Hédy Sellami présente
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Extraits à venir sur Eclairages

Extraits à venir sur Eclairages
Parmi les films dont nous mettrons des séquences en ligne prochainement :

Miss Mend, de Barnet et Ozep

Les mondes futurs, sur un scénario de HG Wells

Coeurs en lutte, de Fritz Lang

Le village du péché, d'Iwan Prawow et Olga Preobrashenskaja

Othello, d'Orson Welles

Le chevalier à la rose, de Robert Wiene

The dragon painter, avec Sessue Hayakawa






Du Val d'enfer à Un drame au studio

Du Val d'enfer à Un drame au studio


Eclairages vous propose une sélection de séances, avec aussi En rade; et Nosferatu en ciné-concerts; Jean Renoir; Sternberg; Fritz Lang; le cinéma colonial français; Weimar/Berlin; Visconti; la guerre de 14/18; Ingmar Bergman; Hondo, l'homme du désert; La jeune fille à la perle; ou encore Eisenstein.

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Cinéma d'animation muet à Paris



Du 17 octobre au 3 novembre 2018, la Fondation Pathé-Seydoux présente des films d'animation muets, d'Emile Cohl à Walt Disney. Ils sont projetés en ciné-concerts









293e filmographie

293e filmographie

Deux partitions pour une grève



Стачка (La grève, 1925) d'Eisenstein, peut être visionné en deux copies, avec deux musiques différentes.

L'une (ci-dessus) a été composée récemment par Pierre Jodlowski pour la cinémathèque de Toulouse. L'autre (ci-dessous) est constituée de morceaux signés Chostakovitch pour une restauration soviétique de 1969.

C'est l'occasion de constater à quel point l'accompagnement sonore d'un film muet en modifie la perception.






Pour la diffusion de films muets à la télévision publique



Quoi qu'en disent certains, la connaissance et la publication des films muets restent faibles, fragmentaires.

C'est particulièrement le cas des films français.

Voici qui est tout de même stupéfiant : on ne peut trouver en DVD qu'une infime minorité des oeuvres les plus marquantes signées par les cinéastes les plus célèbres : Gance, Dulac, L'Herbier, Antoine, Epstein (1) ...

Il faut parfois chercher chez des éditeurs étrangers pour dénicher une oeuvre !

Et ne parlons pas des réalisateurs davantage négligés encore : les Roussel, les Kemm, les Lion, les Hervil, les Poirier ...

N'est-il pas pour le moins étrange que ces cinégraphistes soient littéralement interdits d'antenne dans leur propre pays ?

Pour ne citer que ce seul exemple, combien de films signés Baroncelli la télévision française a-t-elle diffusés depuis qu'elle existe ?

Il ne serait pas scandaleux qu'une chaîne publique projette, ne serait-ce qu'une fois par mois, un film français muet.

Cela n'apparaîtrait tout de même pas disproportionné par rapport au nombre de gens intéressés, certes faible.

France 5 diffusant déjà des documentaires, France 3 le Cinéma de minuit, France 2 (irrégulièrement et très tard) le Ciné-club, France 4 pourrait être tenue de respecter ce minimum que l'on serait en droit d'attendre du service public.


(Notre illustration : Monte-Cristo (1929) de Fescourt : le crime dans l'auberge).




(1) ajouté le 29 mai 2014 : Epstein fait maintenant l'objet d'une édition en dvd.

(2) ajouté le 21 septembre 2018 : les programmes changeant constamment, France 5 diffuse actuellement - mais pour combien de temps ? - des classiques le lundi soir. Quant au ciné-club de France 2, il a été supprimé il y a bien longtemps … Cela étant, toujours pas de films muets en vue ... On peut se demander pourquoi la télévision publique ne passerait pas les films muets que l'on peut voir par exemple à la cinémathèque française ou à la Fondation Seydoux/Pathé; peut-être est-ce une question de droits ...


Le Louvre rend la parole au muet

Evénement exceptionnel à l'auditorium du Louvre, du 10 au 20 juin 2004, sous le titre "Du muet au parlant, expérimentations sonores au cinéma". L'on put notamment assister à des projections de films muets sonorisés en direct, comme à l'époque de leur sortie. Au programme aussi, les innovations sonores tentées par les avant-gardes.
Vous trouverez ci-dessous le calendrier des séances, avec, notamment, pour certains films, quelques indications quant à leur contenu.



Jeudi 10 juin à 20h30

Affiche du film The jazz singer

The jazz singer (Le chanteur de jazz), d'Alan Crosland
USA. 1927. 90 minutes. Avec Al Jolson.

