Hédy Sellami présente
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Extraits à venir sur Eclairages

Extraits à venir sur Eclairages
Parmi les films dont nous mettrons des séquences en ligne prochainement :

Miss Mend, de Barnet et Ozep

Les mondes futurs, sur un scénario de HG Wells

Coeurs en lutte, de Fritz Lang

Le village du péché, d'Iwan Prawow et Olga Preobrashenskaja

Othello, d'Orson Welles

Le chevalier à la rose, de Robert Wiene

The dragon painter, avec Sessue Hayakawa






D'Arsenal à L'assassin habite au 21

D'Arsenal à L'assassin habite au 21


Eclairages vous propose une sélection de séances, avec aussi Danse et cinéma; Rêves de chaque nuit; La divine; et The lodger en ciné-concerts; des classiques français avec Louis Jouvet; L'ange bleu; Le bossu; Fritz Lang; John Huston; Julien Duvivier; Jean Rouch; Ex-lady; Danielle Darrieux; un cycle Scénaristes et dialoguistes; ou encore Clouzot.

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Pour la diffusion de films muets à la télévision publique


Quoi qu'en disent certains, la connaissance et la publication des films muets restent faibles, fragmentaires.

C'est particulièrement le cas des films français.

Voici qui est tout de même stupéfiant : on ne peut trouver en DVD qu'une infime minorité des oeuvres les plus marquantes signées par les cinéastes les plus célèbres : Gance, Dulac, L'Herbier, Antoine, Epstein (1) ...

Il faut parfois chercher chez des éditeurs étrangers pour dénicher une oeuvre !

Et ne parlons pas des réalisateurs davantage négligés encore : les Roussel, les Kemm, les Lion, les Hervil, les Poirier ...

N'est-il pas pour le moins étrange que ces cinégraphistes soient littéralement interdits d'antenne dans leur propre pays ?

Pour ne citer que ce seul exemple, combien de films signés Baroncelli la télévision française a-t-elle diffusés depuis qu'elle existe ?

Il ne serait pas scandaleux qu'une chaîne publique projette, ne serait-ce qu'une fois par mois, un film français muet.

Cela n'apparaîtrait tout de même pas disproportionné par rapport au nombre de gens intéressés, certes faible.

France 5 diffusant déjà des documentaires, France 3 le Cinéma de minuit, France 2 (irrégulièrement et très tard) le Ciné-club, France 4 pourrait être tenue de respecter ce minimum que l'on serait en droit d'attendre du service public.


(Notre illustration : Monte-Cristo (1929) de Fescourt : le crime dans l'auberge).




(1) ajouté le 29 mai 2014 : Epstein fait maintenant l'objet d'une édition en dvd.


Grands journalistes ou grands ignares ?

Grands journalistes ou grands ignares ?


Madame La Très Grande Journaliste Anne Sinclair, Directrice Editoriale du Bluffington Post, commence l'un de Ses éditos par : "L'homme qui en savait trop est un mauvais film d'Alfred Hitchcock".

Que Sa Majesté permette à mon humble personne d'apporter quelques précisions. J'espère que Son Altesse La Dominante n'en voudra pas trop au dominé que je suis ...

Il existe deux versions de The man who knew too much, l'une réalisée vers 1934, l'autre réalisée vers 1956.

Sainte Anne l'ignorant, Elle n'a pas précisé à quelle version Elle se réfère.

L'opus de 1934 n'est pas si mauvais.

Certes, celui de 1956 n'est pas le meilleur Hitchcock, loin s'en faut ...

Mais, si j'osais prétendre apprendre quoi que ce soit à Sa Sainteté, je Lui signalerais que cette version de 1956 comporte l'une des scènes les plus formidables qu'ait signées le maître : le fameux concert au cours duquel le meurtre doit être commis (notre extrait).

Qu'importe, après tout ! Que cela n'empêche pas Sa Royauté d'expédier le film comme Elle le fait ...

Je m'excuse d'avoir été si outrecuidant envers Ma Supérieure.

D'autant qu'Elle n'est pas la seule vedette du journalisme à étaler Son ignorance avec une telle insouciance.

Un jour, à la radio, j'entendais Le Pape Jean-François Kahn. Il lâcha quelque chose du genre : "Le film Little Cesar, avec ce gangster joué par James Cagney".

Il aurait dû mieux préparer Son topo, ou mieux choisir Ses nègres. Little Cesar a pour acteur principal ... Edward G. Robinson, et non James Cagney.

J'espère que Son Excellence ne m'en voudra pas d'avoir osé relever Son erreur. Où va-t-on si les serviteurs tels que moi, ceux que Monsieur Kahn appellerait les boniches, se mettent à jouer les professeurs ?





277e filmographie

277e filmographie

Deux partitions pour une grève



Стачка (La grève, 1925) d'Eisenstein, peut être visionné en deux copies, avec deux musiques différentes.

L'une (ci-dessus) a été composée récemment par Pierre Jodlowski pour la cinémathèque de Toulouse. L'autre (ci-dessous) est constituée de morceaux signés Chostakovitch pour une restauration soviétique de 1969.

C'est l'occasion de constater à quel point l'accompagnement sonore d'un film muet en modifie la perception.






48e filmographie : George Cukor

Le metteur en scène américain George Cukor naît le 7 juillet 1899. Il collabore à certains films sans être crédité au générique. Puis, il devient l'un des réalisateurs les plus connus d'Hollywood. Il meurt le 24 janvier 1983.

Vous trouverez ci-dessous sa filmographie complète, établie d'après les films qui furent projetés à la cinémathèque française lors de la rétrospective de 2006.
Pour les films que nous avons vus lors de cette rétrospective, nous donnons le scénario détaillé. Pour ceux que nous n'avons pas vus, ou que nous avons vus il y a longtemps, nous livrons un court résumé, ou une synthèse de résumés consultés ici ou là. Quand les sources sont contradictoires, peu explicites ou peu claires, nous ne mettons rien.

Quand des noms apparaissent en bleu, ce sont des liens sur lesquels vous pouvez cliquer.



George Cukor non crédité au générique

Autant en emporte le vent, qui aurait été préparé essentiellement par Cukor et le producteur Selznick, et dont Cukor aurait tourné certaines scènes

1930


All quiet on the western front (A l'ouest, rien de nouveau), de Lewis Milestone (1895/1980)

George Cukor aurait participé à l'écriture des dialogues (mais le dialoguiste principal aurait été Maxwell Anderson). Il aurait même quelque peu participé à la réalisation. A vérifier.



