Hédy Sellami présente
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Extraits à venir sur Eclairages

Extraits à venir sur Eclairages
Parmi les films dont nous mettrons des séquences en ligne prochainement :

Miss Mend, de Barnet et Ozep

Les mondes futurs, sur un scénario de HG Wells

Coeurs en lutte, de Fritz Lang

Le village du péché, d'Iwan Prawow et Olga Preobrashenskaja

Othello, d'Orson Welles

Le chevalier à la rose, de Robert Wiene

The dragon painter, avec Sessue Hayakawa






De Fièvre sur Anatahan au Violoniste de Florence

De Fièvre sur Anatahan au Violoniste de Florence


Eclairages vous propose une sélection de séances, avec aussi les pionnières du cinéma muet; En rade; En dirigeable sur les champs de bataille; Nosferatu; et Une page folle en ciné-concerts; Jean Renoir; Les sept mercenaires; Sternberg; 100 ans de cinéma japonais; le patrimoine français; Weimar/Berlin; Visconti; la guerre de 14/18; Ozu; Des gens sans importance; Espions sur la Tamise; ou encore Newman/Redford.

Cliquez ICI










Pour la diffusion de films muets à la télévision publique



Quoi qu'en disent certains, la connaissance et la publication des films muets restent faibles, fragmentaires.

C'est particulièrement le cas des films français.

Voici qui est tout de même stupéfiant : on ne peut trouver en DVD qu'une infime minorité des oeuvres les plus marquantes signées par les cinéastes les plus célèbres : Gance, Dulac, L'Herbier, Antoine, Epstein (1) ...

Il faut parfois chercher chez des éditeurs étrangers pour dénicher une oeuvre !

Et ne parlons pas des réalisateurs davantage négligés encore : les Roussel, les Kemm, les Lion, les Hervil, les Poirier ...

N'est-il pas pour le moins étrange que ces cinégraphistes soient littéralement interdits d'antenne dans leur propre pays ?

Pour ne citer que ce seul exemple, combien de films signés Baroncelli la télévision française a-t-elle diffusés depuis qu'elle existe ?

Il ne serait pas scandaleux qu'une chaîne publique projette, ne serait-ce qu'une fois par mois, un film français muet.

Cela n'apparaîtrait tout de même pas disproportionné par rapport au nombre de gens intéressés, certes faible.

France 5 diffusant déjà des documentaires, France 3 le Cinéma de minuit, France 2 (irrégulièrement et très tard) le Ciné-club, France 4 pourrait être tenue de respecter ce minimum que l'on serait en droit d'attendre du service public.


(Notre illustration : Monte-Cristo (1929) de Fescourt : le crime dans l'auberge).




(1) ajouté le 29 mai 2014 : Epstein fait maintenant l'objet d'une édition en dvd.

(2) ajouté le 21 septembre 2018 : les programmes changeant constamment, France 5 diffuse actuellement - mais pour combien de temps ? - des classiques le lundi soir. Quant au ciné-club de France 2, il a été supprimé il y a bien longtemps … Cela étant, toujours pas de films muets en vue ... On peut se demander pourquoi la télévision publique ne passerait pas les films muets que l'on peut voir par exemple à la cinémathèque française ou à la Fondation Seydoux/Pathé; peut-être est-ce une question de droits ...


293e filmographie

293e filmographie

Deux partitions pour une grève



Стачка (La grève, 1925) d'Eisenstein, peut être visionné en deux copies, avec deux musiques différentes.

L'une (ci-dessus) a été composée récemment par Pierre Jodlowski pour la cinémathèque de Toulouse. L'autre (ci-dessous) est constituée de morceaux signés Chostakovitch pour une restauration soviétique de 1969.

C'est l'occasion de constater à quel point l'accompagnement sonore d'un film muet en modifie la perception.






Ciné-club de la Fondation de l'Allemagne à Paris

Crimes nocturnes au Parc Montsouris

Vous trouverez ci-dessous une interview d'Ananda Scepka, alors responsable du ciné-club de la Fondation de l'Allemagne à Paris, interview que nous avions réalisée fin 2003 en rapport avec un cycle de films de terreur projetés à la Fondation.


Que se passe-t-il du côté du Parc Montsouris à Paris ? Depuis le 10 octobre, chaque vendredi, sur les 20h30, d’étranges meurtres sont commis. D’aucuns murmurent qu’y seraient mêlés les fantômes de M le maudit, de Nosferatu, ou encore de Caligari.



M le maudit, de Fritz Lang
Tout a commencé le soir du 10 octobre. Wim Wenders et son Ami américain donnaient le signal d’une série de meurtres perpétrés rituellement chaque vendredi à 20h30. Werner Herzog s’empressa de leur emboîter le pas avec son Cœur de verre. Alors, Woody Allen crut bon d’importer à Paris ses coups de feu primitivement tirés sur Broadway. Enfin, M le maudit et Caligari sont entrés dans cette danse infernale. Ce sont eux qui nous ont mis sur la piste : leurs spectres ne venaient-ils pas de la toute proche Fondation de l’Allemagne ? Ananda Scepka, résidente à la Fondation comme étudiante en philosophie, a confirmé nos soupçons. Car, malgré son regard clair et son visage angélique, elle est à l'origine de ce cycle terrifiant.

