Hédy Sellami présente
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Extraits à venir sur Eclairages

Extraits à venir sur Eclairages
Parmi les films dont nous mettrons des séquences en ligne prochainement :

Miss Mend, de Barnet et Ozep

Les mondes futurs, sur un scénario de HG Wells

Coeurs en lutte, de Fritz Lang

Le village du péché, d'Iwan Prawow et Olga Preobrashenskaja

Othello, d'Orson Welles

Le chevalier à la rose, de Robert Wiene

The dragon painter, avec Sessue Hayakawa






Des Croix de bois à L'adieu aux armes

Des Croix de bois à L'adieu aux armes


Eclairages vous propose une sélection de séances, avec aussi Balzac; et Nosferatu en ciné-concerts; Jean Renoir; Soudain l'été dernier; Sternberg; Henri Decoin; Weimar/Berlin; la guerre de 14/18; Ingmar Bergman; Malinconico autunno; Nuits napolitaines; Le train sifflera trois fois; Midi gare centrale; Un drame au studio; Youssef Chahine; Elia Kazan; ou encore Hondo, l'homme du désert.

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293e filmographie

293e filmographie

Deux partitions pour une grève



Стачка (La grève, 1925) d'Eisenstein, peut être visionné en deux copies, avec deux musiques différentes.

L'une (ci-dessus) a été composée récemment par Pierre Jodlowski pour la cinémathèque de Toulouse. L'autre (ci-dessous) est constituée de morceaux signés Chostakovitch pour une restauration soviétique de 1969.

C'est l'occasion de constater à quel point l'accompagnement sonore d'un film muet en modifie la perception.






Pour la diffusion de films muets à la télévision publique



Quoi qu'en disent certains, la connaissance et la publication des films muets restent faibles, fragmentaires.

C'est particulièrement le cas des films français.

Voici qui est tout de même stupéfiant : on ne peut trouver en DVD qu'une infime minorité des oeuvres les plus marquantes signées par les cinéastes les plus célèbres : Gance, Dulac, L'Herbier, Antoine, Epstein (1) ...

Il faut parfois chercher chez des éditeurs étrangers pour dénicher une oeuvre !

Et ne parlons pas des réalisateurs davantage négligés encore : les Roussel, les Kemm, les Lion, les Hervil, les Poirier ...

N'est-il pas pour le moins étrange que ces cinégraphistes soient littéralement interdits d'antenne dans leur propre pays ?

Pour ne citer que ce seul exemple, combien de films signés Baroncelli la télévision française a-t-elle diffusés depuis qu'elle existe ?

Il ne serait pas scandaleux qu'une chaîne publique projette, ne serait-ce qu'une fois par mois, un film français muet.

Cela n'apparaîtrait tout de même pas disproportionné par rapport au nombre de gens intéressés, certes faible.

France 5 diffusant déjà des documentaires, France 3 le Cinéma de minuit, France 2 (irrégulièrement et très tard) le Ciné-club, France 4 pourrait être tenue de respecter ce minimum que l'on serait en droit d'attendre du service public.


(Notre illustration : Monte-Cristo (1929) de Fescourt : le crime dans l'auberge).




(1) ajouté le 29 mai 2014 : Epstein fait maintenant l'objet d'une édition en dvd.

(2) ajouté le 21 septembre 2018 : les programmes changeant constamment, France 5 diffuse actuellement - mais pour combien de temps ? - des classiques le lundi soir. Quant au ciné-club de France 2, il a été supprimé il y a bien longtemps … Cela étant, toujours pas de films muets en vue ... On peut se demander pourquoi la télévision publique ne passerait pas les films muets que l'on peut voir par exemple à la cinémathèque française ou à la Fondation Seydoux/Pathé; peut-être est-ce une question de droits ...


Quand Kurosawa fait appel à Ravel





Le récit de la femme violentée dans 羅生門 (Rashomon) est accompagné d'une partition inspirée du célèbre Boléro.

Démonstration en images et en musique avec l'extrait du film et le final de l'opus ravélien.















Version originale en japonais, sous-titres en français.

Le Boléro est interprété par l'Orchestre symphonique de Boston avec Seiji Ozawa à sa tête. Cliquer sur la pièce jointe.















Machiko Kyo est la femme violée


Masayuki Mori est son compagnon


Minoru Chiaki est le moine


Toshiro Mifune est le bandit/violeur




Machiko Kyo est la femme violée
Masayuki Mori est son mari
Toshiro Mifune est le bandit qui agresse le couple
Minoru Chiaki est le moine
Takashi Shimura est le bûcheron
Noriko Honma est la chamane
Daisuke Kato est le policier


Un film Daiei

Producteurs :
Minoru Jingo et Masaichi Nagata

Musique : Fumio Hayasaka

Montage : Akira Kurosawa

Scénario : Akira Kurosawa et Shinobu Hashimoto, d'après une histoire de Ryunosuke Akutagawa

Directeur de la photographie : Kazuo Miyagawa

Décors : Takashi Matsuyama et
H. Motsumoto



L'action se déroule dans le Japon ancien.
Un homme et son épouse ont été agressés, l'homme ayant même été tué.
Au tribunal, les protagonistes sont appelés à témoigner.
Chacun donne une version différente de celles des autres.