1932


One hour with you (Une heure avec vous, également connu sous le titre Une heure près de toi)

Une production Ernst Lubitsch
Avec :
Maurice Chevalier : André Bertier, l'époux
Jeannette Mac Donald : Colette Bertier, l'épouse
Geneviève Tobin : Mitzi, l'amie de Colette, qui essaie d'avoir une aventure avec son mari André
Roland Young : le mari de Mitzi
Charles Ruggles : Adolph, qui est amoureux de Colette
Josephine Dunn : mademoiselle Martel

Cukor aurait commencé le film. Puis Lubitsch aurait repris la réalisation en main et aurait recommencé la plupart des scènes.
Colette annonce à son mari André que son amie Mitzi est de passage. Mitzi est une garce qui veut à tout prix vivre une aventure avec André. Colette ne s'en aperçoit pas. André résiste à Mitzi mais finit par passer la nuit avec elle. Il l'avoue à sa femme. A la fin, Mitzi repart; André et Colette se réconcilient.
La particularité de cette niaiserie ringarde et pénible, est qu'à plusieurs reprises, Maurice Chevalier s'adresse directement au spectateur. Lui et Jeannette Mac Donald le font aussi à la fin.
Dans certaines scènes, les dialogues sont mi-parlés mi-chantés.



1939


The wizard of Oz (Le magicien d'Oz)

Avec :
Judy Garland

Cukor aurait commencé le film avant d'être remplacé par Victor Fleming (1889/1949).


Gone with the wind (Autant en emporte le vent)

Avec :
Vivien Leigh : Scarlett O'Hara
Clark Gable : Rhett Butler
Leslie Howard : Ashley Wilkes
Olivia de Havilland : Melanie Hamilton

Le film est signé Victor Fleming. Mais le film aurait été préparé principalement par le producteur David Selznick et par George Cukor. Ce dernier aurait tourné certaines scènes. Une fois congédié, il aurait continué à faire travailler Vivien Leigh pour son rôle, celui de Scarlett O'Hara.
Auraient également participé à la réalisation Sam Wood et William Cameron Menzies.

La guerre de Sécession sépare une jeune femme (incarnée par Vivien Leigh) de l'homme qu'elle aime (interprété par Clark Gable).



1944


I'll be seeing you (Etranges vacances)

Avec :
Ginger Rogers : Mary Marshall
Joseph Cotten : Zachary Morgan
Shirley Temple : Barbara Marshall
John Derek : lieutenant Bruce

Film de William Dieterle (1893/1972) dont Cukor aurait tourné certaines scènes.


1947


Desire me (La femme de l'autre)

Selon certaines sources, Cukor aurait participé à la confection de ce film, sans être crédité au générique



1957


Song without end (Le bal des adieux)

Avec :
Dirk Bogarde : Franz Liszt
Capucine : la princesse Carolyne
Geneviève Page : la comtesse Marie

Le film aurait été commencé par Charles Vidor (1900/1959). Après son décès, Cukor l'aurait terminé.
Il raconterait la vie du musicien Franz Liszt

George Cukor réalisateur, signant les films comme tel


1930


The royal family of Broadway, co-réalisé avec Cyril Gardner

Avec :
Fredric March : Tony Cavendish
Ina Claire : Julie Cavendish

Un comédien doit partir en tournée tandis que sa mère tombe malade


The virtuous sin, co-réalisé avec Louis Gasnier

Avec :
Kay Francis : Marya Ivanova Sablin
Walter Huston : Gregori Platoff
Paul Cavanagh : capitaine Orloff

En Russie, en 1917, une femme se sacrifie pour sauver la vie de son époux


Grumpy, co-réalisé avec Cyril Gardner

Avec :
Paul Cavanagh : Chamberlin Jarvis
Cyril Maude : Grumpy Bullivant
Philip Holmes : Ernest Heron
Frances Dade : Virginia Bullivant

Un avocat en retraite part à la recherche des cambrioleurs qui ont dérobé un bijou de grande valeur



1931


Girls about town

Avec :
Kay Francis : Wanda Howard
Joël Mac Crea : Jim Baker



Tarnished lady

Avec :
Tallulah Bankhead : Nancy
Clive Brook : Norman Cravath, le financier qu'épouse Nancy
Phoebe Foster : Germaine


Nancy est amoureuse d'un écrivain sans le sou. Elle et sa mère n'ont pas d'argent. Aussi finit-elle par épouser un richissime financier, Norman Cravath, que convoitait également une de ses "amies", Germaine. Le ménage bat de l'aile et Nancy ne parvient pas à oublier son écrivain. Ce dernier, de son côté, flirte avec Germaine, qui peut lancer sa carrière dans les lettres. Un krach ruine Cravath. Le jour même, Nancy lui annonce qu'elle a décidé de le quitter. Il croit que sa ruine en est la raison, alors que Nancy l'ignorait. Elle se rend chez l'homme de lettres pour lui annoncer sa décision, pensant qu'ils pourront enfin vivre ensemble. Mais il la reçoit froidement et elle trouve Germaine dans une autre pièce. Elle se retrouve donc seule. Elle cherche du travail, sans en trouver. Elle sombre peu à peu vers les limites de la misère. Un soir, alors qu'elle déambule dans la rue, un ancien ami la reconnaît. Il la rejoint pour lui demander de ses nouvelles, mais voici qu'elle s'évanouit. On apprend qu'elle est enceinte de son époux. Elle fait jurer à son ami de taire le secret. Il lui procure un travail de vendeuse dans un magasin de mode pour personnes huppées. Un jour, deux clients particuliers se présentent : Cravath et Germaine. Celle-ci semble avoir été délaissée par l'écrivain et espère épouser enfin Cravath. Cependant, Nancy avait compris depuis un certain temps déjà qu'en fait, elle aimait Cravath. Elle souhaite retourner avec lui. Il doit choisir entre elle et Germaine. Avant même qu'il ne se prononce, Germaine a deviné qu'il aime Nancy; aussi s'efface-t-elle. Elle lui dit quelque chose comme : "I hope you will be very, very unhappy" ("J'espère que vous serez très, très malheureux"). Dans la dernière scène, Nancy amène son mari dans la chambre du bébé, et c'est ainsi qu'il apprend sa paternité.



1932


A bill of divorcement (Héritage)

RKO
Producteur exécutif : David O. Selznick
Scénario : Howard Estabrook et Harry Wagstaff Gribble
Avec :
John Barrymore : Hilary Fairfield
Katharine Hepburn : Sydney Fairfield
Paul Cavanagh : Gray Meredith

Sorti d'hôpital psychiatrique, un homme veut retrouver sa fille



Une affiche de What price Hollywood ?
What price Hollywood ?

