Hédy Sellami présente
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Extraits à venir sur Eclairages

Extraits à venir sur Eclairages
Parmi les films dont nous mettrons des séquences en ligne prochainement :

Miss Mend, de Barnet et Ozep

Les mondes futurs, sur un scénario de HG Wells

Coeurs en lutte, de Fritz Lang

Le village du péché, d'Iwan Prawow et Olga Preobrashenskaja

Othello, d'Orson Welles

Le chevalier à la rose, de Robert Wiene

The dragon painter, avec Sessue Hayakawa






De Freaks aux Amants diaboliques

De Freaks aux Amants diaboliques


Eclairages vous propose une sélection de séances, avec aussi Tod Browning; Rose-France; et Max Linder en ciné-concerts; Lois Weber; Jacques Prévert; Danielle Darrieux; le patrimoine français; le fantastique muet; Romance gothique; ou encore des films français des années 1930.

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Pour la diffusion de films muets à la télévision publique


Quoi qu'en disent certains, la connaissance et la publication des films muets restent faibles, fragmentaires.

C'est particulièrement le cas des films français.

Voici qui est tout de même stupéfiant : on ne peut trouver en DVD qu'une infime minorité des oeuvres les plus marquantes signées par les cinéastes les plus célèbres : Gance, Dulac, L'Herbier, Antoine, Epstein (1) ...

Il faut parfois chercher chez des éditeurs étrangers pour dénicher une oeuvre !

Et ne parlons pas des réalisateurs davantage négligés encore : les Roussel, les Kemm, les Lion, les Hervil, les Poirier ...

N'est-il pas pour le moins étrange que ces cinégraphistes soient littéralement interdits d'antenne dans leur propre pays ?

Pour ne citer que ce seul exemple, combien de films signés Baroncelli la télévision française a-t-elle diffusés depuis qu'elle existe ?

Il ne serait pas scandaleux qu'une chaîne publique projette, ne serait-ce qu'une fois par mois, un film français muet.

Cela n'apparaîtrait tout de même pas disproportionné par rapport au nombre de gens intéressés, certes faible.

France 5 diffusant déjà des documentaires, France 3 le Cinéma de minuit, France 2 (irrégulièrement et très tard) le Ciné-club, France 4 pourrait être tenue de respecter ce minimum que l'on serait en droit d'attendre du service public.


(Notre illustration : Monte-Cristo (1929) de Fescourt : le crime dans l'auberge).




(1) ajouté le 29 mai 2014 : Epstein fait maintenant l'objet d'une édition en dvd.


283e filmographie

283e filmographie

Deux partitions pour une grève



Стачка (La grève, 1925) d'Eisenstein, peut être visionné en deux copies, avec deux musiques différentes.

L'une (ci-dessus) a été composée récemment par Pierre Jodlowski pour la cinémathèque de Toulouse. L'autre (ci-dessous) est constituée de morceaux signés Chostakovitch pour une restauration soviétique de 1969.

C'est l'occasion de constater à quel point l'accompagnement sonore d'un film muet en modifie la perception.






Dark Vador, ou George Bush au Royaume du Ciel (bientôt illustré par des extraits de films)


Dark Vador et Dark Sidious représentent une certaine Amérique et son président, attaquant la démocratie sous prétexte de la défendre. Car Star wars III parle métaphoriquement de notre actualité, dont Kingdom of heaven traite expressément. D'ailleurs, les deux films sont habités par les mêmes obsessions. En particulier, guerres, amputations et décapitations figurent un monde déchiré. Au surplus, les mutilations trahissent une hantise de la castration. Dès lors, il n'est pas étonnant qu'on y trouve également la mort de la femme. L'avenir que ces oeuvres dessinent, est celui d'un univers déshumanisé.



Star wars III, la revanche des Siths, montre la transformation d'Anakin Skywalker en Dark Vador
"If you are not with me, then you are my enemy" : "Si tu n'es pas avec moi, alors tu es mon ennemi".
Devinette : de qui cette phrase est-elle la devise ?
1 est-ce celle d'Anakin Skywalker, la disant à Obi-Wan Kenobi avant qu'ils ne se battent en duel à la fin de Star wars III ?
2 ou est-ce celle de George Bush Junior, clamée à l'intention de ceux qui ne soutenaient pas son intervention en Irak ?
Réponse : les deux, mon capitaine.
"Qui n'est pas avec nous, est contre nous". On se rappelle cet avertissement lancé par Bush aux pays qui refusèrent d'intégrer la deuxième coalition du Golfe. Un avertissement que l’on retrouve en substance dans la bouche d’Anakin. De fait, La revanche des Siths n’est qu’une suite d’allusions transparentes à l’Amérique d'aujourd'hui et à son président.