C'est d'abord Tajomaru, l'agresseur, qui livre sa version.
Il sommeille dans une forêt quand le couple passe.
Il ressent immédiatement du désir pour la femme et décide de l'enlever.
Il fait croire au mari qu'il a trouvé des objets de valeur et les a enterrés plus loin. Il propose de les lui vendre. Il incite le mari à le suivre jusqu'à la prétendue cachette. Là, il le ligote, mais n'a pas l'intention de l'occire.
Il va chercher la femme, lui fait croire que son époux a été blessé, la mène jusqu'à l'endroit où il l'a ligoté et, là, elle découvre la vérité.
Il la viole.
Après leur relation, la femme lui dit qu'elle ne pourra pas vivre humiliée vis-à-vis de deux hommes et que l'un d'eux doit mourir.
Tajomaru libère le mari et tous deux se battent.
Tajomaru prend le dessus et tue l'époux.

C'est maintenant l'épouse qui livre son récit (notre extrait).
Après l'avoir violée, Tajomaru s'enfuit.
Elle libère son mari.
Celui-ci la regarde fixement, avec mépris, sans rien dire.
Elle finit par s'évanouir et, au réveil, elle trouve son mari mort, sa propre dague à elle plantée dans le corps.
Elle erre et pense à se suicider.

On fait maintenant parler … l'époux décédé, qui est censé s'exprimer par la voix d'une chamane.
Après l'avoir violée, Tajomaru dit à la femme qu'il l'aime et qu'il veut vivre avec elle.
Elle accepte et va jusqu'à lui demander de tuer son mari.
Tajomaru refuse et libère l'époux.
Ce dernier se suicide.

C'est maintenant au bûcheron qui a prétendu avoir simplement découvert le corps et prévenu la police, de donner sa version.
En réalité, il est arrivé sur les lieux alors que l'époux était encore vivant et que le drame se jouait.
Tajomaru demande à la femme de vivre avec lui.
La femme libère son époux et dit qu'elle appartiendra à celui des deux hommes qui survivra.
Mais, son mari ne veut plus d'elle et ne veut pas se battre pour elle.
Tajomaru non plus ne veut plus d'elle.
Elle parvient cependant à pousser les deux hommes à l'affrontement. Un affrontement dont Tajomaru sort vainqueur, et l'époux … mort.





Un autre film japonais :

Harakiri (1962) de Masaki Kobayashi : le début : cliquer
ICI




Hédy Sellami

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La banque Nemo, un film d'une brûlante actualité



Réalisé vers 1934, l'opus de Marguerite Viel retrace l'ascension sociale d'un arriviste qui ne recule devant aucune manoeuvre pour parvenir au sommet.

Ce n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais il est au moins une scène qu'il faut voir, aujourd'hui en 2013, tant elle paraît d'actualité : le conseil des ministres (notre extrait). A l'époque, cette scène, qui montre ces messieurs sous leur jour véritable, aurait d'ailleurs été censurée, coupée.

Certains prétendront que nous sommes dans la caricature : au contraire, il nous paraît que nous sommes encore au-dessous de la réalité, de notre réalité.

Toute ressemblance avec des personnages et des faits existant aujourd'hui constitue, sans doute, une coïncidence ...

Il n'empêche que l'on croirait entendre parler d'affaires actuelles, récentes, quand, par exemple, le président du Conseil rappelle au ministre des colonies qu'il a concédé des terrains à l'affairiste alors que ses subordonnés le lui avaient déconseillé; ou lorsque la question est posée de savoir comment le banquier véreux peut être en possession de documents qui auraient dû rester entre les mains du même ministre ...

Frappants échos encore avec la situation actuelle quand on rappelle au président du Conseil qu'il a plaidé pour le banquier il y a six mois ...

Aura-t-on la cruauté de remarquer aussi combien est ressemblant ce personnage d'imbécile qui tient à son poste parce qu'il est ministre pour la première fois, et depuis si peu de temps, alors qu'il était député depuis quinze ans ...

Oui, tout cela ressemble horriblement à ce qu'aujourd'hui, nous vivons en pire ...







Alfred sur les traces d'Agatha ?

Alfred sur les traces d'Agatha ?

Eclairages vous présente une nouvelle étude sur Hitchcock. Intéressons-nous plus particulièrement à ses rapports avec une Anglaise célèbre ... "la reine du crime" ... Agatha Christie. Nous allons voir que plusieurs films du cinéaste présentent d'étranges ressemblances avec certains livres de sa compatriote.





Quand Kurosawa fait appel à Ravel







Le récit de la femme violentée dans 羅生門 (Rashomon) est accompagné d'une partition inspirée du célèbre Boléro.

Démonstration en images et en musique avec l'extrait du film et le final de l'opus ravélien.













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