Avec :
Constance Bennett : Mary Evans
Gregory Ratoff : Julius Saxe
Lowell Sherman : Max Carey

Une serveuse de restaurant devient vedette d'Hollywood. Sa vie est alors déchirée entre sa famille et sa carrière



Rockabye, avec Constance Bennett

Rockabye

RKO-Pathé
Musical director : Max Steiner
Avec :
Constance Bennett : Judy, l'actrice de théâtre
Paul Lukas : De Sola, le manager de Judy
Joel Mac Crea : Jake Pell, l'auteur de la pièce de théâtre
Jobyna Howland : la mère de Judy
June Filmer : Elizabeth, surnommée Lilibeth, la petite fille que Judy voulait adopter
Walter Pidgeon : Al Howard (une toute petite apparition)

Le film commence par la déposition de Judy, célèbre actrice de théâtre, au procès intenté à un certain Al Howard, dont elle fut un temps la compagne. Ce témoignage est largement commenté par la presse. Aussi Lilibeth, toute petite fille que garde Judy et qu'elle voulait adopter, lui est-elle retirée : on juge que la mauvaise publicité faite à la comédienne nuirait à l'enfant. Pour oublier ce malheur, Judy part plusieurs mois en Europe. A son retour, elle décide d'interpréter le rôle féminin principal d'une pièce écrite par un dénommé Pell. Lui et l'actrice tombent amoureux. Mais Pell est marié. Certes, il est en instance de divorce. Toutefois, on apprend que son épouse attend un garçon, ce qu'elle avait caché. La mère de Pell demande à Judy de se sacrifier afin que le jeune homme retourne avec sa femme. Judy s'y résout. Elle se retrouve donc seule.
Ainsi, le film est construit sur deux pertes : au début, la comédienne se voit enlever la petite qu'elle adorait; à la fin, elle est séparée de l'homme qu'elle aimait.




Dinner at eight
1933


Dinner at eight (Les invités de huit heures)

MGM
Producteur : David O. Selznick
Scénario : Frances Marion
Montage : Ben Lewis
Avec :
Jean Harlow : Kitty Packard
Wallace Berry : Dan Packard
Lionel Barrymore : Oliver Jordan
John Barrymore : Larry Renault
Edmund Lowe : docteur Wayne Talbot

Un dîner de notables




Our betters

Avec :
Constance Bennett : Pearl
Phoebe Foster : la princesse
Anita Louise : Bessie, parente de Pearl
Gilbert Roland : Pepi, le gigolo de la vieille dame

L'histoire se situe en Angleterre, dans un milieu de gens riches et désoeuvrés (comme souvent chez Cukor ...). Au début du film, Judy vient de se marier avec un aristocrate. Le jour même de la cérémonie, elle apprend qu'il en aime une autre (il ne l'a épousée que pour son argent). Ils vivent séparés. Judy et ses relations passent leur temps en parties, cocktails, et autres occupations captivantes. Nous ne sommes pas allé jusqu'au bout de cette bande, tant elle était passionnante ... Ce ne sont que bavardages à n'en plus finir.



Little women (Les quatre filles du docteur March)


RKO
Scénario : Sarah Y. Mason et Victor Heerman d'après le roman de Louisa May Alcott
Directeur de la photographie : Henry W. Gerrard
Musique : Max Steiner
Avec :
Samuel S. Hinds : le docteur March
Katharine Hepburn : Josephine March
Francis Dee : Margaret March (surnommée Meg)
Joan Bennett : Amy March
Jean Parker : Elizabeth March (surnommée Beth)
Douglas Montgomery : Theodore Laurence (surnommé Laurie)
Paul Lukas : le professeur Fritz Bhaer



1934

The personal history, adventures, experience and observations of David Copperfield, the younger (David Copperfield)

MGM
Producteur : David O. Selznick
Scénario : Howard Estabrook et, non crédité, Lenore J. Coffee; d'après le roman de Charles Dickens
Directeur de la photographie : Oliver T. Marsh
Montage : Robert Kern
Musique : Herbert Stothart
Avec :
Lionel Barrymore : Dan Peggotty
Maureen O'Sullivan : Dora Spenlow
W.C. Fields : Wilkins Micawber
Freddie Bartholomew : David Copperfield enfant
Frank Lawton : David Copperfield adulte



La dame aux camélias

1935


Camille (Le roman de Marguerite Gautier)

MGM
Scénario : Frances Marion, Zoe Akins et James Hilton, d'après l'oeuvre d'Alexandre Dumas fils
Directeur de la photographie : Karl Freund
Avec :
Greta Garbo : Marguerite Gautier (la dame aux camélias)
Robert Taylor : Armand Duval
Lionel Barrymore : Monsieur Duval

Amours impossibles entre un homme du monde et une demi-mondaine.







Sylvia Scarlett

Avec :
Katharine Hepburn : Sylvia Scarlett
Cary Grant : Jimmy Monkley
Edmund Gwenn : Henry Scarlett

Une jeune femme est amenée à se déguiser en homme.



1936

Romeo and Juliet (Roméo et Juliette)

D'après Shakespeare, amour impossible entre un jeune homme et une demoiselle qui appartiennent à deux familles mortellement ennemies.



1938


Holiday (Vacances)

Avec :
Katharine Hepburn : Linda Seton
Cary Grant : Johnny Case
Doris Nolan : Julia Seton


48e filmographie : George Cukor


1939


Women (Femmes)

MGM
Scénario : Francis Scott Fitzgerald
Directeur de la photographie : Oliver T. Marsh
Avec :
Joan Crawford : Crystal Allen
Norma Shearer : Mary Haines
Joan Fontaine madame John Day
Mary Boland : comtesse DeLave
Paulette Goddard : Miriam Aarons
Rosalind Russell : madame Howard Fowler


Les historiettes sentimentales de cinq femmes



Susan and God (Suzanne et ses idées)

Avec :
Joan Crawford: Susan Trexel
Fredric March : Barrie Trexel
Rita Quigley : Blossom, la fille de Susan et de Barrie
Rita Hayworth : Leonora Stubbs
Nigel Bruce : le mari de Leonora
Rose Hobart : Irene Burroughs

Susan vit séparée de son mari Barrie, alcoolique. Leur fille, Blossom, est en pension. Susan a adhéré à une sorte de secte. Elle prétend avoir rencontré Dieu et se croit en droit de faire la leçon à tout le monde. Elle ne cesse de prêcher l'amour pour autrui, le sacrifice de soi, la franchise, l'examen de conscience permanent. En réalité, elle est foncièrement égoïste. Elle n'aime même pas sa propre fille, dont elle repousse la tendresse. Elle voudrait obtenir le divorce, mais Barrie s'y oppose. Il finit par lui proposer un marché : si elle passe l'été avec lui et Blossom dans la maison qu'ils ont abandonnée depuis longtemps, et s'il boit ne serait-ce qu'une fois, il lui accordera le divorce. Susan accepte, sûre que son époux ne tiendra pas et qu'elle sera vite débarrassée. Tout l'été se passe sans que Barrie ne faiblisse. Les vacances étant terminées, Susan a préparé ses bagages : elle doit rejoindre la gourou de sa secte. Barrie, qui espérait qu'au bout du compte, elle resterait, part et s'enivre. Il demande en mariage une certaine Irene, qui l'aime depuis longtemps sans le dire. Mais voici qu'au dernier moment, Susan change d'avis : sur le point de prendre le train, elle demeure sur le quai de la gare et retourne chez elle. Lorsqu'elle apprend que Barrie et Irene doivent se marier, elle enrage. Elle avoue à une amie qu'auparavant elle n'était pas sincère et qu'elle a fini par voir clair en elle : elle veut vivre avec sa famille. Irene, qui a compris, se sacrifie : elle renonce à Barrie. Susan demande à son époux de ne pas l'abandonner. Ils vivront ensemble, avec leur fille Blossom.


