils l'emmènent dans le moulin où a vécu Pierre Kerjean.
Justement, ce dernier est en train de visiter son ancienne demeure. Il intervient alors que Diana Monti et Moralés se disputent : la première veut que le second tue Jacqueline, ce à quoi il se refuse.
Lorsque Pierre Kerjean dit son nom, Moralés fait une révélation : lui, Moralés, n'est autre que ... Robert, le fils de Kerjean.
Robert jure de s'amender et les deux hommes se réconcilient.

Judex arrive. Il demande à voir Diana Monti, mais celle-ci s'est enfuie.

Jacqueline est transportée jusqu'au domicile de Vallières.
Celui-ci lui communique une lettre signée Judex, dans laquelle le justicier déclare qu'il protègera toujours Jacqueline.
Mais, la jeune femme dicte à Vallières une réponse dans laquelle elle signifie à Judex qu'elle ne veut plus entendre parler de lui car, pour elle, il symbolise la mort de son père.
Vallières est très affecté par cette réponse. Et pour cause : il n'est autre que ... Judex !



Episode 6 (environ 22 minutes) : Le môme Réglisse :

Diana Monti révèle à Amaury de la Rochefontaine que le banquier Favraux n'est pas mort. Elle s'associe avec lui pour un nouveau mauvais coup : ils enlèvent Petit Jean.

Ils le placent sous la garde de Cocantin, au domicile de ce dernier. Ils croient avoir mis Cocantin dans leur poche en lui promettant de l'argent.
Puis, ils tendent un piège à Judex : ils publient dans la presse une annonce indiquant que, si Judex veut retrouver l'enfant, il doit contacter Celeritas, l'agence de détective de Cocantin. Ils pensent que Judex viendra prendre Petit Jean et qu'alors, ils lui mettront la main dessus.

Roger téléphone à Cocantin pour fixer un rendez-vous afin que Judex puisse récupérer Petit Jean.
L'heure est venue, on sonne à la porte de Cocantin : Diana Monti et Amaury croient que c'est Judex. En fait, c'est le môme Réglisse, porteur d'un message : Petit Jean doit se montrer sur le balcon afin que l'on puisse vérifier s'il est bien là, vivant. Une fois sur le balcon, le môme Réglisse dit à Petit Jean de sauter : tout est prévu, des hommes, parmi lesquels Roger, ont déployé en bas une couverture dans laquelle ils vont recueillir le gamin.
Petit Jean saute, tout se passe bien, et ses sauveurs l'emmènent en voiture.
Amaury et Diana Monti s'en prennent au môme Réglisse, mais Cocantin récupère un pistolet avec lequel ils le menaçaient et leur tire dessus. Ils s'enfuient.

Cependant, Petit Jean est ramené près de sa mère, chez Vallières/Judex.


Episode 7 (environ 29 minutes) : La femme en noir :

Madame de Tremeuse, mère de Judex et de Roger, se rappelle ce qui s'est passé il y a vingt ans : comment Favraux a lancé son mari dans des spéculations ruineuses; comment il a ensuite exercé un chantage sur elle-même : soit elle se donnait à lui, et il promettait d'aider son époux à se redresser financièrement, soit elle refusait, et il les enfonçait; comment, la jeune femme l'ayant giflé, il a sciemment organisé la débâcle de la famille de Tremeuse; comment, déshonoré, monsieur de Tremeuse s'est donné la mort; comment elle a fait jurer à ses fils (Roger et Jacques/Judex) que, devenus adultes, ils vengeraient cette mort; comment, son mari à peine suicidé, elle a appris que l'on avait découvert en Afrique des mines d'or qui rendaient la famille de Tremeuse très riche (notre deuxième extrait).

Judex rend visite à sa mère. Il lui avoue que Favraux est toujours vivant, qu'il le tient en son pouvoir mais n'a pas le courage de le tuer. Il demande à sa mère de le relever de son serment.
Elle refuse catégoriquement, chasse son fils et jure de prendre elle-même en main la vengeance tant attendue.

Diana Monti et Amaury tentent d'enlever le môme Réglisse, qui se trouve chez Cocantin. Ce dernier fait échouer leur plan et le môme Réglisse peut rejoindre son ami Petit Jean chez Vallières/Judex.