Film présenté par Réal La Rochelle, université de Montréal


Vendredi 11 juin à 20h30


Du nickelodéon au Vitaphone

Le pianiste Rick Altman a fait revivre l'époque du nickelodéon. Dans cette séance, c'est le musicien qui a pour fonction d'ajouter du son au film muet, avec son instrument et sa voix

Au cours de cette soirée, furent notamment montrées des espèces de plaques coloriées. Celles-ci illustrent une histoire qui est en quelque sorte racontée par la chanson que le pianiste entonne en même temps. Chanson dont le refrain doit être repris en choeur par le public.

Ce genre semble entretenir des rapports à la fois avec la chanson, bien sûr, le roman-photo, le mélodrame, pour ne citer que cela.

Il y avait certainement aussi un côté publicité : par exemple, l'un des scénarios mettait en avant le rôle du téléphone, comme s'il s'agissait d'inciter les gens à l'utiliser (une jeune fille téléphonait à son amoureux afin qu'il la rejoigne pendant l'absence des parents). Un autre paraissait vanter tel bateau, peut-être même telle compagnie. L'on dirait qu'il s'agissait de promouvoir les nouveaux moyens de communication, de les populariser, d'en assurer la diffusion.

De courtes bandes ont également été projetées, toujours avec accompagnement chanson/piano; entre autres,

Everybody works but father : dans une famille de Noirs, tout le monde met la main à la pâte pendant que le père passe son temps à se balancer sur sa chaise

Everybody works but mother : cette fois, c'est la mère qui fait travailler le mari et lui en impose

Samedi 12 juin : colloque en journée


Avec, notamment, des interventions sur l'orgue de cinéma en France, ou encore sur les ciné-déclamateurs russes dans les années 10

Samedi 12 juin à 20h30


films muets rares bruités et sonorisés en direct, comme jadis

L'on put voir :

* de courtes bandes muettes projetées selon la méthode des ciné-déclamateurs russes : cachés derrière l'écran, des acteurs disent les dialogues et un bruiteur fait entendre, par exemple, le bruit d'une porte qui claque. Le spectacle est donc sonore et parlant. Les films étaient :

- Un baiser chèrement payé, de A. Arbo, 1911 : une femme en veut à son mari parce qu'il ne gagne que 35 roubles par mois; ce soir-là, ils ont des invités; horrible malentendu : la femme prend pour un domestique le supérieur hiérarchique de son époux ...

- Boris Godounov, de A. Arbo, 1911 : d'après un passage de l'oeuvre célèbre du même nom; deux ecclésiastiques discutent de la retraite loin du monde, de l'Histoire de la Russie

- Une belle femme ou La baigneuse, de A. Arbo, 1912 : un étudiant observe une baigneuse nue avec des jumelles; un homme mûr veut en profiter aussi
Film dont ne reste que le début

Puis, fut projeté un film muet de Jean Durand, Onésime employé des postes, 1912 : Onésime, qui travaille à la Poste, donne une lettre à une dame dont il est épris. Le mari s'en aperçoit. Il débarque au bureau de poste pour régler son compte à Onésime. Les meubles s'effondrent, se fracassent ... en direct, une bruiteuse reproduisait les sons provoqués par toute cette casse. De plus, un monsieur actionnait une machine à bruits (appareil qui peut reproduire les bruits de vaisselle cassée, porte qui grince, locomotive qui démarre, sirène de pompiers, voiture qui roule etc)

Ensuite, ce furent des pièces et chansons de Georges Lordier.
Entre autres, Le père la Victoire, 1917, chanson "patriotique"; Quand Madelon, 1917, autre bande "patriotique", où il est question d'une serveuse d'auberge taquinée par des soldats. Le principe était toujours le même au cours de cette soirée : des acteurs chantaient en direct comme si ces chants émanaient des personnages du film

Après cela, ce furent des bandes de Georges Mendel, dont La Marseillaise, toujours chantée en direct par des acteurs placés derrière l'écran

Enfin, la soirée se terminait par des "Impressions cinégraphiques" de Germaine Dulac : le principe de ce genre était de projeter un film et, en synchronie, de passer un disque. Ce soir-là, certaines musiques étaient enregistrées sur cd, mais d'autres furent entendues dans les conditions d'époque, avec phonographes et 78 tours.
Ces "Impressions cinégraphiques", elles aussi, paraissent destinées en partie à promotionner les nouvelles inventions telles que, justement, le phonographe (ainsi que le disque ... et la marque Columbia). Ainsi, un intertitre dit que le phonographe favorise les idylles (on voit un garçon qui courtise une jeune fille en mettant un 78 tours)

Parmi ces "impressions cinégraphiques", Rêve sur le faubourg, avec une belle mélodie de Reynaldo Hahn, L'heure exquise.