48e filmographie : George Cukor
Zaza

Avec :
Claudette Colbert : Zaza
Herbert Marshall : Dufresne

Une chanteuse de cabaret devient la maîtresse d'un aristocrate marié

48e filmographie : George Cukor


1940


The Philadelphia story (Indiscrétions)

MGM
Producteur : Joseph L. Mankiewicz
Scénario : Donald Ogden Stewart
Directeur de la photographie : Joseph Ruttenberg
Musique : Franz Waxman
Avec :
Katharine Hepburn : Tracy Lord
Cary Grant : Dexter Haven
James Stewart : Mike Connor

Un journaliste doit interviewer une fille de famille à l'occasion de son mariage





Une affiche de A woman's face


1941


A woman's face (Il était une fois)

Avec :
Joan Crawford : Anna Holm, qui se fera appeler plus tard Ingrid Paulson
Melvyn Douglas : le docteur Segert
Conrad Veidt : Barring, qui veut éliminer son neveu Lars-Erik
Osa Massen : l'épouse de Segert
Albert Bassermann : le grand-père de Lars-Erik
Richard Nichols : Lars-Erik, l'enfant que son oncle veut éliminer afin d'hériter

L'action se situe en Suède. Au début, nous nous trouvons dans la salle d'audience d'un tribunal, à Stockholm. Une dénommée Anna Holm est jugée pour meurtre. Les témoins sont appelés à la barre. Chacun va devoir raconter ce qu'il sait. C'est ainsi que se reconstitue l'histoire, en flash-back.
Anna Holm, défigurée suite à un incendie, faisait partie d'une bande de maîtres chanteurs. Un jour, ils exigent d'une femme mariée 10 000 couronnes en échange de lettres échangées avec son ou ses amant(s). Anna se rend chez l'infidèle pour la transaction. Le mari, le docteur Segert, survient alors qu'on ne l'attendait pas. Anna se cache dans son cabinet médical. Elle se blesse et il l'entend. Voyant son visage, il lui propose de l'opérer. Le succès n'est pas garanti, mais, en cas de réussite, elle retrouvera une apparence normale. L'opération est un succès. Anna se sent revivre. Malheureusement, elle est sous la coupe d'un individu qu'elle croit aimer, Barring (il était le seul à ne pas la mépriser lorsqu'elle était encore défigurée). Il lui demande de s'introduire dans sa famille comme gouvernante de son neveu de quatre ans, Lars-Erik. Elle doit trouver un moyen pour le liquider (un faux accident, par exemple) afin que Barring se retrouve seul héritier de la fortune familiale. Anna accepte, à contre-coeur. Elle adopte un nouveau nom : Ingrid Paulson. Cependant, elle s'attache à l'enfant; le temps passe sans qu'elle ait rien tenté pour le supprimer. Barring la rejoint dans la demeure familiale afin de faire pression sur elle. Elle se retrouve également en présence de Segert, un ami des Barring. Segert devine que quelque chose de louche se trame. Il subodore même vaguement que la vie de l'enfant est en danger. Un jour, Anna emmène Lars-Erik en montagne; tous deux montent en téléphérique. Anna est écartelée entre la tentation d'éliminer le petit et la volonté de l'épargner. Elle finit par pousser le loquet qui ouvre la barrière de sécurité; toutefois, au bout du compte, elle le referme : elle a triomphé de ses mauvais démons. Toute la scène a été aperçue par Segert. Il somme Anna de choisir entre le Bien et le Mal. Un soir, Barring décide de s'occuper lui-même de Lars-Erik. Il saisit l'occasion d'une promenade en traîneaux pour prendre le gamin avec lui : il s'agit d'aller très vite et de provoquer un accident dans lequel Lars-Erik périsse. Anna comprend : elle et Segert, en traîneau, se lancent à la poursuite de Barring. Ce dernier les fouette lorsqu'ils arrivent à sa hauteur. Anna sort un pistolet et le tue. Segert monte dans le traîneau où se trouve encore l'enfant afin de stopper les chevaux.
Nous revoici dans la salle d'audience. La question qui se pose aux juges est de savoir si Anna a sauvé Lars-Erik spontanément ou parce qu'elle se savait devinée par Segert. Anna affirme pouvoir prouver son innocence au moyen d'une lettre qu'elle avait glissée dans un cadeau offert au grand-père de Lars-Erik. Or, cette lettre a disparu. Une vieille gouvernante des Barring, qui n'aimait pas Anna, reconnaît qu'elle avait trouvé la missive et l'avait subtilisée, sans savoir ce qu'elle contenait. Elle la remet au juge qui la lit : Anna y annonçait au grand-père son intention de se suicider et lui avouait tout. L'audience est suspendue. Pendant la suspension, Anna et Segert, qui, lors de son témoignage, avait déclaré aimer la jeune femme, décident de se marier. L'audience doit reprendre, et l'acquittement ne semble pas devoir faire de doute.

L'histoire est adaptée d'une oeuvre de Francis de Croisset. Cette oeuvre a été portée à l'écran au moins deux autres fois : en 1933, par Léonce Perret, avec Gaby Morlay dans le rôle principal; et en 1938 par Gustav Molander (1888/1973), avec Ingrid Bergman.