Madame de Tremeuse arrive. Elle apprend avec horreur que Jacqueline, la fille de Favraux, est chez son fils ! Elle s'apprête à faire un scandale, mais, quand elle voit Jacqueline, Petit Jean et le môme Réglisse en train de prier, elle se laisse attendrir. Puis, elle accepte d'embrasser Petit Jean ...



Episode 8 (environ 24 minutes) : Les souterrains du Château-Rouge :

Jacques (alias Judex) et Roger emmènent leur mère visiter le Château-Rouge.
Tous trois pénètrent dans la geôle de Favraux et s'aperçoivent que celui-ci est devenu fou.
Madame de Tremeuse s'apitoie et dit qu'on ne peut pas le laisser entombé ainsi.
Favraux reste sous la garde de Kerjean, mais il dort désormais dans une chambre confortable et peut se promener dehors; il est donc plus traité comme un malade que comme un prisonnier.

Robert Kerjean envoie à son père une lettre lui disant que, pour expier, il s'engage dans la Légion.
Pourtant, rendant une dernière visite à Diana Monti, il succombe à ses caresses et s'associe à nouveau avec elle pour de mauvais coups.

Il demande des hommes pour aller prendre Favraux dans sa geôle. Ils arrivent et saisissent un individu qui est amené chez Diana Monti. Las, ce n'est pas Favraux, mais Pierre Kerjean !
Diana Monti et Amaury ordonnent à leurs hommes de le tuer et de le jeter dans la Seine pour faire croire à un suicide ou un accident. Heureusement, Judex et Cocantin surveillent l'immeuble de Diana. Ils prennent en chasse la voiture des bandits, des coups de feu sont échangés, Amaury est tué, Pierre Kerjean est libéré.



Episode 9 (environ 24 minutes) : Lorsque l'enfant parut :

Roger et sa mère sont en villégiature sur la côte méditerranéenne avec Jacqueline et Petit Jean.
Judex et Pierre Kerjean sont quant à eux dans une autre villa, non loin, et gardent Favraux.

Sous ses traits normaux, ceux de Jacques, Judex rend visite à sa famille et est présenté à Jacqueline. Ils sont bientôt rejoints par un invité, Cocantin.

Ils ignorent que Diana Monti est dans les parages, avec un nouveau complice.

Un jour, le môme Réglisse et Petit Jean envoient involontairement leur ballon précisément dans le jardin de la propriété où Favraux est gardé. Petit Jean y pénètre et voit son grand-père. Celui-ci recouvre soudain la raison. Il recommande à son petit-fils la discrétion, ignorant d'ailleurs qu'ils ont été vus de loin par Diana Monti avec des jumelles. Puis, Petit Jean reparti, Favraux feint d'être toujours fou quand Kerjean arrive.

Rentré près de sa mère, Petit Jean lui révèle avoir vu son grand-père. Jacqueline, Petit Jean et Jacques, qu'elle ignore être Judex, se rendent dans la propriété et découvrent Pierre Kerjean ligoté à un arbre. Il a été attaqué par Diana Monti et ses hommes, qui ont emmené Favraux en se présentant comme ses libérateurs.
Diana Monti demande à Favraux d'écrire une lettre à sa fille pour lui demander de le rejoindre sur le bateau que Diana a affrété.

Alors qu'il se promène sur la plage, Cocantin tombe par hasard sur une intime, Daisy Torp.



Episode 10 (environ 9 minutes) : Le coeur de Jacqueline :

Judex se montre de nouveau sous les traits de Vallières.
Jacqueline reçoit la lettre de son père lui demandant de le rejoindre sur la jetée.
C'est Judex, en tant que tel, qui s'y rend, le soir, flairant le piège.

Mais, de sa chambre, Jacqueline l'a vu. Ignorant qui est vraiment Judex, elle va prévenir Vallières. Elle découvre alors que la chambre de ce dernier est vide et elle trouve un déguisement, une perruque.
Madame de Tremeuse surgit : elle décide de tout raconter à Jacqueline.



Episode 11 (environ 26 minutes) : L'Ondine :

Judex se rend sur la jetée. Il est fait prisonnier et ligoté par Diana Monti, Moralés/Robert Kerjean et Favraux.

Mais, Daisy Torp a tout vu. Excellente nageuse, elle monte sur le bateau, incognito, et libère Judex.
Celui-ci est remplacé par Moralés.
Diana Monti ordonne que Judex soit jeté dans la mer, où il se noiera inévitablement. Ses hommes saisissent le prisonnier, recouvert d'une toile noire; ils ne peuvent donc pas voir que c'est en réalité Moralés, et c'est ce dernier qui est balancé dans l'océan.