Quelle impulsion vous a poussée à hanter le quartier avec des créatures plus mystérieuses les unes que les autres ?

Il nous a semblé judicieux de concevoir un cycle autour du crime parce que le 7e art s’est beaucoup intéressé à ce thème, qu’il a traité sous des angles très divers. On le trouve dans la comédie style Woody Allen. Il est omniprésent durant toute la période expressionniste allemande. Il est chez Lang aussi bien que chez Hitchcock. En fait, il traverse toute l’histoire du cinéma. Des facettes aussi variées suffiraient à donner l’envie d’explorer une telle richesse. En même temps, elles possèdent une unité : le motif de la peur. Ce motif est inséparable de tous les films présentés, soit comme thème de l’œuvre, soit comme effet sur le spectateur. Une peur face à une chose - la criminalité – qui est à la fois en dehors du saisissable et en dehors de la loi. Nosferatu me paraît être une illustration remarquable de cela, car il est, par excellence, le criminel insaisissable.

Vous avez cité Hitchcock. Ainsi, vous ne projetez pas uniquement des films germaniques ?

Non, bien sûr. C'est vrai que la Fondation a pour vocation de faire découvrir au public français des œuvres allemandes, dans le cadre d'un
échange culturel franco-allemand. Mais, nous sommes un ciné-club, et, en tant que tel, nous ne demandons pas mieux que de montrer des films de qualité de toutes origines.

Ce qui implique que vous ne visez pas seulement les étudiants allemands ou, plus généralement, les germanophones ?

Evidemment. Car, si la Fondation de l’Allemagne/Maison-Heinrich-Heine est partie intégrante de la Cité universitaire, dont elle est l’une des résidences étudiantes ; et si c’est dans ce cadre que nous avons monté un ciné-club, avec nos modestes moyens, cette activité s'intègre dans un programme culturel plus vaste mis en œuvre par la Fondation. Aussi les séances du ciné-club s’adressent-elles à tous ceux qui souhaitent venir, que ce soit l’étudiant séjournant ou non dans la Cité-U, le cinéphile parisien ou encore le touriste de passage.

Par quoi se traduit la modestie de vos moyens ?

Par exemple, par le fait que nous disposons de copies 16 mm, et non pas
35 mm, ce qui serait hors de prix. Le 16 mm est déjà assez coûteux : il
y a surtout les frais de location et de transport de la pellicule, tout cela non couvert par les 3 euros que versent les spectateurs, trois euros qui sont juste une contribution puisque nous ne pouvons exercer d’activité commerciale.
Autre exemple : les 120 sièges de notre salle sont des chaises, rembourrées, certes, mais pas des fauteuils.

Il faut espérer qu’il existe encore des gens pour qui le plaisir d’une
« toile » ne se ramène pas au moelleux du simili-cuir. Du reste, tel lieu reconnu pour le dynamisme de sa programmation cinéma, offre aussi de simples chaises, et sa salle est bien plus petite que la vôtre : je pense à l’Institut finlandais, au quartier latin.
Le 16 mm couvre-t-il un large éventail de films ?


Le 16 mm est affecté à des activités comme la nôtre, activité de ciné-club, encore une fois, et non commerciale. Or, il y a de moins en moins de ciné-clubs et de moins en moins de 16 mm. D’autant qu’on ne tire plus les nouveaux films dans ce format. Résultat : le nombre de bandes en 16 mm stagne ou diminue. Pour certaines œuvres, les copies 16 mm existent, mais les droits ne sont plus renouvelés, si bien qu’on ne peut plus les projeter. Ce sont des contraintes dont dépend en partie la sélection des œuvres présentées.



Le golem, de Paul Wegener
Il est d'autant plus méritoire d’avoir retenu Le golem, de Paul Wegener, que l’on a rarement l’occasion de voir. A ce propos, les films muets sont-ils accompagnés au piano ?

Ce trimestre, aucun ciné-concert n’a été monté. Mais, dans le passé, nous avons proposé, au moins une fois par trimestre, un film muet avec accompagnement piano, ou piano et violon, ou encore piano et violoncelle ; parfois même, avec accompagnement orchestral.
Il n’y a pas de présentation du film par un intervenant ou de débat à l’issue de la projection. Dans le cadre du ciné-club du vendredi soir, tout du moins. Car la Fondation organise d’autres événements : ainsi par exemple, l'année dernière, nous avons eu plusieurs interventions lors d'une rétrospective Fassbinder, qui a duré tout un week-end. De même, en janvier 2002, pendant une semaine, nous avons passé des productions de la DEFA (compagnie de l’ex-RDA) en présence de réalisateurs.