Dimanche 13 juin en journée : colloque L'oral et l'écrit


Avec, entre autres, des interventions sur les bonimenteurs, ou encore sur la restauration du son au cinéma

Dimanche 13 juin à 20h30


films rares projetés en synchronisme avec un phonographe : films Baron, photo-scènes Gaumont, premières expériences de son optique etc

L'on put voir notamment :

un Cyrano de Bergerac, phono-cinéma-théâtre de Clément Maurice

Des phono-scènes de Léon Gaumont, qui paraissent tenir de l'expérimentation, de l'essai, en vue de mettre au point le cinéma parlant :
Coq dressé, 1902 : un coq est sur un perchoir devant l'écran et pousse régulièrement son cocorico
Fumeur d'opium, 1905 : dans une fumerie d'opium, un homme chante la perte de sa bien-aimée ("Non, tu n'es pas Ninon")
Les cris de Paris, 1907 : des représentants de différents petits métiers passent devant la caméra et poussent leur boniment (un rémouleur, un vendeur de légumes, un laveur de vitres etc)
Ce que c'est qu'un drapeau, 1909 : un chanteur vante le drapeau; chanson apparemment militariste

Scène ciné-phonographique de Pathé :
Communication téléphonique, 1904 : l'on voit un homme qui parle avec une opératrice téléphonique; il semble avoir du mal à obtenir la communication

Système allemand cinéphon :
Caruso chante un air de Rigoletto

Système danois Petersen-Poulsen :
présentation du système par un "baratineur" puis chanson d'amour interprétée par un artiste avec une sorte de guitare danoise

Système vitaphone, USA

Système movietone, USA

Enfin, l'on put voir un extrait d'un film français récemment restauré par les Archives du film : L'eau du Nil, 1928, de M. Vandal. Ce serait le premier film français sonore découvert à ce jour. Il semble que cela parle d'une amourette entre un monsieur et une femme qui se perd dans la vie mondaine. Par hasard, sur un paquebot, l'homme apprend qu'au Caire, la dame fréquente un individu sans savoir qu'il est louche et dangereux. Notre homme décide de rejoindre Le Caire pour sauver l'inconsciente


Enfin, Rêve sur le faubourg, impression cinégraphique de Germaine Dulac, fut de nouveau projeté, en clôture de séance

Lundi 14 juin à 20h30


Odna (Seule), de Kozintsev et Trauberg
URSS. 1931. 80 minutes.

Musique : Dimitri Chostakovitch

Séance présentée par Valérie Pozner, CNRS

Jeudi 17 juin à 20h30


Applause, de Rouben Mamoulian
USA. 1928. 85 minutes.

Séance présentée par Pierre Berthomieu, université Paris I

L'histoire d'une danseuse de music-hall, dont la fille voudrait fuir ce milieu

Vendredi 18 juin à 18h30


Documents filmés datant des débuts du sonore et mettant en scène des vedettes du classique, du jazz, de la variété

Séance présentée par Christian Labrande

Innovations sonores et avant-gardes cinématographiques


Vendredi 18 juin à 20h30 : soirée Honegger et le cinéma


Pacific 231, de Mikhail Tsekhanovski
URSS. 1931. 12 minutes.

Musique : Arthur Honegger

L'idée, de Berthold Bartosch
France. 1934. 28 minutes.

Musique : Arthur Honegger

Rapt, de Dimitri Kirsanoff
France. 102 minutes.

Musique : Arthur Honegger et Arthur Hoérée

Séance présentée par Philippe Langlois

Samedi 19 juin à 11 heures : symphonies visuelles


La marche des machines, d'Eugène Deslaw
France. 1928. 9 minutes.

Philips radio, de Joris Ivens
Hollande. 1931. 35 minutes.
Musique : Lou Lichtveld

Melodie der welt, de Walther Ruttmann
Allemagne. 1928. 50 minutes.
Musique : Wolfgang Zeller

Séance présentée par Patrick de Haas, université Paris I

Samedi 19 juin à 14h30 : le son dans le documentaire anglais des années 30


Song of Ceylon, de Basil Wright et Harry Watt
1934. 40 minutes.
Musique : Walter Leigh

Night mail, de Basil Wright et Harry Watt
1936. 20 minutes.
Musique : Benjamin Britten

Coal face, d'Alberto Cavalcanti
1936. 12 minutes.
Musique : Benjamin Britten

Séance présentée par Elisabeth de Cacqueray, université Toulouse Le Mirail

Samedi 19 juin à 16h30 : Hanns Eisler et le cinéma


Films dont Hanns Eisler a composé la musique

Opus III, de Walther Ruttmann
Allemagne. 1924. 4 minutes.