Judex se montre. Sentant qu'elle est perdue et va devoir payer ses crimes, Diana Monti se jette dans l'eau. Elle se noie, et Daisy Torp, qui a plongé, ne peut pas la sauver.

Judex et Roger emmènent Favraux près de sa fille Jacqueline. Judex dit à Favraux que Jacques de Tremeuse lui a pardonné.
Judex apprend à Pierre Kerjean que son fils est mort.


Episode 12 (environ 8 minutes) : Le pardon d'amour :

Favraux demande à madame de Tremeuse de lui pardonner, ce qu'elle fait.
Pierre Kerjean découvre le corps sans vie de Diana Monti sur une plage.


Epilogue (environ 5 minutes) :

Favraux s'est repenti et se comporte maintenant correctement.
Cocantin se marie avec Daisy Torp. Ils adoptent le môme Réglisse.
Jacques de Tremeuse et Jacqueline se marient.




René Cresté est Judex

René Cresté dans Judex (1916) de Louis Feuillade

René Cresté dans le film muet à épisodes Judex (1916) de Louis Feuillade

René Cresté, Edouard Mathé et, assis, Louis Leubas

René Cresté, Edouard Mathé et Louis Leubas dans le film Judex (1916) de Louis Feuillade

Louis Leubas est le banquier Favraux

L'acteur Louis Leubas dans le film Judex (1916) de Louis Feuillade

Yvette Andreyor et Louis Leubas

Yvette Andreyor et Louis Leubas dans le film muet à épisodes Judex (1916) de Louis Feuillade

Yvette Andreyor est Jacqueline, la fille de Favraux

Yvette Andreyor dans le film Judex (1916) de Louis Feuillade

Marcel Lévesque est Cocantin

Marcel Lévesque dans le film muet Judex (1916) de Louis Feuillade

Jean Devalde et Musidora

Jean Devalde et Musidora dans le film muet à épisodes Judex (1916) de Louis Feuillade

Musidora est Diana Monti

Musidora dans Judex (1916) de Louis Feuillade

Gaston Michel est Pierre Kerjean

Gaston Michel dans le film muet Judex (1916) de Louis Feuillade

Olinda Mano est Petit Jean

Olinda Mano dans le film Judex (1916) de Louis Feuillade

A gauche : Olinda Mano (Petit Jean). A droite : René Poyen (le môme Réglisse)

Olinda Mano et René Poyen dans Judex (1916) de Louis Feuillade

A gauche : Juliette Clarens

Image du film Judex (1916) de Louis Feuillade

Georges Flateau est Amaury de la Rochefontaine

Georges Flateau dans Judex (1916) de Louis Feuillade

René Cresté et Marcel Lévesque

Image du film Judex (1916) de Louis Feuillade

A droite : Yvonne Dario est madame de Tremeuse

L'actrice Yvonne Dario dans le film muet Judex (1916) de Louis Feuillade



Un autre film muet à épisodes signé Louis Feuillade avec Edouard Mathé, Musidora, Louis Leubas et Marcel Lévesque :

Les vampires (1915/1916)



Un autre film muet à épisodes :

Belphégor (1927) de Henri Desfontaines



Observations sur les copies teintées dans le cinéma muet





Hédy Sellami

éclairages mode d'emploi | édito | agenda | décors | flash-back | générique | gros plan | liens | Glossaire

Plus de 1 400 liens cinéma !

Image du film Bus stop (1956) de Joshua Logan


Eclairages est, à notre connaissance, le seul support à répertorier un aussi grand nombre de sites consacrés au septième art, qui plus est classés par thèmes, continents, pays, ordre alphabétique.

La page consacrée aux acteurs dont les noms vont de A à M, a été mise à jour le 12 mai 2021.









La banque Nemo, un film d'une brûlante actualité



Réalisé vers 1934, l'opus de Marguerite Viel retrace l'ascension sociale d'un arriviste qui ne recule devant aucune manoeuvre pour parvenir au sommet.

Ce n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais il est au moins une scène qu'il faut voir, aujourd'hui en 2013, tant elle paraît d'actualité : le conseil des ministres (notre extrait). A l'époque, cette scène, qui montre ces messieurs sous leur jour véritable, aurait d'ailleurs été censurée, coupée.