Pour notre étude sur les rapports entre les films de Perret et de Molander, d'une part, et La maison du docteur Edwardes d'Alfred Hitchcock, d'autre part, cliquez ICI

Pour notre étude complémentaire sur les rapports entre les oeuvres précédentes et A woman's face, cliquez ICI




Une affiche de A woman's face


Two-faced woman (La femme aux deux visages)

Scénario : George Oppenheimer, S.N. Behrman et Salka Viertel
Directeur de la photographie : Joseph Ruttenberg
Musique : Bronislau Kaper
Avec :
Greta Garbo : la monitrice de ski Karen et sa soi-disant soeur jumelle Katherine
Melvyn Douglas : Lawrence Blake (surnommé Larry), époux de la monitrice de ski
Constance Bennett : Griselda Vaughn, une amie de Larry

A peine arrivé dans une station de ski, un directeur de journal remarque une monitrice de ski, Karen. Il demande qu'elle lui donne des leçons particulières. Elle paraît distante, froide. Ce qui n'empêche pas que, le soir même, ils sont déjà mariés. Cependant, notre homme est rejoint par un collaborateur et une collaboratrice. Ces derniers le pressent de retourner à New-York pour s'occuper du journal. Vite convaincu, il se montre dès lors peu empressé auprès de son épouse, paraissant plus préoccupé par son canard. La monitrice de ski pensait qu'ils vivraient à la montagne, car il lui avait affirmé qu'il en avait assez de son existence à la ville. Mais monsieur change de discours : il entend bien que lui et sa femme s'installent à New-York. Au bout du compte, il part en ville et elle demeure à la montagne. Le temps passe; il lui envoie télégramme sur télégramme pour lui répéter qu'il va la rejoindre mais que, pour le moment, il ne peut pas; il y a toujours une raison pour l'en empêcher. Alors, elle décide de se rendre à New-York, mais sans qu'il le sache. Là, à la suite d'un malentendu, elle est amenée à se faire passer pour une soi-disant soeur jumelle, Katherine. Elle se met dans la peau de cette Katherine, qui est tout son contraire : alors qu'elle ne fume pas, ne boit pas, ne court pas les hommes, Katherine sort, boit, fume, danse, affole ces messieurs. Son mari, à qui elle fait donc croire qu'elle est Katherine, comprend immédiatement le subterfuge. Toutefois, il joue le jeu : il fait comme s'il était dupe. Il va jusqu'à demander à "Katherine" de l'épouser (alors qu'il est déjà marié à la soi-disant soeur, Karen). Finalement, il annonce qu'il va retrouver sa femme à la montagne, et demande à "Katherine" de l'accompagner. "Katherine" a juste le temps de le devancer pour arriver la première à la station de ski et se remettre dans la peau de la monitrice, Karen. Au bout du compte, elle avoue à son époux que "Katherine", c'est elle. Monsieur fait d'abord mine de ne pas la croire. A la fin du film, rien n'est résolu : on ignore où ils vivront, quelle vie ils mèneront, si l'épouse continuera d'être tantôt la sage Karen, tantôt la brûlante Katherine, si le mari lui-même ne s'inventera pas un frère jumeau (le film se conclut par une boutade lancée par l'époux : à sa femme qui l'appelle, il répond, certes en blaguant, quelque chose comme : I'm not Larry, I'm his twin brother (Je ne suis pas Larry, je suis son frère jumeau).




1942

Her cardboard lover

Avec :
Robert Taylor : Terry Trindale
George Sanders : Tony Barling
Norma Shearer : Consuelo Croyden

Une femme fait passer un individu pour son ex-amant





La flamme sacrée

Keeper of the flame (La flamme sacrée)

MGM
Scénario : Donald Ogden Stewart
Directeur de la photographie : William Daniels
Musique : Bronislau Kaper
Avec :
Katharine Hepburn : Christine Forrest, la veuve de Robert Forrest
Spencer Tracy : le journaliste Steven O'Malley
Margaret Wycherly : madame Forrest
Howard da Silva : Jason Richards
Richard Whorf : Clive Kerndon, le secrétaire de Forrest


Robert Forrest, considéré comme un héros et un défenseur des libertés, vient de mourir. Le journaliste O'Malley veut en savoir plus sur lui afin de lui consacrer un ouvrage. Il ne tarde pas à comprendre qu'un secret entoure le héros. La veuve de ce dernier, Christine, et le secrétaire, Kerndon, cachent quelque chose. Au bout du compte, Christine avoue à O'Malley que Robert était le contraire de ce qu'on croyait; en particulier, il montait une organisation fasciste. Un jour, elle l'a sciemment envoyé à la mort : elle ne l'a pas prévenu qu'un pont sur lequel il devait passer en voiture, était effondré; aussi son véhicule a-t-il sombré dans un gouffre. Finalement, Kerndon tue Christine et tente d'éliminer O'Malley. Celui-ci en réchappe. Il écrit un livre où il révèle toute la vérité sur Robert Forrest et rend hommage à Christine.




1944


Winged victory

L'histoire de pilotes de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale




Gaslight, remake d'un film anglais dont les producteurs s'acharnèrent à détruire toutes les copies

Gaslight (Hantise)

Scénario : John Van Druten
Directeur de la photographie : Joseph Ruttenberg
Musique : Bronislau Kaper
Avec :
Ingrid Bergman: Paula Alquist
Charles Boyer Gregory Anton
Joseph Cotten : Brian Cameron
Dame May Whitty : madame Thwaites
Angela Lansbury : Nancy Oliver

Cherchant à accréditer l'idée selon laquelle sa femme serait folle, un homme recourt notamment à la manoeuvre suivante : il fait semblant de s'absenter, puis regagne secrètement la maison, où il fait du bruit, perturbe le fonctionnement de l'éclairage etc. Lorsque son épouse raconte ce qui s'est passé, tout le monde pense qu'elle est perturbée.

Ce film est l'une des pires ignominies de l'industrie cinématographique : l'histoire avait déjà été portée à l'écran en 1940 par le réalisateur anglais (puis, plus tard, israélien) Thorold Dickinson (1903/1984). Les producteurs américains firent détruire les copies de cette première version, afin de pouvoir la plagier tranquillement. Malheureusement pour eux, au moins une copie fut sauvée.



1947

A double life (Othello)

Avec :
Ronald Colman : Anthony John
Signe Hasso : Brita
Shelley Winters : Pat Kroll
Edmond O'Brien : Bill Friend

Un comédien de théâtre s'identifie à Othello, le personnage de Shakespeare



1948

Edward my son (Edouard mon fils)

Avec :
Spencer Tracy : Arnold Boult
Deborah Kerr : Evelyn Boult
Ian Hunter : docteur Larry Woodhope

Grandeur et décadence d'une famille de grands bourgeois en Angleterre


1949


Adam's Rib (Madame porte la culotte)

MGM
Scénario : Ruth Gordon et Garson Kanin
Directeur de la photographie : George J. Folsey
Musique : Miklós Rózsa
Avec :
Katharine Hepburn : Amanda Bonner
Spencer Tracy : Adam Bonner
Judy Holliday : Doris Attinger
Tom Ewell : Warren Attinger
Jean Hagen : Beryl Caighn


Monsieur et madame sont avocats. Ils s'affrontent au sujet d'une affaire de tentative de crime à caractère passionnel.



