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Extraits à venir sur Eclairages

Extraits à venir sur Eclairages
Parmi les films dont nous mettrons des séquences en ligne prochainement :

Miss Mend, de Barnet et Ozep

Les mondes futurs, sur un scénario de HG Wells

Coeurs en lutte, de Fritz Lang

Le village du péché, d'Iwan Prawow et Olga Preobrashenskaja

Othello, d'Orson Welles

Le chevalier à la rose, de Robert Wiene

The dragon painter, avec Sessue Hayakawa






De Bedside au Corbeau

De Bedside au Corbeau


Eclairages vous propose une sélection de séances, avec aussi Danse et cinéma; Rêves de chaque nuit; La divine; et The lodger en ciné-concerts; des classiques français; Arsenal; John Huston; Welles; Jean Rouch; Robert Florey; Knock; Danielle Darrieux; un cycle Scénaristes et dialoguistes; ou encore Clouzot.

Cliquez ICI










Pour la diffusion de films muets à la télévision publique


Quoi qu'en disent certains, la connaissance et la publication des films muets restent faibles, fragmentaires.

C'est particulièrement le cas des films français.

Voici qui est tout de même stupéfiant : on ne peut trouver en DVD qu'une infime minorité des oeuvres les plus marquantes signées par les cinéastes les plus célèbres : Gance, Dulac, L'Herbier, Antoine, Epstein (1) ...

Il faut parfois chercher chez des éditeurs étrangers pour dénicher une oeuvre !

Et ne parlons pas des réalisateurs davantage négligés encore : les Roussel, les Kemm, les Lion, les Hervil, les Poirier ...

N'est-il pas pour le moins étrange que ces cinégraphistes soient littéralement interdits d'antenne dans leur propre pays ?

Pour ne citer que ce seul exemple, combien de films signés Baroncelli la télévision française a-t-elle diffusés depuis qu'elle existe ?

Il ne serait pas scandaleux qu'une chaîne publique projette, ne serait-ce qu'une fois par mois, un film français muet.

Cela n'apparaîtrait tout de même pas disproportionné par rapport au nombre de gens intéressés, certes faible.

France 5 diffusant déjà des documentaires, France 3 le Cinéma de minuit, France 2 (irrégulièrement et très tard) le Ciné-club, France 4 pourrait être tenue de respecter ce minimum que l'on serait en droit d'attendre du service public.


(Notre illustration : Monte-Cristo (1929) de Fescourt : le crime dans l'auberge).




(1) ajouté le 29 mai 2014 : Epstein fait maintenant l'objet d'une édition en dvd.


Grands journalistes ou grands ignares ?

Grands journalistes ou grands ignares ?


Madame La Très Grande Journaliste Anne Sinclair, Directrice Editoriale du Bluffington Post, commence l'un de Ses éditos par : "L'homme qui en savait trop est un mauvais film d'Alfred Hitchcock".

Que Sa Majesté permette à mon humble personne d'apporter quelques précisions. J'espère que Son Altesse La Dominante n'en voudra pas trop au dominé que je suis ...

Il existe deux versions de The man who knew too much, l'une réalisée vers 1934, l'autre réalisée vers 1956.

Sainte Anne l'ignorant, Elle n'a pas précisé à quelle version Elle se réfère.

L'opus de 1934 n'est pas si mauvais.

Certes, celui de 1956 n'est pas le meilleur Hitchcock, loin s'en faut ...

Mais, si j'osais prétendre apprendre quoi que ce soit à Sa Sainteté, je Lui signalerais que cette version de 1956 comporte l'une des scènes les plus formidables qu'ait signées le maître : le fameux concert au cours duquel le meurtre doit être commis (notre extrait).

Qu'importe, après tout ! Que cela n'empêche pas Sa Royauté d'expédier le film comme Elle le fait ...

Je m'excuse d'avoir été si outrecuidant envers Ma Supérieure.

D'autant qu'Elle n'est pas la seule vedette du journalisme à étaler Son ignorance avec une telle insouciance.

Un jour, à la radio, j'entendais Le Pape Jean-François Kahn. Il lâcha quelque chose du genre : "Le film Little Cesar, avec ce gangster joué par James Cagney".

Il aurait dû mieux préparer Son topo, ou mieux choisir Ses nègres. Little Cesar a pour acteur principal ... Edward G. Robinson, et non James Cagney.

J'espère que Son Excellence ne m'en voudra pas d'avoir osé relever Son erreur. Où va-t-on si les serviteurs tels que moi, ceux que Monsieur Kahn appellerait les boniches, se mettent à jouer les professeurs ?





277e filmographie

277e filmographie

Deux partitions pour une grève



Стачка (La grève, 1925) d'Eisenstein, peut être visionné en deux copies, avec deux musiques différentes.

L'une (ci-dessus) a été composée récemment par Pierre Jodlowski pour la cinémathèque de Toulouse. L'autre (ci-dessous) est constituée de morceaux signés Chostakovitch pour une restauration soviétique de 1969.

C'est l'occasion de constater à quel point l'accompagnement sonore d'un film muet en modifie la perception.






50e filmographie : King Vidor (1894/1982)

Vous trouverez ci-desous une liste de films réalisés par King Vidor, réalisateur américain né en 1894 et mort en 1982. Elle est basée sur la rétrospective que la cinémathèque française lui consacra en 2007.
Pour les films que nous avons vus dans le cadre de cette rétrospective, nous fournissons le scénario détaillé (à ne pas lire intégralement si vous ne voulez pas connaître la fin avant d'avoir eu l'occasion de découvrir les oeuvres). Pour ceux que nous avons vus il y a plus longtemps, nous donnons un résumé succinct. Enfin, nous préférons parler au conditionnel pour les bandes que nous n'avons pas visionnées.
Quand des noms apparaissent en bleu, ce sont des liens sur lesquels vous pouvez cliquer.
Cette filmographie a été enrichie le 18 août 2007 avec le générique du film Bird of paradise.






1918


Bud's recruit

Il s'agirait du premier épisode (le seul conservé) d'une série de dix réalisés par King Vidor. L'histoire serait celle d'un garçon qui, pendant la Première Guerre mondiale, convaincrait son frère et sa mère antimilitaristes de soutenir l'effort de guerre américain. Cette bande durerait à peu près 12 minutes.




1919


The other half

Avec :
Florence Vidor : Katherine Boone
Charles Meredith : Donald Trent
Zasu Pitts : Jennie Jones

Il s'agirait d'un homme qui déciderait de devenir ouvrier en usine pour travailler avec un ami rencontré pendant la guerre.