Le golem, de Paul Wegener
Avez-vous d’autres cycles en chantier pour l’avenir ?

Nous sommes en train de réfléchir à une programmation qui serait centrée sur le voyage, et les migrations avec les espoirs et les désillusions qu’elles peuvent entraîner. Ce choix est en relation avec l’élargissement de la Communauté européenne. Cela s’étalerait de janvier à Pâques. Les films seront probablement plus récents et moins connus que ceux de la session « crime, nuit, mystères ».

Nosferatu, une symphonie de l'horreur, de Murnau
« Crime, nuit, mystères », le vendredi à 20h30, Fondation de l’Allemagne/Maison-Heinrich-Heine, Cité universitaire, 27-57 boulevard Jourdan, 75014 Paris (la Maison Heinrich Heine est très facile à trouver). Métro Porte d’Orléans (10’ de trajet depuis Saint-Michel), ou RER B.

Avant la séance, on pourra flâner au Parc Montsouris, mais aussi dans la Cité-U, où l’architecture des bâtiments vaut le coup d’œil.
Pour les autres activités de la Fondation (théâtre, conférences, ...), cliquez ici

Les prochaines séances se répartissent comme suit :

vendredi 21 novembre :

L'argent, de Robert Bresson. 1982. France. 85 mn.

vendredi 28 novembre :

Nosferatu, de Murnau. 1922. Allemagne. 65 mn. noir et blanc muet avec intertitres français. Film de vampire que l'on ne présente plus.





affiche de Correspondant 17, d'Hitchcock
vendredi 5 décembre :

Correspondant 17, d'Alfred Hitchcock. 1940. USA. 120 mn. Vo en anglais.
On y verra l'une des scènes les moins connues du maître alors qu'elle est sans doute l'une des plus fortes : lorsque le vieux diplomate, maltraité par les espions qui veulent lui soutirer des renseignements, lumière braquée sur son visage, exprime des vérités qui dépassent de loin le propos immédiat du film.

vendredi 12 décembre :

Le golem, de Paul Wegener. 1920. Allemagne. 72 mn. noir et blanc muet avec intertitres français.
En sommeil, une créature d'argile est réveillée et sème la panique.




Interview réalisée par Hédy Sellami, éclairages

champ/contrechamp | décors

Plus de 1 400 liens cinéma !

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Eclairages est, à notre connaissance, le seul support à répertorier un aussi grand nombre de sites consacrés au septième art, qui plus est classés par thèmes, continents, pays, ordre alphabétique.













La banque Nemo, un film d'une brûlante actualité



Réalisé vers 1934, l'opus de Marguerite Viel retrace l'ascension sociale d'un arriviste qui ne recule devant aucune manoeuvre pour parvenir au sommet.

Ce n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais il est au moins une scène qu'il faut voir, aujourd'hui en 2013, tant elle paraît d'actualité : le conseil des ministres (notre extrait). A l'époque, cette scène, qui montre ces messieurs sous leur jour véritable, aurait d'ailleurs été censurée, coupée.

Certains prétendront que nous sommes dans la caricature : au contraire, il nous paraît que nous sommes encore au-dessous de la réalité, de notre réalité.

Toute ressemblance avec des personnages et des faits existant aujourd'hui constitue, sans doute, une coïncidence ...

Il n'empêche que l'on croirait entendre parler d'affaires actuelles, récentes, quand, par exemple, le président du Conseil rappelle au ministre des colonies qu'il a concédé des terrains à l'affairiste alors que ses subordonnés le lui avaient déconseillé; ou lorsque la question est posée de savoir comment le banquier véreux peut être en possession de documents qui auraient dû rester entre les mains du même ministre ...

Frappants échos encore avec la situation actuelle quand on rappelle au président du Conseil qu'il a plaidé pour le banquier il y a six mois ...

Aura-t-on la cruauté de remarquer aussi combien est ressemblant ce personnage d'imbécile qui tient à son poste parce qu'il est ministre pour la première fois, et depuis si peu de temps, alors qu'il était député depuis quinze ans ...

Oui, tout cela ressemble horriblement à ce qu'aujourd'hui, nous vivons en pire ...







Alfred sur les traces d'Agatha ?

Alfred sur les traces d'Agatha ?

Eclairages vous présente une nouvelle étude sur Hitchcock. Intéressons-nous plus particulièrement à ses rapports avec une Anglaise célèbre ... "la reine du crime" ... Agatha Christie. Nous allons voir que plusieurs films du cinéaste présentent d'étranges ressemblances avec certains livres de sa compatriote.





Quand Kurosawa fait appel à Ravel







Le récit de la femme violentée dans 羅生門 (Rashomon) est accompagné d'une partition inspirée du célèbre Boléro.

Démonstration en images et en musique avec l'extrait du film et le final de l'opus ravélien.













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