Certains prétendront que nous sommes dans la caricature : au contraire, il nous paraît que nous sommes encore au-dessous de la réalité, de notre réalité.

Toute ressemblance avec des personnages et des faits existant aujourd'hui constitue, sans doute, une coïncidence ...

Il n'empêche que l'on croirait entendre parler d'affaires actuelles, récentes, quand, par exemple, le président du Conseil rappelle au ministre des colonies qu'il a concédé des terrains à l'affairiste alors que ses subordonnés le lui avaient déconseillé; ou lorsque la question est posée de savoir comment le banquier véreux peut être en possession de documents qui auraient dû rester entre les mains du même ministre ...

Frappants échos encore avec la situation actuelle quand on rappelle au président du Conseil qu'il a plaidé pour le banquier il y a six mois ...

Aura-t-on la cruauté de remarquer aussi combien est ressemblant ce personnage d'imbécile qui tient à son poste parce qu'il est ministre pour la première fois, et depuis si peu de temps, alors qu'il était député depuis quinze ans ...

Oui, tout cela ressemble horriblement à ce qu'aujourd'hui, nous vivons en pire ...







Le passe « sanitaire » bloquera toutes les portes



Le prétendu sésame est destiné à servir notamment dans les transports, mais aussi à devenir un moyen de paiement.

Passe sanitaire

L'une des prochaines étapes du plan oligarchique est le développement du passe « vaccinal » en tant qu'appareil multi-fonctions.
Si le gouvernement n'est pas stoppé rapidement, c'est lui qui ira très vite, et son projet se déploiera dans les jours ou semaines qui viennent.



Paiement numérique obligatoire


Le passe va d'abord devenir un module de paiement numérique. Ce mode de règlement des transactions sera obligatoire. Ainsi, par exemple, dans les restaurants, le client sera contraint de régler sa note via son passe. Il ne suffira donc plus d'être « vacciné » : la personne qui aura été injectée mais qui désirera obstinément payer en espèces, n'aura pas le droit d'aller au bistrot, au cinéma, au théâtre etc, exactement comme les non-injectés.
Il en sera de même pour tous les commerces, y compris les magasins d'alimentation.



Barrages informatiques à tous les étages


Le passe sera également nécessaire pour pouvoir circuler n'importe où.
Il sera impossible de prendre les transports en commun sans le scanner, ne serait-ce que pour entrer tout simplement dans l'enceinte, par exemple, du métro ou du RER (1).
Ce système gangrènera une liste toujours plus étendue d'endroits : salles de sport; clubs divers et variés; bibliothèques « publiques » ; écoles, collèges et universités; péages routiers; ou encore lieux de travail pour leurs salariés.
En définitive, tout le pays sera littéralement hérissé de barrières informatiques (2).
Le gouvernement va d'ailleurs fortement inciter – pour ne pas dire obliger - les secteurs concernés à installer des espèces de bornes numériques avec lesquelles il faudra scanner son passe. Cela va se faire notamment par le biais des prétendues aides promises aux entreprises. Ces fausses aides consisteront, entre autres, en une participation financière (en réalité, des pseudo-prêts) de la part de l'Etat ou des régions, pour l'achat et l'installation des bornes numériques par les entreprises.


(1) Un rapport sénatorial prévoit d'ores et déjà de bloquer les cartes de transport, et les comptes bancaires, en cas de confinement.

(2) En fait, la généralisation des bornes électroniques instaurera bel et bien un confinement permanent et universel. Inutile de préciser que, si le passe « sanitaire » est accepté par la population, il sera remplacé, à très brève échéance, par le puçage. On est d'ailleurs fondé à se demander si les prétendus « vaccins » contre le Coronavirus, n'ont pas déjà permis, par on ne sait quels moyens technologiques, de pucer les injectés.






Quand Kurosawa fait appel à Ravel



Le récit de la femme violentée dans 羅生門 (Rashomon) est accompagné d'une partition inspirée du célèbre Boléro.

Démonstration en images et en musique avec l'extrait du film et le final de l'opus ravélien.













23 de nos 617 extraits de films

Répertoire des films noirs américains

Eclairages met en ligne un répertoire des films noirs américains, classés par compagnie cinématographique et par ordre alphabétique.

Pour chaque film, le générique, le résumé, des photogrammes et un ou plusieurs extraits.

Le répertoire sera progressivement enrichi.












Columbia


International Pictures


Paramount


RKO


Twentieth Century Fox


Universal


Warner Bros