1920



The family honor (L'honneur du nom)

Avec :
Florence Vidor : mademoiselle Tucker
Roscoe Karns : le frère aîné des Tucker
Charles Meredith : Paul Curan, le fiancé de mademoiselle Tucker
Ben Alexander : le petit frère de mademoiselle Tucker
J.P. Lockney : Félix

L'action se situe à Pleasanton, petite cité des Etats-Unis.
Mademoiselle Tucker et son tout jeune frère sont rejoints dans la demeure ancestrale par leur frère aîné. Ils espèrent qu'il redressera la situation de la famille, ruinée. D'autant que celle-ci a consenti des sacrifices pour lui payer des études. Le garçon déçoit rapidement tous les espoirs. Il organise un jeu de roulette dans un tripot tenu par un certain Félix. Avec cela, pingre : lorsque sa soeur lui demande de l'argent pour régler sa note d'épicier, il refuse d'abord, puis finit par accepter, mais en grognant.
Un jour, pris par la passion du jeu, un jeune homme vole de l'argent à son employeur et le perd à la roulette. Il demande à Tucker de le lui rendre. Tucker refuse. Le jeune homme s'introduit alors dans la maison des Tucker pour cambrioler. Surpris, il est maîtrisé par Paul Curan, le fiancé de mademoiselle Tucker. Il déclare qu'il en est là à cause du frère; que, s'il ne récupère pas la somme dérobée à son employeur, il est perdu. Mademoiselle Tucker promet de trouver la somme; et, au bout du compte, c'est Paul qui débourse.
Plus tard, Paul et mademoiselle Tucker apprennent que la police va organiser une descente chez Félix. Ils courent prévenir Tucker afin qu'il s'enfuie. Mais les forces de l'ordre arrivent déjà. Tous trois se cachent dans une réserve. Pendant ce temps, Félix rafle les billets qui se trouvent dans le coffre, abat un policier et s'échappe. Par un malheureux concours de circonstances, Tucker passe pour le meurtrier. Lors de son procès, Félix l'accable, affirmant l'avoir vu tirer sur le policier. Heureusement, un témoin révèle que c'est Félix le coupable. Félix avoue. Tucker file à toute vitesse chez l'épicier : il se propose comme commis, car il a décidé de travailler. On nous fait donc comprendre qu'il s'est amendé.

Observations : la copie projetée à la cinémathèque française le 11 février 2007, est teintée; les intertitres sont en français.






The Jack-knife man (L'homme au couteau)

L'histoire serait celle d'un vieux marin qui recueillerait un enfant.





1921



Love never dies

Avec :
Lloyd Hughes : John Trott
Madge Bellamy : Tilly, qui épouse John
Joseph Bennett : Joel Eperson, jaloux de John et amoureux de Tilly
Claire Mac Dowell : Liz, la mère de John

L'action se situe à Ridgeville, petite cité des Etats-Unis.
John vit avec sa mère, Liz, mal vue de la bonne société. Il épouse Tilly, qui était courtisée, sans succès, par un certain Joel. Un jour, le père de Tilly apprend qui est la maman de John. Il force alors Tilly à se séparer de lui. John quitte Ridgeville, avec sa petite soeur, Dora. Leur train s'engage sur un pont à moitié effondré et dégringole dans une rivière. Ils s'en sortent indemnes. Désirant se faire une nouvelle identité, John affirme aux secours que deux de ses connaissances, John Trott et Dora Boyles, ont péri.
Les années ont passé. Dora est maintenant une jeune femme. John a réussi socialement. Il finit par rendre visite à sa mère, qui le croyait mort. Puis, à Tilly, qui lui montre l'enfant qu'elle a eu de lui (Tilly s'est, semble-t-il, remariée avec Joel, sans l'aimer). Lorsque John repart, Joel l'interpelle et le somme de disparaître à jamais. Il le menace avec un pistolet. John réussit à le désarmer. Il monte sur un radeau. Joel, lui, a sauté dans une barque et file vers les précipices, voulant en finir. Au péril de sa vie, John se dirige aussi vers les chutes d'eau pour le sauver. Lorsqu'il arrive à sa hauteur, Joel le frappe. Les deux hommes se battent, quand l'embarcation plonge. John est sauf. Joel expire après avoir lâché quelque chose comme : J'ai dit au père de Tilly qui était ta mère. Ensuite, j'ai épousé Tilly. Pour moi, c'est terminé. Tilly est à toi.

Observations : la version projetée à la cinémathèque française le 9 février 2007, dure à peu près une heure. Ne seraient-ce pas les vestiges d'un film, à l'origine, plus long ? Certains éléments sont peu explicites. Par exemple, comment Tilly peut-elle ignorer qui est la mère de John ? Au début, on nous fait comprendre qu'en réalité, Liz n'est pas sa vraie mère et que John ne le sait pas. On ne nous explique pas comment cela se fait, ni comment il se fait que lui et sa soeur n'ont pas le même nom : il s'appelle Trott, elle Boyles.






The sky pilot

L'histoire serait celle d'un prêtre qui travaillerait dans un ranch.




1922


Conquering the woman (La conquête d'une femme)

Avec :
Florence Vidor : Judith Stafford
Bert Sprotte : Tobias Stafford
Roscoe Karns : Shorty Thompson


L'histoire serait celle d'une femme qui souhaiterait épouser un comte; tandis que son père voudrait qu'elle épouse un cow-boy.





Peg o'my heart (Peg de mon coeur)

L'histoire serait celle d'une Américaine qui serait envoyée dans une famille anglaise, laquelle voudrait lui soutirer son argent.




1923


Three wise fools (La sagesse de trois vieux fous)

Avec :
Zasu Pitts : Mickey
Eleanor Boardman : Sydney Fairfield
Claude Gillingwater : Theodore Findley


Il s'agirait de trois vieux messieurs qui prendraient en charge la fille d'une ancienne amie.




1924



Happiness (Le bonheur en ménage)

Nous préférons ne pas mettre de résumé, ceux que nous avons consultés étant des plus succincts.





Wild oranges (Capricciosa)

Goldwyn

Avec :
Frank Mayo : John Voolfolk
Virginia Valli : Millie Stope
Charles A. Post : Tom Nicolas

Les premières images nous montrent John Voolfolk conduisant sa charrette si vite qu'à un tournant, sa femme tombe et meurt.
Pour tenter d'oublier, John sillonne la mer sur son petit bateau, avec un matelot pour unique compagnie. Un jour, il accoste sur un îlot, au large de la Floride. Cet îlot n'est habité que par trois personnes : le vieux Stope, malade, sa petite-fille Millie, et un bagnard évadé, Tom Nicolas. Ce Nicolas est une brute arriérée qui terrorise les Stope, tout en aimant Millie. Constatant que celle-ci s'intéresse d'un peu trop près à Voolfolk, il la menace. Il tente même de poignarder John, qui parvient heureusement à le maîtriser. Attiré par Millie, mais hanté par le souvenir de son épouse, Voolfolk quitte l'îlot. Avant d'y revenir, ne pouvant se résoudre à abandonner Millie. Ils s'avouent leur amour. Ils conviennent que, le soir, à l'insu de Nicolas, la jeune femme et son grand-père embarqueront sur le navire de John, qui les emportera bien loin. Hélas, Nicolas les surprend alors qu'ils s'apprêtent à sortir de leur maison. Il fait tomber violemment le vieux Stope, qui décède. Puis, il attache Millie sur un lit et la bâillonne. Inquiet du retard des Stope, Voolfolk se rend dans leur maison. Il se bat contre Nicolas, qu'il assomme plus ou moins. Tandis que la maison prend feu, il regagne son bateau avec Millie. Nicolas récupère le pistolet que Voolfolk a perdu dans la lutte. Il court vers la mer et tire, parvenant seulement à blesser le matelot. Cependant, un chien furieux (celui des Stope ?) rompt ses chaînes et se rue sur Nicolas. Ce dernier finit dans les flots, englouti à jamais.
Les dernières images nous montrent John, Millie et le matelot sur le bateau, tandis que Millie dit à peu près : Libre ! Libre ! Je suis enfin libre !