1950


A life of her own (Ma vie à moi)

Avec :
Lana Turner : Lily Brannel James
Ray Milland : Steve Harleigh
Louis Calhern : Jim Leversoe, l'avocat de Steve
Barry Sullivan : Lee Gorrance
Ann Dvorak : Mary Ashlon

Lily quitte son patelin pour la grande ville afin d'y gagner sa vie comme mannequin. A l'agence, elle fait la connaissance de Mary, qui lui présente différents messieurs. Mary est déprimée : elle boit, se sent vieillir, voit son compagnon - Lee - se détourner d'elle. Elle a compris que Lee désire Lily, laquelle jure à Mary qu'elle ne lui volera pas son homme. Mary lui offre alors un objet en cadeau. Le lendemain matin, Lily apprend par le journal que Mary s'est jetée du haut de sa fenêtre.
Lily rencontre Steve, un homme d'affaires marié à une handicapée qui ne peut se déplacer qu'en fauteuil roulant. Steve et Lily deviennent amants. Un jour, Lily décide de dire la vérité à la femme de Steve; elle estime que ce dernier n'a pas à arrêter sa vie sous prétexte que son épouse, elle, ne peut plus vivre normalement. Toutefois, mise en présence de ladite épouse, Lily change d'avis. Elle et Steve décident de ne plus se revoir, Steve se devant à sa compagne légitime. Lily se retrouve donc seule. Un soir, elle erre dans les rues et se retrouve près de l'immeuble où habitait Mary et d'où elle s'est jetée. Justement, Lily a en main l'objet que Mary lui avait donné ce soir-là. Lily va-t-elle connaître le même sort que Mary ? Il semble qu'elle décide de se battre afin que la réponse soit négative, car elle casse l'objet.



Born yesterday (Comment l'esprit vient aux femmes)

Avec :
Judy Holliday : Emma Billie Dawn
William Holden : Paul Verrall
Broderick Crawford : Harry Brock

Un homme veut se servir de son épouse pour conclure une affaire. Refusant d'être ainsi utilisée, elle lui joue un tour.



1951


The marrying kind (Je retourne chez maman)

Avec :
Judy Holliday : Florence Keefer
Aldo Ray : Chester Keefer

un couple en voie de désagrégation, se retrouve en audience de conciliation



The model and the marriage broker

Avec :
Jeanne Crain : Kitty Bennett
Thelma Ritter : Mae Swasey
Helen Ford : Emmy
Scott Brady : Matt Hornbeck


Un entremetteur professionnel doit arranger un mariage



1952


Pat and Mike (Mademoiselle gagne-tout)

MGM
Scénario : Ruth Gordon et Garson Kanin
Directeur de la photographie : William Daniels
Musique : David Raskin
Avec :
Katharine Hepburn : Pat Pemberton (la femme qui se lance dans le sport)
Spencer Tracy : Mike Conovan
Aldo Ray : David Hucko
Charles Bronson : Henry Tasling (surnommé Hank)

Une femme se lance dans une carrière sportive



1953

It should happen to you (Une femme qui s'affiche)

Avec :
Judy Holliday : Gladys Glover
Peter Lawford : Evan Adams
Jack Lemmon : Pete Sheppard

Pour sa publicité, une femme loue un grand panneau d'affichage sur lequel elle fait mettre son portrait


The actress

Avec :
Spencer Tracy : Clinton Jones
Jean Simmons : Ruth Gordon Jones
Teresa Wright : Annie Jones
Anthony Perkins : Fred Whitmarsh

Une jeune fille veut devenir actrice.




A star is born


1954

A star is born (Une étoile est née)

Warner Bros
Scénario : Dorothy Parker, Robert Carson, Alan Campbell, Moss Hart
Directeur de la photographie : Sam Leavitt
Montage : Folmar Blangsted
Musique : Harold Arlen et, non crédité, Ray Heindorf
Paroles des chansons : Ira Gershwin
Avec :
Judy Garland : Esther Blodgett/Vicki Lester
James Mason : Norman Maine
Charles Bickford : Oliver Niles

Un vieil acteur (James Mason) découvre une jeune femme (Judy Garland) dont il fait une vedette, tandis que lui-même ne cesse de dégringoler.




1955


The Bhowani junction (La croisée des destins)

Avec :
Ava Gardner : Victoria Jones
Stewart Granger : colonel Rodney Savage

Au Pakistan, une métisse, mi-anglaise, mi-asiatique, est partagée entre son amour pour un officier britannique et son désir de voir son pays recouvrer son indépendance


1957


Les girls

Avec :

Gene Kelly

Histoires dans le milieu des danseuses de cabaret


Heller in pink tights (La diablesse en collants roses)

Avec :
Sophia Loren : Angela Rossini
Anthony Quinn : Tom Healy
Steve Forrest : Clint Mabry

Des acteurs ambulants au far-west


Wild is the wind (Car sauvage est le vent)

Avec :
Anna Magnani : Gioia
Anthony Quinn : Gino
Tony Franciosa : Bene

Un éleveur de moutons du Nevada (aux Etats-Unis), fait venir sa belle-soeur d'Italie et l'épouse


1960


Let's make love (Le milliardaire)



1962


The chapman report (Les liaisons coupables)

Avec :
Claire Bloom : Naomi Shields
Jane Fonda : Kathleen Barclay
Shelley Winters : Sarah Garnell
Efrem Zimbalist junior : Paul Radford

Un médecin étudie la sexualité féminine


Something's got to give

Film dont le tournage ne fut pas achevé, en raison du départ de Marilyn Monroe

My fair lady, d'après un livre de George Bernard Shaw intitulé Pygmalion

1964


My fair lady

Avec :
Audrey Hepburn : Eliza
Rex Harrison : le professeur

Un professeur transforme une gamine des faubourgs en femme du monde.


1969


Justine

Avec :
Anouk Aimée : Justine
Anna Karina : Melissa
Dirk Bogarde : Pursewarden
Michael York : Darley
Philippe Noiret : Pombal

A la veille de la Seconde Guerre mondiale, une femme est mêlée à une affaire d'espionnage



1972


Travels with my aunt (Voyages avec ma tante)

une dame âgée emmène son neveu en voyage



1974


Love among the ruins (Il neige au printemps)

Avec :
Katharine Hepburn : Jessica Medlicott
Laurence Olivier : Sir Arthur Glanville-Jones

Film de télévision



1975


The blue bird (L'oiseau bleu)

Avec :
Liz Taylor : la reine de la lumière
Ava Gardner : la Luxure
Jane Fonda : la Nuit

Des enfants partent à la recherche d'un mythique oiseau bleu.



1979


The corn is green (Le blé est vert)

Avec :
Katharine Hepburn : Lilly Moffat
Patricia Hayes : madame Watty
Ian Saynor : Morgan Evans

Une enseignante pense avoir découvert un génie en la personne d'un villageois illettré



1981


Rich and famous (Riches et célèbres)

Deux femmes écrivains entrent en rivalité





Pour notre étude sur George Cukor, cliquez ICI




Hédy Sellami, eclairages.com.fr

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Eclairages est, à notre connaissance, le seul support à répertorier un aussi grand nombre de sites consacrés au septième art, qui plus est classés par thèmes, continents, pays, ordre alphabétique.