Nouvelle terre, de Joris Ivens
Hollande. 1933. 30 minutes.

Komsomol, de Joris Ivens
URSS. 1932. 50 minutes.

Séance présentée par Laurent Guido, université de Lausanne

Samedi 19 juin à 18h30 : pionniers de la synthèse optique


films de Rudolf Pfenninger, Norman Mac Laren, Oskar Fischinger, John et James Whitney, Yevgeny Cholpo, Konstantin Voinov

Séance présentée par Philippe Langlois, université Paris IV

La synthèse optique consiste à dessiner sur la pellicule ce qui, à la projection, sera la bande sonore. Il s'agit donc de sons synthétiques.

Samedi 19 juin à 20h30 : Dziga Vertov et l'invention sonore


Enthousiasme, ou la symphonie du Donbass
URSS. 1930. 68 minutes.

Séance présentée par Oksana Boulgakova, université de Stanford

Dimanche 20 juin à 11 heures : expériences sonores et films expérimentaux


Ballet mécanique, de Fernand Léger
France. 1924. 18 minutes.
Musique :George Antheil

Week-end, de Walther Ruttmann
Allemagne. 1930. 12 minutes.

Lot in Sodom, de Melville Webber et James Watson
USA. 1930. 25 minutes.

Magyar triangulum, de Sandor Laszlo
Hongrie. 1937. 20 minutes.
Musique : Franz Liszt et Sandor Laszlo

Chromophonie, de Charles Blanc-Gatti
Suisse. 1939. 10 minutes

Séance présentée par Yann Beauvais

Dimanche 20 juin à 14h30 : sonorisation de l'âge d'or

L'âge d'or

L'âge d'or, de Luis Bunuel
Espagne. 1930. 67 minutes.

Séance présentée par Suzanne Shigihara, musicologue

Dimanche 20 juin à 16 heures: table ronde


Le cinéma d'avant-garde : un laboratoire des techniques électro-acoustiques


Hédy Sellami, eclairages.com.fr

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Plus de 1 400 liens cinéma !

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La banque Nemo, un film d'une brûlante actualité



Réalisé vers 1934, l'opus de Marguerite Viel retrace l'ascension sociale d'un arriviste qui ne recule devant aucune manoeuvre pour parvenir au sommet.

Ce n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais il est au moins une scène qu'il faut voir, aujourd'hui en 2013, tant elle paraît d'actualité : le conseil des ministres (notre extrait). A l'époque, cette scène, qui montre ces messieurs sous leur jour véritable, aurait d'ailleurs été censurée, coupée.

Certains prétendront que nous sommes dans la caricature : au contraire, il nous paraît que nous sommes encore au-dessous de la réalité, de notre réalité.

Toute ressemblance avec des personnages et des faits existant aujourd'hui constitue, sans doute, une coïncidence ...

Il n'empêche que l'on croirait entendre parler d'affaires actuelles, récentes, quand, par exemple, le président du Conseil rappelle au ministre des colonies qu'il a concédé des terrains à l'affairiste alors que ses subordonnés le lui avaient déconseillé; ou lorsque la question est posée de savoir comment le banquier véreux peut être en possession de documents qui auraient dû rester entre les mains du même ministre ...

Frappants échos encore avec la situation actuelle quand on rappelle au président du Conseil qu'il a plaidé pour le banquier il y a six mois ...

Aura-t-on la cruauté de remarquer aussi combien est ressemblant ce personnage d'imbécile qui tient à son poste parce qu'il est ministre pour la première fois, et depuis si peu de temps, alors qu'il était député depuis quinze ans ...

Oui, tout cela ressemble horriblement à ce qu'aujourd'hui, nous vivons en pire ...







Alfred sur les traces d'Agatha ?

Alfred sur les traces d'Agatha ?

Eclairages vous présente une nouvelle étude sur Hitchcock. Intéressons-nous plus particulièrement à ses rapports avec une Anglaise célèbre ... "la reine du crime" ... Agatha Christie. Nous allons voir que plusieurs films du cinéaste présentent d'étranges ressemblances avec certains livres de sa compatriote.





Quand Kurosawa fait appel à Ravel







Le récit de la femme violentée dans 羅生門 (Rashomon) est accompagné d'une partition inspirée du célèbre Boléro.

Démonstration en images et en musique avec l'extrait du film et le final de l'opus ravélien.













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