Observations : la copie projetée à la cinémathèque française le 22 février 2007, est teintée. Les intertitres sont en français.






Wine of youth

Avec :
Eleanor Boardman : Mary
Creighton Hale : Richard
James Morrison : Clinton
Johnnie Walker : William
William Haines : Hal


Le film raconterait trois histoires différentes, se situant à trois époques.





1925



Proud flesh (Fraternité)

Il s'agirait d'une jeune femme qui hésiterait entre deux hommes.




The big parade (La grande parade)

Avec :
Renée Adorée : Mélisande
John Gilbert : James Apperson


L'action se situerait pendant la Première Guerre mondiale, en France.




1926



La bohême

Metro Goldwyn Mayer
Avec :
Lilian Gish : Mimi
John Gilbert : Rodolphe
Roy d'Arcy : le vicomte Paul
Renée Adorée : Musette

L'action se situe à Paris, au 19e siècle. Elle commence en hiver.
Rodolphe est écrivain. Il vit dans un appartement au Quartier latin, avec d'autres artistes (un peintre, un musicien). Ils rêvent de gloire, mais, pour l'instant, ils n'ont pas d'argent. Ils ont du mal à payer le loyer et ne peuvent pas toujours manger.
Une voisine, Mimi, est également dans la misère. Elle confectionne des broderies, chez elle, tout en grelottant, car son atelier n'est pas chauffé. Comme elle n'a pas pu verser son loyer, le propriétaire la chasse. Au moment où elle s'apprête à quitter les lieux, Rodolphe et ses amis la retiennent et l'invitent même au dîner dont Musette, une autre habitante de l'immeuble, fait les frais (Musette, elle, vit bien).
Le temps a passé. Rodolphe est toujours sur l'écriture d'une pièce de théâtre. Mimi travaille toujours à son compte chez elle comme brodeuse, jour et nuit. En effet, un éditeur auquel Rodolphe vendait un article de journal de temps en temps, ne veut plus de ces articles. Mimi, qui les lui portait, fait croire à Rodolphe qu'ils sont toujours pris; elle donne à Rodolphe l'argent qui provient, non pas en réalité de cette soi-disant vente, mais de son activité à elle.
Cependant, un noble, le vicomte Paul, s'est entiché de Mimi. Il lui rend parfois visite sous prétexte de lui commander des broderies. Jaloux, Rodolphe ne supporte pas ces visites. L'aristocrate finit par dire à Mimi qu'étant très influent, il pourrait inciter un directeur de théâtre à monter la pièce que Rodolphe a enfin achevée. Mimi doit accepter de passer la soirée avec lui au théâtre, sans Rodolphe (qui ne veut pas de l'aide du vicomte). Lorsque Mimi rentre, Rodolphe lui fait une scène : il a appris que ses articles ne lui sont pas achetés et il accuse Mimi de lui donner de l'argent qu'elle aurait, en somme, gagné salement avec le vicomte. Elle lui avoue alors qu'elle paie en travaillant y compris la nuit. Il se laisse convaincre. Mais, il aperçoit la robe avec laquelle Mimi est allée au théâtre, et, aux pieds de Mimi, les souliers chics qu'elle n'a pas eu le temps d'enlever et qu'elle cachait tant bien que mal. Rodolphe traite Mimi de menteuse et s'en va. Elle se traîne à ses pieds et s'évanouit (depuis longtemps déjà, elle est malade). Il revient sur ses pas et la porte sur le lit. Il va chercher un médecin. Lorsqu'ils arrivent, Mimi a disparu : elle a écrit un message : elle préfère laisser Rodolphe seul et libre.
Rodolphe a perdu la trace de Mimi. Elle trime comme ouvrière en manufacture, dans un quartier pauvre.
La pièce de Rodolphe a enfin été jouée : c'est un triomphe. Appelé sur scène, il dédie sa pièce à l'absente, Mimi. Lui et ses amis rentrent à l'atelier et festoient. Dans un accès de désespoir, Rodolphe crie : Mimi ! Mimi ! Il semble que, comme par télépathie, Mimi l'entende : alitée à l'infirmerie de la manufacture (elle s'est écroulée en plein travail), elle trouve la force de se lever. Elle parvient à gagner l'immeuble où elle habitait et où vit toujours Rodolphe. Les concierges la transportent dans l'atelier où elle brodait et alertent Rodolphe. Rodolphe retrouve donc enfin sa Mimi. Il s'absente pour aller chercher un médecin. Lorsqu'il revient, Mimi est morte.






Bartlebys the magnificent

Ce film serait perdu.




1928


The patsy (Une gamine charmante)

Avec :
Marion Davies : Patricia Harrington


L'histoire serait celle d'une jeune femme qui tenterait de ravir son fiancé à sa soeur.





Show people (Mirages)

Metro Goldwyn Mayer
A King Vidor Production (une production King Vidor)
A Marion Davies Production directed by King Vidor (une production Marion Davies. Réalisation : King Vidor)

Avec :
Marion Davies : Peggy Pepper, qui, plus tard, se fera appeler Patricia Pepoire. En outre, à Hollywood, Peggy aperçoit Marion Davies elle-même, qui joue alors son propre personnage
William Haines : Billy Boone
Paul Ralli : l'acteur André
Plusieurs personnalités du cinéma apparaissent, incarnant leur propre personnage; entre autres : Douglas Fairbanks, Charlie Chaplin, John Gilbert, King Vidor

Peggy Pepper se rend à Hollywood avec son père pour devenir actrice. Un jeune acteur de burlesques, Billy Boone, la prend sous son aile. Il la fait débuter dans une bande comique où elle reçoit de l'eau au visage, effectue une course-poursuite sur un cochon etc. Un producteur la remarque et lui offre un contrat pour des rôles (pseudo-)dramatiques. Les routes de Peggy et de Billy se séparent donc.
Le temps passe. Peggy a pris un nouveau nom : Patricia Pepoire. Elle méprise maintenant Billy et ceux avec qui elle jouait à ses débuts, tout comme le cinéma qu'ils incarnent. Elle doit se marier avec son partenaire à l'écran, André, jeune premier infatué de lui-même. Pourtant, le jour du mariage, elle y renonce : car, s'étant invité, Billy provoque une scène qui agit sur Peggy comme un choc salutaire.
Dans la dernière séquence, Peggy est sur un tournage avec King Vidor. Elle l'a convaincu d'embaucher Billy, qui ignore qu'il jouera avec elle. Il le découvre en plein tournage. Ils s'étreignent alors, bien plus passionnément que ne le prévoit le scénario.






The crowd (La foule)

Avec :
Eleanor Boardman : Mary
James Murray : John Sims
Bert Roach : Bert


L'histoire d'un homme qui croit pouvoir vivre autrement que ses congénères, mais qui, finalement, restera un anonyme à l'image de millions d'autres anonymes.

pour les rapports entre La foule et un film peu connu d'Ingmar Bergman, Ville portuaire, cliquez ICI




Hallelujah

1929


Hallelujah !