Une Amérique en proie au doute

Le Chancelier Palpatine s'avérera être le seigneur sith Dark Sidious
Tout comme Bush voulant sa guerre d’Irak, le Chancelier Palpatine réclame la poursuite de la confrontation contre les Siths. Et qui s'y opposerait, puisqu'il prétend défendre la bonne cause ? Seuls les Jedis se méfient. Mais, peu à peu, insidieusement, Palpatine circonvient l'un d'entre eux : Anakin Skywalker. Palpatine se pose en garant de la paix, de la démocratie, des institutions. Selon lui, les Jedis auraient soif de pouvoir ; raison pour laquelle ils comploteraient de les renverser, lui et le Sénat. De leur côté, les Jedis l'accusent de plus en plus ouvertement de préparer un régime personnel et autoritaire. Anakin est donc confronté à un choix qui s’apparente à une épreuve. Saura-t-il distinguer le Bien du Mal ? Sera-t-il capable de discerner qui est légitime, qui protège la liberté et qui la menace ? Image de ce que doivent être les cas de conscience de bien des Américains d'aujourd'hui. Soutenir leur président, n'est-ce pas aider à ébranler les institutions démocratiques du pays ? La liberté n'exige-t-elle pas qu'on le combatte ? Voire, qu'on le destitue ? Que faire quand un adepte de l’autoritarisme se gagne les faveurs des instances élues que pourtant il musèle ? Comment réagir quand tout un peuple se laisse séduire par le Mal ? Quand sa jeunesse se laisse tenter ? Quand toute la société se laisse gangrener ? Anakin représente une Amérique - et peut-être plus particulièrement une jeunesse américaine - pervertie; qui a perdu ses repères; qui ne sait plus différencier Bien et Mal, Vérité et Mensonge.

La crainte qu’exprime aussi Star wars III, c’est que la rébellion contre un président liberticide ne se retourne contre la démocratie. Anakin tombe dans un piège terrible : il bascule définitivement du mauvais côté, celui de Palpatine, au moment où il croit ne le servir que par feinte, pour mieux le détrôner. Car, alors, en réalité, lui-même n’est plus qu’un orgueilleux qui aspire à confisquer le pouvoir. Sa dernière entrevue avec son épouse, Padmé, le manifeste. Anakin déclare qu’il sera assez puissant pour supplanter Palpatine; et qu’il modèlera l’univers pour le faire tel qu'il l'a toujours désiré. Démence par laquelle il a irrémédiablement rejoint le camp du Mal. Une démence qui ne peut pas ne pas faire penser à Bush Junior, avec ses projets affichés de reconfigurer le monde. On songe en particulier à sa volonté de redessiner le Proche-Orient. De même que la forfanterie d'Anakin vis-à-vis de Palpatine, rappelle les rapports entre Bush junior et Bush senior : on a souvent raconté que le président actuel aurait juré de faire mieux (c'est-à-dire pire) que son père ...



Détruire la démocratie sous prétexte de la défendre

En attendant, c’est Palpatine qui triomphe. Il se révèle être le seigneur sith Dark Sidious. Le prétendu démocrate, poussant à la guerre contre les Siths au nom du Bien, est, en réalité, le chef de ces mêmes Siths, le démon du Mal. Le film semble tenter de réveiller l’Amérique : votre président se veut l’apôtre de la démocratie ; il crie qu’il faut l’imposer partout dans le monde, au besoin par la force. Prenez garde ! En vérité, il en a porté le masque pour mieux l'abattre. Car il en est l'ennemi. Il a commencé par l’anesthésier. Maintenant, il la foule aux pieds.
Effectivement, le Chancelier tombe le masque. Sa transformation physique en témoigne. Après un duel contre un Jedi, il apparaît enfin sous son vrai visage : celui de Dark Sidious. Ni Anakin ni le Sénat ne sont plus capables de réagir; ils sont passés dans le camp sith. Ils sont devenus les fossoyeurs de la liberté, qu'ils étaient censés défendre.

En plein Sénat, Palpatine proclame l'Empire et déclare les Jedis hors-la-loi
En plein Sénat, le Chancelier accuse les Jedis d’attenter à la sûreté de l’Etat; il les déclare hors-la-loi. Il se pose en sauveur. Ce qui ne l’empêche pas de proclamer l'Empire. L’assemblée l'applaudit. Demeurée fidèle aux Jedis, Padmé commente amèrement : "C'est ainsi que meurt la démocratie. Sous les applaudissements". Dans cette scène, le Chancelier ressemble à tous les dictateurs qui ont dévitalisé les institutions sous couvert de les sauvegarder. Mais, c'est bien de Bush junior qu'il s'agit. Et du Sénat américain.