La banque Nemo, un film d'une brûlante actualité



Réalisé vers 1934, l'opus de Marguerite Viel retrace l'ascension sociale d'un arriviste qui ne recule devant aucune manoeuvre pour parvenir au sommet.

Ce n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais il est au moins une scène qu'il faut voir, aujourd'hui en 2013, tant elle paraît d'actualité : le conseil des ministres (notre extrait). A l'époque, cette scène, qui montre ces messieurs sous leur jour véritable, aurait d'ailleurs été censurée, coupée.

Certains prétendront que nous sommes dans la caricature : au contraire, il nous paraît que nous sommes encore au-dessous de la réalité, de notre réalité.

Toute ressemblance avec des personnages et des faits existant aujourd'hui constitue, sans doute, une coïncidence ...

Il n'empêche que l'on croirait entendre parler d'affaires actuelles, récentes, quand, par exemple, le président du Conseil rappelle au ministre des colonies qu'il a concédé des terrains à l'affairiste alors que ses subordonnés le lui avaient déconseillé; ou lorsque la question est posée de savoir comment le banquier véreux peut être en possession de documents qui auraient dû rester entre les mains du même ministre ...

Frappants échos encore avec la situation actuelle quand on rappelle au président du Conseil qu'il a plaidé pour le banquier il y a six mois ...

Aura-t-on la cruauté de remarquer aussi combien est ressemblant ce personnage d'imbécile qui tient à son poste parce qu'il est ministre pour la première fois, et depuis si peu de temps, alors qu'il était député depuis quinze ans ...

Oui, tout cela ressemble horriblement à ce qu'aujourd'hui, nous vivons en pire ...







Alfred sur les traces d'Agatha ?

Alfred sur les traces d'Agatha ?

Eclairages vous présente une nouvelle étude sur Hitchcock. Intéressons-nous plus particulièrement à ses rapports avec une Anglaise célèbre ... "la reine du crime" ... Agatha Christie. Nous allons voir que plusieurs films du cinéaste présentent d'étranges ressemblances avec certains livres de sa compatriote.





Quand Kurosawa fait appel à Ravel







Le récit de la femme violentée dans 羅生門 (Rashomon) est accompagné d'une partition inspirée du célèbre Boléro.

Démonstration en images et en musique avec l'extrait du film et le final de l'opus ravélien.













Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu

Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu


Un journaliste qui, dans un "grand" support de presse, prétend analyser l'oeuvre d'Ozu, alors qu'un élément prouve, de façon incontestable, qu'il n'a pas vu le film dont il parle ? Eh oui ! Malheureusement, c'est possible ! Démonstration, avec preuve à l'appui.


Afin que personne ne crie à la citation tronquée et pour que le lecteur puisse juger sur pièce, nous reproduisons intégralement, en annexe, un article daté du 21/7/2005 et inséré dans la rubrique Culture et spectacles du Figaro, sous le titre Ozu, la compassion contre le moralisme.

L'auteur, un certain Bertrand Dicale, écrit avec emphase : "Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis".






Un journaliste au-dessus de tout soupçon


A lire ce paragraphe, les âmes candides ne peuvent douter que notre éminent spécialiste ait vu les oeuvres d'Ozu, singulièrement celles qu'il cite. Le contraire serait totalement incompatible avec son article.

Et puis, tout de même, ce monsieur est titulaire de la carte de presse !
Il a également publié au moins un livre; pas sur le cinéma, certes, mais sur madame Juliette Gréco. Car il serait l'un des meilleurs connaisseurs de la chanson française, si l'on se fie à sa réputation officielle. C'est donc, en principe, un esprit brillant, qui peut s'appliquer à différents domaines. Pensez ! Spécialiste et d'Ozu et de Juliette Gréco et de la chanson variété.
Avec cela, critique exigeant, selon ce que clame le site internet de la SACEM (société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique).
Enfin, pour ne rien gâcher, il serait rédacteur en chef adjoint des pages spectacles du Figaro, l'un des plus grands journaux dont puisse s'enorgueillir l'inattaquable grande presse française, dont l'unique souci est de suer sang et eau pour remplir son sacro-saint devoir d'information, en toute indépendance et en toute honnêteté.


Comment un tel homme, investi d'une telle mission, pourrait-il n'être qu'un charlatan, un bonimenteur de foire entortillant le badaud à coups de grandes phrases pompeuses, un tartufe qui, la main sur le coeur, prend allègrement pour des imbéciles les innocents qui ont l'honneur de lui prêter l'oreille ?





Quand un critique parle d'un film qu'il n'a pas vu

L'impossible imposture


Bien sûr qu'il connaît les films d'Ozu, et tous ! La preuve : il accumule les adverbes de temps tels que : toujours, parfois. N'écrit-il pas : "Le cinéaste semble toujours dubitatif" ? Et ne mentionne-t-il pas alors trois oeuvres qui corroborent ce "toujours" ? C'est donc qu'il les a vues, ces trois oeuvres ! Et que les trois confirment le "toujours". La formulation même : "Que l'héroïne ... que le jeune professeur ... que le héros adultère ..., Ozu conserve une distance" etc, cette formulation implique nécessairement que pas un de ces films n'infirme la règle; règle que notre subtil exégète ne peut avoir dégagée qu'après avoir visionné les films eux-mêmes, et particulièrement ces trois-là, puisqu'il les a retenus comme emblématiques.

"Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance" etc : encore une fois, comment pourrait-il conclure cela, comment oserait-il user de ce "toujours", à partir des trois opus qu'il a choisi de citer, s'il ne les connaissait pas ? De telles phrases impliquent nécessairement que monsieur Dicale soit familiarisé avec les oeuvres qu'il évoque. S'il ne l'était pas, non seulement ces phrases n'auraient aucune valeur; mais elles relèveraient de l'imposture pure et simple.





La preuve du délit


Malheureusement pour monsieur Bertrand Dicale, l'héroïne d'Une femme de Tokyo ne se prostitue pas pour payer les études de son fiancé; elle finance les études de son frère. Et aucune des personnes qui ont vu cette bande, ne peut s'y méprendre : car, que les deux personnages soient frère et soeur, est répété maintes fois au cours du film; et toute l'histoire met clairement en scène cette parenté; laquelle, à aucun moment, ne peut être confondue avec une relation fiancée/fiancé. Donc, qui a vu le film, sait obligatoirement que le garçon est le frère; cela ne peut pas échapper au spectateur, qui ne peut pas non plus l'oublier.