Avec :
Nina Mae Mac Kinney : Chick
Daniel L. Haynes : Zekial Johnson
William Fountaine : Hot Shot


Il s'agirait d'un paysan qui tomberait amoureux d'une garce. La particularité de ce film réside en ce que les interprètes sont Noirs.





1930


Billy the kid (Billy le kid)

Avec :
Wallace Beery : le shérif Pat Garrett
John Mack Brown : William H. Bonney, dit Billy le Kid

Il s'agirait d'un western mettant en scène le fameux hors-la-loi.




Dulcy, film qui, si nous avons bien saisi, serait également connu sous le titre Not so dumb

Avec :
Marion Davies : Dulcinea Parker, surnommée Dulcy

Nous préférons ne pas mettre de résumé, ceux que nous avons consultés étant des plus succincts.




Street scene

1931


Street scene

Avec :
Sylvia Sidney : Rose Maurrant
Walter Miller : Bert Easter

L'action se situerait dans les bas-fonds de New-York, avec son lot de miséreux.



The champ, avec Wallace Beery

The champ (Le champion)

Metro Goldwyn Mayer
A King Vidor Production (une production King Vidor)
Art director (directeur artistique) : Cedric Gibbons
Avec :
Jackie Cooper : Dink Purcell, surnommé Dinkie
Wallace Beery : Andy Purcell, ancien champion du monde de boxe, surnommé Champ
Jesse Scott : Jonah, le copain noir de Dinkie
Irene Rich : Linda Carlton, la mère de Dinkie
Hale Hamilton : Tony, le mari de Linda
Marcia Mae Jones : Mary Lou Carlton, fille de Linda et de Tony, donc demi-soeur de Dinkie

Champ (Andy Purcell) vit seul avec son fils (qui doit avoir dans les neuf ans). C'est un ancien champion du monde de boxe poids lourds. La mère de Dinkie, Linda, les a quittés, lui et Dink, juste après la naissance de l'enfant. Champ boit, dilapide au jeu son peu d'argent. On comprend qu'il a perdu son titre parce qu'il buvait déjà. La boxe semble devoir rester un lointain souvenir pour lui.
Par hasard, Linda se retrouve sur le chemin du père et du fils. Elle et Tony, son mari, demandent à Champ de leur confier le gamin : ils ont de l'argent, ils l'enverront à l'école etc. Champ refuse d'abord, puis finit par accepter. Dinkie s'échappe du train dans lequel il voyage avec Linda, Tony et leur fille, Mary Lou (demi-soeur de Dinkie). Il rejoint Champ. Ils vivent de nouveau ensemble.
Champ reprend l'entraînement afin de remonter sur le ring. Contre toute attente, il bat un boxeur beaucoup plus jeune que lui. Mais, le combat à peine terminé, il s'écroule et meurt (il a reçu trop de coups pour son âge). En larmes, Dinkie est consolé par sa mère. Nul doute qu'il vivra désormais avec elle.




1932


The bird of paradise (L'oiseau de paradis)


Bird of paradise (Oiseau de paradis)
With (Avec)
Dolores del Rio - Joel Mc Crea
and (et)
John Halliday
Richard "Skeets" Gallagher
Bert Roach
Creighton Chaney
Wade Boteler
Arnold Gray
Reginald Simpson
Napoleon Pukui
Agostino Borgato
Sofia Ortega
Suggested by the Play by (D'après la pièce de) Richard Walton Tully
Screen Play by (Scénario) : Wells Root, Wanda Tuchock, Leonard Praskins
Music by (Musique) : Max Steiner
Art Director (Directeur artistique) : Carroll Clark
Recorded by Clem Portman
Film Editor (Montage) : Archie F. Marshek
Photographic Effects by (Effets spéciaux photo) : Lloyd Knechtel
Photographed by (Directeurs de la photographie ?) : Clyde De Vinna, Edward Cronjager, Lucien Andriot
Recorded by RCA Photophone System (Enregistré par Système RCA Photophone)
Passed by National Board of Review (Film visé par le Bureau National d'Enregistrement)

Après le film, apparaît "Radio Pictures
Reg. US. Pat. OFF
The End (Fin)
The Cast of Characters (Distribution)
Luana ... Dolores Del Rio
Johnny ... Joel McCrea
Mac ... John Halliday
Steve ... Richard "Skeets" Gallagher
Hector ... Bert Roach
Thornton ... Creighton Chaney
Skipper Johnson ... Wade Boteler
Walker ... Arnold Gray
O'Fallon ... Reginald Simpson
The King ... Napoleon Pukui
Medicine Man ... Agostino Borgato
Mahumahu ... Sofia Ortega


Il s'agirait d'un Européen qui, au 19e siècle, à Hawaï, s'éprendrait d'une Hawaïenne.




Une affiche de Cynara


1933


Cynara

Avec :
Kay Francis : Clemency Warlock
Ronald Colman : Jim Warlock

Nous préférons ne pas mettre de résumé car ceux que nous avons consultés sont des plus succincts.



Stranger's return (Le retour de l'étranger)

Avec :
Miriam Hopkins : Louise Starrr
Franchot Tone : Guy Crane
Lionel Barrymore

L'histoire serait celle d'une femme qui retournerait dans la ferme de son grand-père après avoir quitté son époux.

Notre pain quotidien

1934


Our daily bread (Notre pain quotidien)

Avec :
Karen Morley : Mary Sims
Tom Keene : John Sims
Barbara Pepper : Sally

Pendant la crise économique des années 30, des paysans s'organisent en communauté.



1935


The wedding night (Nuit de noces)

Avec :
Gary Cooper : Tony Barrett
Anna Sten : Manya Novak
Ralph Bellamy : Fredrik Sobieski
Walter Brennan : Bill Jenkins

Il s'agirait d'un écrivain qui rédigerait un livre d'après la vie d'une fermière.



So red the rose

Avec :
Margaret Sullavan : Valette Bedford
Walter Connolly : Malcolm Bedford
Randolph Scott : Duncan Bedford
Janet Beecher : Sally Bedford
Harry Ellerbe : Edward Bedford
Robert Cummings : George Pendleton

L'action se situerait pendant la guerre de Sécession, aux Etats-Unis.



1936


The Texas rangers (La légion des damnés)

Avec :
Fred Mac Murray : Jim Hawkins

Il s'agirait d'un western. Deux anciens bandits, désormais membres des Texas rangers, auraient pour mission d'arrêter leur ancien complice.


Stella Dallas, dont il existe aussi une version muette, signée Henry King
1937


Stella Dallas

Avec :
Barbara Stanwyck : Stella Martin, surnommée Stella Dallas
John Boles : Stephen Dallas
Barbara O'Neil : Helen Morrison Dallas
Tim Holt : Richard Dick Grosvenor III

Il s'agirait d'une ambitieuse qui épouserait un homme riche, puis se retrouverait seule avec sa fille.