Dark Sidious a projeté sur Yoda les sièges des Sénateurs pour l'écrabouiller, image d'un dictateur qui écrase toute opposition
Une autre séquence métaphorise la destruction pure et simple du parlement; c'est-à-dire, plus généralement, de la démocratie. Dark Sidious et Yoda s'affrontent en duel, au sein même de l’assemblée désertée par les Sénateurs.
Cette joute évoque celle qui conclut Gladiator (2000), de Ridley Scott : la bagarre dans l'arène, entre un gladiateur et l’empereur fou qui joue les héros; un empereur qui est un tyran, comme Dark Sidious.
Or, c'est bien à une arène que fait penser le Sénat de Star wars III. Ne serait-ce que par sa circularité ; par ses espèces de gradins ; et par la lutte que s’y livrent Yoda et Dark Sidious.
Grâce à ses pouvoirs, de par sa seule volonté, ce dernier arrache les sièges des Sénateurs et les projette sur son adversaire pour l’écrabouiller. Allégorie d'un parlement devenu le jouet du despote. Celui-ci l’a instrumentalisé dans tous les sens du terme : d’abord, en lui faisant approuver la proclamation de l’Empire ; puis, en le démantelant et en le saccageant pour se servir des sièges comme de projectiles contre Yoda. Ce qui figure la tentative d’écraser tout opposant.

Le triomphe du Mal ?

Anakin Skywalker est passé du côté obscur de la Force
Parallèlement à ce duel, se déroule celui qui oppose Obi-Wan Kenobi à Anakin, devenu l’allié de Dark Sidious. Obi-Wan ne doute plus qu'il faille neutraliser Anakin lorsque celui-ci lance : "My empire" ("Mon empire"); ou encore lorsqu'il lâche la phrase précitée : "Si tu n'es pas avec moi, alors tu es mon ennemi". A quoi Obi-Wan rétorque quelque chose comme : "Seul un Sith peut être aussi absolutiste". C'est estimer que seuls de dangereux fanatiques liberticides peuvent mener la politique que conduit George Bush. Kenobi prend le dessus. Il dit à Anakin à peu près ceci : "Tu étais l'élu. Tu avais été choisi pour combattre le Mal, non pour le servir". Ici encore, l'allusion est transparente : le président avait été élu pour raffermir la paix, la démocratie, la liberté, la justice, et non pour les saper. Or, il a trahi sa mission.
Mais la sentence prononcée par Obi-Wan suggère que l’histoire d’Anakin est calquée sur un mythe universel.

La suite de notre analyse est accessible moyennant une somme modique de 5 euros. Une fois effectué le paiement sécurisé, via paypal, vous aurez accès à cette suite. Cliquez sur la flèche :



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Hédy Sellami, eclairages.com.fr

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La banque Nemo, un film d'une brûlante actualité



Réalisé vers 1934, l'opus de Marguerite Viel retrace l'ascension sociale d'un arriviste qui ne recule devant aucune manoeuvre pour parvenir au sommet.

Ce n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais il est au moins une scène qu'il faut voir, aujourd'hui en 2013, tant elle paraît d'actualité : le conseil des ministres (notre extrait). A l'époque, cette scène, qui montre ces messieurs sous leur jour véritable, aurait d'ailleurs été censurée, coupée.

Certains prétendront que nous sommes dans la caricature : au contraire, il nous paraît que nous sommes encore au-dessous de la réalité, de notre réalité.

Toute ressemblance avec des personnages et des faits existant aujourd'hui constitue, sans doute, une coïncidence ...

Il n'empêche que l'on croirait entendre parler d'affaires actuelles, récentes, quand, par exemple, le président du Conseil rappelle au ministre des colonies qu'il a concédé des terrains à l'affairiste alors que ses subordonnés le lui avaient déconseillé; ou lorsque la question est posée de savoir comment le banquier véreux peut être en possession de documents qui auraient dû rester entre les mains du même ministre ...

Frappants échos encore avec la situation actuelle quand on rappelle au président du Conseil qu'il a plaidé pour le banquier il y a six mois ...

Aura-t-on la cruauté de remarquer aussi combien est ressemblant ce personnage d'imbécile qui tient à son poste parce qu'il est ministre pour la première fois, et depuis si peu de temps, alors qu'il était député depuis quinze ans ...

Oui, tout cela ressemble horriblement à ce qu'aujourd'hui, nous vivons en pire ...







Alfred sur les traces d'Agatha ?

Alfred sur les traces d'Agatha ?

Eclairages vous présente une nouvelle étude sur Hitchcock. Intéressons-nous plus particulièrement à ses rapports avec une Anglaise célèbre ... "la reine du crime" ... Agatha Christie. Nous allons voir que plusieurs films du cinéaste présentent d'étranges ressemblances avec certains livres de sa compatriote.





Quand Kurosawa fait appel à Ravel







Le récit de la femme violentée dans 羅生門 (Rashomon) est accompagné d'une partition inspirée du célèbre Boléro.

Démonstration en images et en musique avec l'extrait du film et le final de l'opus ravélien.













26 de nos 324 extraits de films

Répertoire des films noirs américains



Eclairages met en ligne un répertoire des films noirs américains, classés par compagnie cinématographique et par ordre alphabétique.

Pour chaque film, le générique, le résumé, des photogrammes et un ou plusieurs extraits.

Le répertoire sera progressivement enrichi.









Paramount


RKO


Twentieth Century Fox


Universal