Par contre, l'énorme erreur de monsieur Dicale s'élucide si l'on songe qu'elle figure dans les documents promotionnels qui accompagnent la sortie de l'oeuvre. Ainsi, par exemple, à l'entrée du Champo - salle qui programme Ozu - une feuille mise à disposition du public, annonce ceci : "Une jeune femme se prostitue pour payer les études de son fiancé". C'est presque exactement la phrase que l'on peut lire dans l'article de monsieur Dicale, où jeune femme est juste remplacé par héroïne ... Ce que c'est qu'un critique exigeant ...

Pas de veine, tout de même, ce monsieur Dicale. Il a trouvé le moyen d'étayer sa démonstration précisément avec le film qu'il ne fallait pas * ! On serait tenté d'accuser la maladresse, s'il ne fallait plutôt invoquer la malchance : car, pour être maladroit, il eût fallu que monsieur Dicale sût que les prospectus se trompaient dans leur résumé d' Une femme de Tokyo; et, pour le savoir, il eût fallu voir le film.

Au surplus, il n'est même pas certain que l'héroïne se prostitue, comme l'affirment les documents promotionnels et, à leur suite, monsieur Dicale. Certes, la demoiselle travaille dans un bar; certes, à un moment, elle monte dans une voiture avec un client du bar; mais, cela signifie-t-il vraiment qu'elle vende son corps ? On pourrait d'autant plus en douter que, selon les intertitres français, elle reproche à son frère de prendre trop au tragique le métier qu'elle exerce. Pourrait-elle considérer qu'un frère prenne trop au tragique la prostitution de sa soeur ? C'est peu vraisemblable. Le reproche qu'elle adresse à son frère, s'expliquerait mieux si elle n'était que vaguement hôtesse sans aller jusqu'à la prostitution.
Mais, ce sont là questions de détail que seul peut se poser un maniaque comme nous, qui poussons l'obsession jusqu'à aller voir les films avant d'en parler, et jusqu'à tenter de les comprendre. Un grand critique de la grande presse ne descend pas à de telles futilités : quand on a la science infuse, on connaît à fond son cinéaste, avec une certitude infaillible et comme innée qui dispense d'en fréquenter les oeuvres ...


* PS ajouté le 2/9/2008 : inutile de le préciser : rien ne prouve que monsieur Dicale connaisse davantage les autres films d'Ozu dont il parle.

Notre édito a été mis en ligne en 2005 à l'occasion d'un cycle Ozu au cinéma Le Champo, à Paris. Nous ignorons si le grand critique nommé Dicale est toujours au Figaro.







L'article de monsieur Dicale dans Le Figaro


Ozu, la compassion contre le moralisme
Bertrand Dicale
21 juillet 2005

Le Japon ? Il n'y a pas que ça dans les films d'Ozu. Avec ses intérieurs de bambou et de papier huilé, ses repas aux rites discrets mais inflexibles, ses gestes si facilement énigmatiques, on pourrait les regarder comme des documents bruts, comme une plongée objective dans une réalité sociale et culturelle. D'ailleurs, les personnages ne semblent parfois animés que par un surmoi impérieux, par des conventions et des sacrifices qui font s'effacer tout ce que nous appelons, dans notre Europe, le coeur et même l'âme.

Mais il y a autre chose que le Japon, sa morale et ses normes, même dans Il était un père, film des années 40 inédit en France et présenté pour la première fois cet été, autre chose encore dans chacun des 14 longs-métrages classiques de la rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui. Cet autre chose, c'est l'intimité, la familiarité de Yasujiro Ozu avec le drame. Sa génération de Japonais a connu des cataclysmes historiques (sa carrière sera interrompue par plusieurs années à l'armée, jusqu'en 1941, alors que son pays plonge dans une guerre suicidaire), mais ils apparaissent à peine dans ses films.

Ce qui l'intéresse, ce sont les plus intimes, les plus douces, les mieux intentionnées des injustices – celles de la famille, celles de la vertu. Il n'est qu'à observer le regard tendre mais un peu sec de son acteur fétiche, Chishu Ryu, lorsque, dans Il était un père, il refuse avec la plus vive énergie que son fils quitte son poste de professeur dans une petite ville de province pour venir vivre avec lui à Tokyo. Veuf, il est séparé de son fils unique depuis les années de collège de celui-ci, mais peu importe : chacun doit accomplir son devoir, à sa place et dans sa position, malgré l'amour, malgré le manque, malgré l'élan toujours sensible de la liberté. Il est écrit que ce père et ce fils doivent vivre loin de l'autre, avec seulement des souvenirs et des attentions lointaines, et il n'est pas question qu'ils échappent, l'un comme l'autre, à ce devoir-là.

Ce regard de Chishu Ryu dans cette scène d'Il était un père, droit mais sans colère, on le retrouve dans les remontrances finalement indulgentes du vieux père à ses très jeunes enfants dans Bonjour (1959), dans les réflexions du conservateur un peu perdu devant la jeunesse dans Eté précoce (1951)... Une colère éternellement d'un autre temps, mélange d'étonnement et de rigueur, de bienveillance et de moralisme. Les exégètes voient en Chishu Ryu plus qu'un porte-parole d'Ozu dans ses films : il est une manière de porte-âme, un double sans masque. Et c'est lui qui, à l'écran, apparaît à la fois comme un gardien de l'ordre et un coeur doux, comme un pater familias roide dans ses certitudes et un homme toujours un peu perdu devant la vie. Alcoolique infiniment digne dans Le Goût du saké (1962), homme mûr perdu dans les liens emmêlés de sa vie dans Crépuscule à Tokyo (1957), Chishu Ryu ressemble à Yasujiro Ozu, le fils jamais marié qui sera anéanti par la mort de sa mère.

La rétrospective présentée à partir d'aujourd'hui traverse l'oeuvre d'Ozu à travers le prisme des conflits intérieurs, des cas de conscience, des hésitations morales. Et, si les personnages tranchent parfois avec sévérité, ou avec la satisfaction des évidences, ou avec les apparences de la raison, le cinéaste semble toujours dubitatif. Que l'héroïne d'Une femme de Tokyo (1932, muet) se prostitue pour payer les études de son fiancé, que le jeune professeur d'Il était un père (1942) accomplisse avec docilité le désir posthume de son père, que le héros adultère de Printemps précoce (1956) retourne aux voies sages du mariage, Ozu conserve une distance, un doute, une compassion qui détourne de toute intention fabuliste. Il n'y a pas de morale à ses films, mais toujours une connaissance et un amour de l'homme également infinis. Beaucoup plus loin que le Japon, il montre l'humain.




26 de nos 311 extraits de films

Répertoire des films noirs américains



Eclairages met en ligne un répertoire des films noirs américains, classés par compagnie cinématographique et par ordre alphabétique.

Pour chaque film, le générique, le résumé, des photogrammes et un ou plusieurs extraits.

Le répertoire sera progressivement enrichi.









Paramount


RKO


Twentieth Century Fox


Universal