Une affiche espagnole de The citadel

1938


The citadel (La citadelle)
Metro Goldwyn Mayer
A King Vidor Production (Une production King Vidor)
Produced by (produit par) Victor Saville
Art direction (direction artistique) : Lazare Meerson et Alfred Junge
Avec :
Robert Donat : le docteur Andrew Manson
Rosalind Russell : Christine Barlow, l'institutrice qui épouse le docteur Manson
Ralph Richardson : Denny
Basil Gill : le docteur Page
Dilys Davis : la femme du docteur Page
Rex Harrison : le docteur Rennie Lawford

Le jeune docteur Andrew Manson se rend au pays de Galles, région de mines, pour y être l'assistant du vieux Page. En fait, il doit tout assumer car Page est très malade, alité, impotent. Sa femme est une avare : à table, elle se sert de copieuses assiettes et ne donne presque rien à manger à Manson.
Celui-ci fait la connaissance d'un certain Denny, apothicaire semble-t-il, pas méchant mais alcoolique. Denny révèle que sévit une épidémie de typhoïde, sans que personne ne soit au courant. La maladie est propagée par l'eau, car les canalisations sont fissurées. Prévenir les autorités ne servirait à rien, elles ne bougeraient pas. Le seul moyen serait de dynamiter les canalisations, afin que les autorités soient obligées de les remplacer. Manson prend cette proposition comme une folie.
Un soir, il est appelé pour un accouchement chez un couple plus très jeune dont c'est la dernière chance d'avoir un enfant. Manson tape sur les fesses du nouveau-né. Aucune réaction. Le petit est considéré comme mort. Pourtant, Manson ne se résout pas à cet échec : il parvient à (r)animer le bébé. Il a alors l'impression d'être enfin un vrai docteur et dit quelque chose comme : I'm a doctor (Je suis vraiment médecin). Tout heureux, il se rend chez Denny et se déclare prêt à dynamiter les canalisations. Les deux hommes se saoulent et vont effectivement les faire exploser. Après quoi, de nouvelles canalisations sont installées.
Un jour, la femme de Page fait un scandale parce qu'elle a appris que le couple dont Manson a sauvé le bébé, a donné à Manson un peu d'argent. Elle hurle que cet argent appartient à Page et que Manson est un voleur. Manson éclate et lui balance ses quatre vérités : Il se tape tout le travail, rapporte telle somme annuelle aux Page, qui ne lui reversent presque rien; et en plus, il est à peine nourri. Il démissionne.
Il obtient une place de médecin dans une sorte de mutuelle de mineurs : mais à la condition d'être marié. Il demande alors en mariage Chris, l'institutrice sur laquelle il avait des vues. Elle accepte.
En poste, Manson bouleverse les habitudes : il refuse ainsi de délivrer un arrêt maladie à un mineur bien portant qui fainéantise et passe son temps à boire. Surtout, il découvre que plusieurs mineurs présentent les mêmes symptômes respiratoires. Il en envoie à l'hôpital de la mutuelle pour examens. Mais le médecin chef, sous la tutelle duquel il travaille, lui fait comprendre qu'il faut laisser tomber et se conformer aux habitudes : les arrêts de travail, qu'il les signe. Quant à cette toux inquiétante, elle a toujours existé (sous-entendu : on n'y peut rien et il ne faut pas s'en occuper). Manson comptait utiliser les moyens de l'hôpital pour mener des recherches sur l'origine des symptômes. Cet espoir étant déçu, il aménage un laboratoire chez lui. Avec sa femme, il y effectue ses analyses et aboutit à la conclusion que les mineurs ont une tuberculose d'origine professionnelle; donc, due à leur métier, et non au climat de la région. Hélas, il se heurte à l'obscurantisme des mineurs eux-mêmes. Beaucoup refusent désormais de se faire soigner par lui.
Un jour, plusieurs d'entre eux détruisent son laboratoire et libèrent les animaux qui y étaient utilisés (sans vivisection). Le comité qui dirige la mutuelle, prie alors Manson d'arrêter ses recherches. Il refuse et démissionne.
Lui et Chris s'installent à Londres. Ils n'ont pas de clients et sombrent vers une semi-misère. Ils sont même obligés de vendre le microscope que Denny avait offert à Manson pour son mariage.
Un soir, alors qu'ils dînent dans un modeste restaurant italien où ils vont parfois, Manson est appelé auprès d'une "malade" : une jeune hystérique riche. Il la raccompagne chez elle. Lorsqu'il prend l'ascenseur pour partir, il se retrouve nez à nez avec Rennie Lawford, un ancien camarade d'université, médecin aussi. Ce médecin l'introduit dans son milieu : des praticiens corrompus qui s'enrichissent grâce à leurs clients huppés, qu'ils dupent, leur faisant croire qu'ils sont malades pour leur soutirer un maximum d'argent. Ils les hospitalisent pour rien et opèrent quand cela n'est pas nécessaire. La moindre pseudo-consultation, le moindre examen totalement inutile sont grassement payés.
Le temps a passé. Manson a été gangrené par ce milieu. Il gagne maintenant très bien sa vie, en "magouillant" avec les autres. Il ne pense plus qu'à l'argent. Il trompe Chris (avec l'hystérique auprès de laquelle il avait été appelé). Chris est malheureuse : elle aimait l'ancien Manson, avec lequel le nouveau n'a pas grande ressemblance. Elle essaie de le ramener sur le bon chemin, mais il ne veut rien entendre.
Un jour, ils reçoivent la visite de Denny. Chris tient à ce qu'ils l'emmènent dans ce restaurant italien où ils allaient quand ils étaient pauvres, mais qu'ils n'ont plus revu depuis qu'ils baignent dans l'opulence. Denny et d'autres scientifiques ont monté un projet : une clinique avec tout le matériel moderne pour les gens modestes, qui versent des cotisations. Il propose à Manson d'en être. Manson prend cela avec mépris. Du coup, Denny, qui ne buvait plus depuis plusieurs mois, demande une bouteille de whisky.
La propriétaire du restaurant parle à Manson de sa fille, gravement malade (les poumons). Elle lui fait comprendre qu'elle aurait espéré qu'il s'intéressât au cas de la fillette. Devenu férocement égoïste, Manson écoute à peine ce qu'elle lui raconte et l'évacue par quelque chose comme : Elle s'en remettra.
Plus tard, rentrant chez eux, Chris et Andrew trouvent Denny ivre devant chez eux. Denny lance à Andrew à peu près ceci : Je me suis soûlé pour t'avouer ce que je n'aurais pas osé t'avouer en étant sobre : ça fait mal quand un ancien copain a rejoint le camp des mauvais. Là-dessus, Denny s'en va. Dans la rue, il est renversé par un véhicule. Manson le fait hospitaliser dans la clinique de luxe de ses amis corrompus. L'un d'eux, un chirurgien, opère Denny. Celui-ci meurt. Après l'opération, Manson lui dit à peu près : C'est un meurtre. Vous l'avez tué. Vous êtes totalement incompétent. C'était une opération facile, que vous auriez dû réussir sans problème.
Ces événements agissent sur Manson tel un choc. Il est comme rappelé à lui. Il va voir la restauratrice italienne et lui propose de s'occuper de sa fille. Ils lui rendent visite à l'hôpital. Manson l'en retire, malgré les protestations du médecin de l'institution. Il la fait hospitaliser dans la clinique d'un Américain, reconnu en Amérique mais qui n'a pas de diplômes et pratique une opération innovante. La gamine subit cette opération et est sauvée. Pourtant, Manson est poursuivi par une sorte de conseil de l'ordre pour avoir enlevé une patiente d'un hôpital reconnu et l'avoir livrée à un non-diplômé. La dernière scène est la comparution de Manson devant ce conseil de l'ordre. Manson défend l'Américain, que les membres du conseil traitent de charlatan. Il argue notamment de ce qu'en son temps, Pasteur fut aussi contesté. Il rappelle que les médecins sont là pour sauver les vies, que c'est ce qu'ils ont fait avec la fillette. Il clame que, dans sa vie, il a commis des erreurs (allusion à son association avec les corrompus de la clinique de luxe), mais que ce qu'il a accompli en l'occurrence (confier la fillette à l'Américain) n'en est pas une, au contraire. Les dernières images nous le montrent quittant la salle du conseil, au bras de Chris. On ignore ce que décidera le conseil. Mais on comprend qu'Andrew Manson s'est enfin retrouvé et qu'il continuera la lutte, avec son épouse.




Comrade X
1940


Comrade X

Avec :
Hedy Lamarr : Golubka
Clark Gable : Mac Kinley

Il s'agirait d'un journaliste américain qui ferait sortir d'URSS une jeune femme.

Une affiche espagnole de Comrade X

Le grand passage

Northwest passage (Le grand passage)

Avec :
Spencer Tracy : Robert Rogers
Robert Young : Langdon Towne
Ruth Hussey : Elizabeth Browne
Walter Brennan : Hunk Marriner

Il s'agirait d'un western.

Le grand passage

Une affiche française de H.M. Pulham, Esq.
1941


H.M. Pulham, Esq.

Avec :
Hedy Lamarr : Marvin Myles Ransome
Ruth Hussey : Cordelia Motford Pulham
Robert Young : Harry Moulton Pulham
Van Heflin : Bill King
Charles Coburn : John Pulham

Il s'agirait d'un homme qui remettrait sa vie en question.

Une affiche espagnole de H.M. Pulham, Esq


1944


An american romance (Romance américaine)

Metro Goldwyn Mayer presents King Vidor's production (Metro Goldwyn Mayer présente une production King Vidor)

Avec :
Brian Donlevy : Steve Dankos, le nouvel immigré
Ann Richards : Anna, l'institutrice

Un homme, venu d'Europe de l'Est semble-t-il, débarque sur le sol américain. Ce nouvel immigrant s'installe chez un parent dans une ville lointaine, où il travaille comme mineur. Il noue une idylle avec une institutrice. Mais il décide de partir dans une autre région pour exercer un nouveau métier. Car il a de l'ambition. Quelque temps après, l'institutrice le rejoint. Ils vivent ensemble et ont un enfant.
Nous ne sommes pas allé jusqu'au bout, tant cette niaiserie nous a paru pénible.


Duel au soleil

1947


Duel in the sun (Duel au soleil)

Avec :
Jennifer Jones : Pearl Chavez
Joseph Cotten : Jesse Mac Canles
Gregory Peck : Lew Mac Canles, frère de Jesse
Lilian Gish : Laura Belle Mac Canles
Lionel Barrymore : le sénateur Mac Canles
Herbert Marshall : Scott Chavez

Western. Une jeune femme épouse un homme bon, mais se sent irrésistiblement attirée par son frère, un pervers.

Observations : le film est signé Vidor, mais, en fait, de nombreux réalisateurs auraient participé, dont Josef von Sternberg (1894/1969).



1948


On our merry way (La folle enquête)

Il s'agirait de trois histoires illustrant le thème de l'enfant qui a changé la vie d'un adulte.



1949


Beyond the forest (La garce)

Warner Bros
Musique : Max Steiner

Avec :
Bette Davis : Rosa Moline, femme du docteur Lewis Moline
Joseph Cotten : le docteur Lewis Moline
David Brian : Neil Latimer, l'amant de Rosa
Minor Watson : Moose
Ruth Roman : Carol, la fille de Moose
Dona Drake : Jenny, la domestique indienne des Moline

Rosa est mariée à Lewis, médecin. Ils habitent Loyalton, une petite ville dans la région de Chicago. Rosa n'aime pas Lewis. Elle rêve d'une vie de luxe, qu'il ne peut lui offrir. Elle le trompe avec Latimer, riche homme d'affaires de Chicago, qui vient parfois dans le coin. Rosa voudrait que Latimer l'épouse, mais il s'y refuse. N'y tenant plus, elle part à Chicago. Latimer ne répond même pas à ses coups de téléphone et s'arrange pour ne pas la voir lorsqu'elle se présente à son bureau. Il finit pourtant par l'appeler et lui fixe un rendez-vous. Las ! C'est pour lui apprendre qu'il va se marier avec une autre. Rosa retourne chez son époux.
Le temps a passé. Rosa est enceinte. Elle semble s'être résignée à sa vie tranquille de provinciale. Mais Latimer surgit à l'improviste. Il déclare à Rosa qu'au bout du compte, il veut l'épouser. Ils conviennent de gagner Mexico pour s'y marier vite. Un ami de Lewis, Moose, les surprend. Il dit à Rosa à peu près ceci : Qu'arrivera-t-il quand Latimer apprendra votre grossesse ? Si vous ne la lui révélez pas, je le ferai. Rosa décide alors de supprimer Moose. Lors d'une chasse, elle l'abat, faisant croire à un accident. L'enquête conclut d'ailleurs à un homicide involontaire. Cependant, cette affaire refroidit Latimer : il prévient Rosa que leur départ, maintenant, paraîtrait suspect, et qu'il faut le reporter.
Rosa désire à présent se débarrasser de son bébé. Un jour, elle se jette sur une pente, pour le tuer. Elle y réussit. Mais, en même temps, elle s'est rendue malade. Elle doit rester alitée, avec la fièvre. Un soir, délirant, elle trouve la force de se lever, de s'habiller, de se maquiller. Tenant à peine debout, elle se dirige vers la gare afin d'y prendre le train pour Chicago. Et c'est devant ce train qu'elle s'écroule, morte.


Le rebelle
The foutainhead (Le rebelle)

Avec :
Gary Cooper : l'architecte Howard Roark
Patricia Neal : Dominique

Il s'agirait d'un architecte dont les conceptions innovantes se heurteraient au conformisme. L'histoire serait inspirée de la vie du célèbre Frank Lloyd Wright

1951


Lightning strikes twice

Avec :
Ruth Roman : Shelley Carnes
Richard Todd : Richard Trevelyan
Mercedes Mac Cambridge : Liza Mac Stringer

Il s'agirait d'un homme condamné à tort pour le meurtre de son épouse.





1952


Japanese war bride

Il s'agirait d'un GI qui retournerait chez lui avec sa fiancée, une Japonaise.




1953


Ruby gentry (La furie du désir)

Avec :
Jennifer Jones : Ruby Gentry
Charlton Heston : Boake Tackman
Karl Malden : Jim Gentry

Histoire d'une passion entre une femme et un homme volcaniques.




1955



Man without a star (L'homme qui n'a pas d'étoile)

Avec :
Kirk Douglas : Dempsey Rae
Claire Trevor : Idonee
Jeanne Crain : Reed Bowman
Richard Boone : Steve Miles

Il s'agirait d'un western.


Une affiche française de Guerre et paix

1956


War and peace (Guerre et paix)

Avec :
Audrey Hepburn : Natasha Rostov
Henry Fonda : Pierre Bezukhov
Mel Ferrer : Prince Andreï Bolkonsky
Vittorio Gassman : Anatole
Herbert Lom : Napoléon

D'après Tolstoï, un film que nous n'avons pas vu.


Une affiche espagnole de Guerre et paix


1959


Solomon and Sheba (Salomon et la reine de Saba)

Avec :
Gina Lollobrigida : Sheba
Yul Brynner : Solomon
George Sanders : Adonijah

Nous préférons ne pas mettre de résumé.





1966



Truth and illusion, an introduction to metaphysics

Cette bande durerait à peu près 25 minutes.





1980


Metaphor : King Vidor meets with Andrew Wyeth

Il s'agirait d'un documentaire sur la peinture.



Deux films auxquels Vidor a participé



King Vidor serait l'un des nombreux cinéastes à avoir participé à la réalisation du film Wizard of Oz (Le magicien d'Oz), signé par Victor Fleming


Par ailleurs, King Vidor aurait écrit l'histoire racontée par le film :

When it rains, it pours
USA. 1916. A peu près 13 minutes. Production Vitagraph

Il s'agirait d'une femme qui promènerait son chien et se retrouverait sous la pluie.








Hédy Sellami, eclairages.com.fr

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Plus de 1 400 liens cinéma !

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Eclairages est, à notre connaissance, le seul support à répertorier un aussi grand nombre de sites consacrés au septième art, qui plus est classés par thèmes, continents, pays, ordre alphabétique.













La banque Nemo, un film d'une brûlante actualité



Réalisé vers 1934, l'opus de Marguerite Viel retrace l'ascension sociale d'un arriviste qui ne recule devant aucune manoeuvre pour parvenir au sommet.

Ce n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais il est au moins une scène qu'il faut voir, aujourd'hui en 2013, tant elle paraît d'actualité : le conseil des ministres (notre extrait). A l'époque, cette scène, qui montre ces messieurs sous leur jour véritable, aurait d'ailleurs été censurée, coupée.

Certains prétendront que nous sommes dans la caricature : au contraire, il nous paraît que nous sommes encore au-dessous de la réalité, de notre réalité.

Toute ressemblance avec des personnages et des faits existant aujourd'hui constitue, sans doute, une coïncidence ...

Il n'empêche que l'on croirait entendre parler d'affaires actuelles, récentes, quand, par exemple, le président du Conseil rappelle au ministre des colonies qu'il a concédé des terrains à l'affairiste alors que ses subordonnés le lui avaient déconseillé; ou lorsque la question est posée de savoir comment le banquier véreux peut être en possession de documents qui auraient dû rester entre les mains du même ministre ...

Frappants échos encore avec la situation actuelle quand on rappelle au président du Conseil qu'il a plaidé pour le banquier il y a six mois ...

Aura-t-on la cruauté de remarquer aussi combien est ressemblant ce personnage d'imbécile qui tient à son poste parce qu'il est ministre pour la première fois, et depuis si peu de temps, alors qu'il était député depuis quinze ans ...

Oui, tout cela ressemble horriblement à ce qu'aujourd'hui, nous vivons en pire ...







Alfred sur les traces d'Agatha ?

Alfred sur les traces d'Agatha ?

Eclairages vous présente une nouvelle étude sur Hitchcock. Intéressons-nous plus particulièrement à ses rapports avec une Anglaise célèbre ... "la reine du crime" ... Agatha Christie. Nous allons voir que plusieurs films du cinéaste présentent d'étranges ressemblances avec certains livres de sa compatriote.





Quand Kurosawa fait appel à Ravel







Le récit de la femme violentée dans 羅生門 (Rashomon) est accompagné d'une partition inspirée du célèbre Boléro.

Démonstration en images et en musique avec l'extrait du film et le final de l'opus ravélien.













Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu

Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu


Un journaliste qui, dans un "grand" support de presse, prétend analyser l'oeuvre d'Ozu, alors qu'un élément prouve, de façon incontestable, qu'il n'a pas vu le film dont il parle ? Eh oui ! Malheureusement, c'est possible ! Démonstration, avec preuve à l'appui.


Afin que personne ne crie à la citation tronquée et pour que le lecteur puisse juger sur pièce, nous reproduisons intégralement, en annexe, un article daté du 21/7/2005 et inséré dans la rubrique Culture et spectacles du Figaro, sous le titre Ozu, la compassion contre le moralisme.

L'auteur, un certain Bertrand Dicale, écrit avec emphase : "Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis".






Un journaliste au-dessus de tout soupçon


A lire ce paragraphe, les âmes candides ne peuvent douter que notre éminent spécialiste ait vu les oeuvres d'Ozu, singulièrement celles qu'il cite. Le contraire serait totalement incompatible avec son article.

Et puis, tout de même, ce monsieur est titulaire de la carte de presse !
Il a également publié au moins un livre; pas sur le cinéma, certes, mais sur madame Juliette Gréco. Car il serait l'un des meilleurs connaisseurs de la chanson française, si l'on se fie à sa réputation officielle. C'est donc, en principe, un esprit brillant, qui peut s'appliquer à différents domaines. Pensez ! Spécialiste et d'Ozu et de Juliette Gréco et de la chanson variété.
Avec cela, critique exigeant, selon ce que clame le site internet de la SACEM (société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique).
Enfin, pour ne rien gâcher, il serait rédacteur en chef adjoint des pages spectacles du Figaro, l'un des plus grands journaux dont puisse s'enorgueillir l'inattaquable grande presse française, dont l'unique souci est de suer sang et eau pour remplir son sacro-saint devoir d'information, en toute indépendance et en toute honnêteté.


Comment un tel homme, investi d'une telle mission, pourrait-il n'être qu'un charlatan, un bonimenteur de foire entortillant le badaud à coups de grandes phrases pompeuses, un tartufe qui, la main sur le coeur, prend allègrement pour des imbéciles les innocents qui ont l'honneur de lui prêter l'oreille ?





Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu

L'impossible imposture


Bien sûr qu'il connaît les films d'Ozu, et tous ! La preuve : il accumule les adverbes de temps tels que : toujours, parfois. N'écrit-il pas : "Le cinéaste semble toujours dubitatif" ? Et ne mentionne-t-il pas alors trois oeuvres qui corroborent ce "toujours" ? C'est donc qu'il les a vues, ces trois oeuvres ! Et que les trois confirment le "toujours". La formulation même : "Que l'héroïne ... que le jeune professeur ... que le héros adultère ..., Ozu conserve une distance" etc, cette formulation implique nécessairement que pas un de ces films n'infirme la règle; règle que notre subtil exégète ne peut avoir dégagée qu'après avoir visionné les films eux-mêmes, et particulièrement ces trois-là, puisqu'il les a retenus comme emblématiques.

"Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance" etc : encore une fois, comment pourrait-il conclure cela, comment oserait-il user de ce "toujours", à partir des trois opus qu'il a choisi de citer, s'il ne les connaissait pas ? De telles phrases impliquent nécessairement que monsieur Dicale soit familiarisé avec les oeuvres qu'il évoque. S'il ne l'était pas, non seulement ces phrases n'auraient aucune valeur; mais elles relèveraient de l'imposture pure et simple.





La preuve du délit


Malheureusement pour monsieur Bertrand Dicale, l'héroïne d'Une femme de Tokyo ne se prostitue pas pour payer les études de son fiancé; elle finance les études de son frère. Et aucune des personnes qui ont vu cette bande, ne peut s'y méprendre : car, que les deux personnages soient frère et soeur, est répété maintes fois au cours du film; et toute l'histoire met clairement en scène cette parenté; laquelle, à aucun moment, ne peut être confondue avec une relation fiancée/fiancé. Donc, qui a vu le film, sait obligatoirement que le garçon est le frère; cela ne peut pas échapper au spectateur, qui ne peut pas non plus l'oublier.

Par contre, l'énorme erreur de monsieur Dicale s'élucide si l'on songe qu'elle figure dans les documents promotionnels qui accompagnent la sortie de l'oeuvre. Ainsi, par exemple, à l'entrée du Champo - salle qui programme Ozu - une feuille mise à disposition du public, annonce ceci : "Une jeune femme se prostitue pour payer les études de son fiancé". C'est presque exactement la phrase que l'on peut lire dans l'article de monsieur Dicale, où jeune femme est juste remplacé par héroïne ... Ce que c'est qu'un critique exigeant ...

Pas de veine, tout de même, ce monsieur Dicale. Il a trouvé le moyen d'étayer sa démonstration précisément avec le film qu'il ne fallait pas * ! On serait tenté d'accuser la maladresse, s'il ne fallait plutôt invoquer la malchance : car, pour être maladroit, il eût fallu que monsieur Dicale sût que les prospectus se trompaient dans leur résumé d' Une femme de Tokyo; et, pour le savoir, il eût fallu voir le film.

Au surplus, il n'est même pas certain que l'héroïne se prostitue, comme l'affirment les documents promotionnels et, à leur suite, monsieur Dicale. Certes, la demoiselle travaille dans un bar; certes, à un moment, elle monte dans une voiture avec un client du bar; mais, cela signifie-t-il vraiment qu'elle vende son corps ? On pourrait d'autant plus en douter que, selon les intertitres français, elle reproche à son frère de prendre trop au tragique le métier qu'elle exerce. Pourrait-elle considérer qu'un frère prenne trop au tragique la prostitution de sa soeur ? C'est peu vraisemblable. Le reproche qu'elle adresse à son frère, s'expliquerait mieux si elle n'était que vaguement hôtesse sans aller jusqu'à la prostitution.
Mais, ce sont là questions de détail que seul peut se poser un maniaque comme nous, qui poussons l'obsession jusqu'à aller voir les films avant d'en parler, et jusqu'à tenter de les comprendre. Un grand critique de la grande presse ne descend pas à de telles futilités : quand on a la science infuse, on connaît à fond son cinéaste, avec une certitude infaillible et comme innée qui dispense d'en fréquenter les oeuvres ...


* PS ajouté le 2/9/2008 : inutile de le préciser : rien ne prouve que monsieur Dicale connaisse davantage les autres films d'Ozu dont il parle.

Notre édito a été mis en ligne en 2005 à l'occasion d'un cycle Ozu au cinéma Le Champo, à Paris. Nous ignorons si le grand critique nommé Dicale est toujours au Figaro.







L'article de monsieur Dicale dans Le Figaro


Ozu, la compassion contre le moralisme
Bertrand Dicale
21 juillet 2005

Le Japon ? Il n'y a pas que ça dans les films d'Ozu. Avec ses intérieurs de bambou et de papier huilé, ses repas aux rites discrets mais inflexibles, ses gestes si facilement énigmatiques, on pourrait les regarder comme des documents bruts, comme une plongée objective dans une réalité sociale et culturelle. D'ailleurs, les personnages ne semblent parfois animés que par un surmoi impérieux, par des conventions et des sacrifices qui font s'effacer tout ce que nous appelons, dans notre Europe, le coeur et même l'âme.

Mais il y a autre chose que le Japon, sa morale et ses normes, même dans Il était un père, film des années 40 inédit en France et présenté pour la première fois cet été, autre chose encore dans chacun des 14 longs-métrages classiques de la rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui. Cet autre chose, c'est l'intimité, la familiarité de Yasujiro Ozu avec le drame. Sa génération de Japonais a connu des cataclysmes historiques (sa carrière sera interrompue par plusieurs années à l'armée, jusqu'en 1941, alors que son pays plonge dans une guerre suicidaire), mais ils apparaissent à peine dans ses films.

Ce qui l'intéresse, ce sont les plus intimes, les plus douces, les mieux intentionnées des injustices – celles de la famille, celles de la vertu. Il n'est qu'à observer le regard tendre mais un peu sec de son acteur fétiche, Chishu Ryu, lorsque, dans Il était un père, il refuse avec la plus vive énergie que son fils quitte son poste de professeur dans une petite ville de province pour venir vivre avec lui à Tokyo. Veuf, il est séparé de son fils unique depuis les années de collège de celui-ci, mais peu importe : chacun doit accomplir son devoir, à sa place et dans sa position, malgré l'amour, malgré le manque, malgré l'élan toujours sensible de la liberté. Il est écrit que ce père et ce fils doivent vivre loin de l'autre, avec seulement des souvenirs et des attentions lointaines, et il n'est pas question qu'ils échappent, l'un comme l'autre, à ce devoir-là.

Ce regard de Chishu Ryu dans cette scène d'Il était un père, droit mais sans colère, on le retrouve dans les remontrances finalement indulgentes du vieux père à ses très jeunes enfants dans Bonjour (1959), dans les réflexions du conservateur un peu perdu devant la jeunesse dans Eté précoce (1951)... Une colère éternellement d'un autre temps, mélange d'étonnement et de rigueur, de bienveillance et de moralisme. Les exégètes voient en Chishu Ryu plus qu'un porte-parole d'Ozu dans ses films : il est une manière de porte-âme, un double sans masque. Et c'est lui qui, à l'écran, apparaît à la fois comme un gardien de l'ordre et un coeur doux, comme un pater familias roide dans ses certitudes et un homme toujours un peu perdu devant la vie. Alcoolique infiniment digne dans Le Goût du saké (1962), homme mûr perdu dans les liens emmêlés de sa vie dans Crépuscule à Tokyo (1957), Chishu Ryu ressemble à Yasujiro Ozu, le fils jamais marié qui sera anéanti par la mort de sa mère.

La rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui traverse l'oeuvre d'Ozu à travers le prisme des conflits intérieurs, des cas de conscience, des hésitations morales. Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis. Beaucoup plus loin que le Japon, il montre l'humain.




21 de nos 310 extraits de films

Répertoire des films noirs américains



Eclairages met en ligne un répertoire des films noirs américains, classés par compagnie cinématographique et par ordre alphabétique.

Pour chaque film, le générique, le résumé, des photogrammes et un ou plusieurs extraits.

Le répertoire sera progressivement enrichi.









Paramount


RKO


Twentieth Century Fox


Universal